jeudi 11 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2107810 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e Ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | PONCELET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2021, M. C A, représenté par Me Poncelet, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 7 décembre 2020 et 14 janvier 2021 par lesquelles le directeur régional de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur a mis à sa charge la récupération de deux indus d'allocation de solidarité spécifique s'élevant respectivement aux montants de 464,69 euros pour la période d'octobre à novembre 2020 et de 1 390,35 euros pour la période d'avril à septembre 2020, ensemble les décisions de rejet de ses recours gracieux ;
2°) de condamner Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur à lui verser la somme de 411,08 euros perçue à tort par cet organisme ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la dette de M. A à l'égard de Pôle emploi a été entièrement apurée par le versement, par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, d'un montant de 2 266,12 euros, supérieur au montant de 1 855,04 euros réclamé par Pôle emploi ;
- Pôle emploi lui reste redevable de la somme de 411,08 euros, correspondant à la différence entre le montant de la dette initiale et la somme versée par la caisse d'allocations familiales.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 août 2022, Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, représenté par Me Linares, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 5 juillet 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges relevant de cet article.
La magistrate désignée a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme B a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Réinscrit sur la liste des demandeurs d'emplois à compter du 6 février 2020, M. A a alors de nouveau bénéficié de l'allocation de solidarité spécifique, versée par Pôle emploi. Admis à compter du 1er avril 2020 au bénéfice de l'allocation adulte handicapé, il a été informé par un courrier de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur du 2 décembre 2020 qu'il ne pouvait pas cumuler ces deux prestations et que le versement de l'allocation de solidarité spécifique était suspendu. M. A demande au tribunal d'annuler les décisions des 7 décembre 2020 et 14 janvier 2021 par lesquelles le directeur régional de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur a mis à sa charge la récupération de deux indus de cette allocation de solidarité spécifique s'élevant respectivement aux montants de 464,69 euros pour la période d'octobre à novembre 2020 et de 1 390,35 euros pour la période d'avril à septembre 2020, ainsi que la décision du 1er avril 2021 de rejet de son recours administratif préalable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 5423-7 du code du travail : " L'allocation de solidarité spécifique ne peut être cumulée avec l'allocation aux adultes handicapés mentionnée aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale dès lors qu'un versement a été effectué au titre de cette dernière allocation et tant que les conditions d'éligibilité à celle-ci demeurent remplies. / Pour la récupération des sommes trop perçues à ce titre, l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 du présent code est subrogée dans les droits du bénéficiaire vis-à-vis des organismes payeurs mentionnés à l'article L. 821-7 du code de la sécurité sociale ".
3. Il résulte de l'instruction d'une part, que M. A a été admis au bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés à compter du 1er avril 2020 par une décision du 4 juin suivant, et d'autre part que, pour la période du 1er avril au 30 novembre 2020, M. A a perçu, au titre de l'allocation de solidarité spécifique, la somme totale de 4 121,16 euros. Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, subrogé dans les droits de M. A afin de percevoir la somme versée au titre de l'allocation aux adultes handicapés, a perçu de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône la somme totale de 2 266,12 euros, en deux versements de 565,60 euros au mois de décembre 2020, pour la période d'octobre à novembre 2020 et 1 700,52 euros au mois de janvier 2021, pour la période d'avril à septembre 2020. Il résulte toutefois de l'instruction que M. A avait perçu, au titre de l'allocation de solidarité spécifique, pour la période d'avril à novembre 2020, la somme totale de 4 121,16 euros. Par suite, le montant 2 266,12 euros versé par la caisse d'allocations familiales à Pôle emploi était insuffisant pour couvrir l'intégralité du trop perçu par M. A au titre de l'allocation de solidarité spécifique pour la période d'avril à novembre 2020. Pôle emploi est donc bienfondé à réclamer à M. A la différence entre le montant de 4 121,16 euros qui lui a été versé pour la période en cause au titre de l'allocation de solidarité spécifique, et le montant de 2 266,12 euros versé par la caisse d'allocations familiales à Pôle emploi pour cette même période, soit un indu de 1 855,04 euros.
4. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions qu'il conteste.
Sur les conclusions à fin de paiement de la somme de 411,08 euros :
5. Si M. A sollicite le paiement de la somme de 411,08 euros, il résulte de l'instruction que cette somme correspond à la différence entre le montant de 2 266,12 euros versé par la caisse d'allocations familiales à Pôle emploi en remboursement d'une partie de l'allocation de solidarité spécifique trop perçu par l'intéressé, et celui de 1 855,04 euros qui lui est réclamé. Toutefois, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, le montant total de l'indu d'allocation de solidarité spécifique s'élève à 4 121,16 euros pour la période d'avril à novembre 2020, et le montant versé par la caisse d'allocations familiales à Pôle emploi ne suffisait donc pas à rembourser cette somme. Par suite, le requérant n'est pas fondé à demander la condamnation de Pôle emploi à lui verser la somme de 411,08 euros.
Sur les frais liés au litige :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions du requérant tendant à leur application et dirigées contre Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui n'est pas partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions que le défendeur présente au titre des frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mai 2023.
La magistrate désignée,
Signé
A. B
Le greffier,
Signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026