LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2108429

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2108429

mercredi 12 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2108429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantVINCENSINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2021 et un mémoire, enregistré le 1er juillet 2022, M. C B, représenté par Me Vincensini, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 8 février 2021 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de faire droit à sa demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse et de ses deux enfants ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de faire droit à sa demande, de délivrer à son épouse un titre de séjour et à ses enfants des documents de circulation pour étranger mineur, dans le délai d'un mois et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de procéder à un réexamen de sa situation dans le délai de deux mois à compter du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros à Me Vincensini en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées en l'absence de visa de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit, le préfet s'étant considéré en situation de compétence liée et les stipulations de l'accord franco-algérien ne prévoyant pas de motifs exceptionnels pour procéder à la régularisation de la situation de son épouse et ses enfants ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juin 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu

- la décision du 25 août 2021 accordant l'aide juridictionnelle totale à M. B ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien, est entré en France en 2017. Il est titulaire, en dernier lieu, d'un certificat de résidence algérien valable jusqu'au 17 août 2022. Le 23 septembre 2019, il a sollicité l'introduction en France de son épouse, une compatriote, et de leurs deux enfants mineurs au titre du regroupement familial. Par une décision du 8 février 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de faire droit à sa demande, au motif que son épouse et ses deux enfants étaient déjà présents irrégulièrement sur le territoire français et qu'aucun motif exceptionnel ne justifiait de déroger au principe de présence hors du territoire français. M. B a formé un recours gracieux contre cette décision le 15 avril 2021, rejeté par une décision du 30 avril 2021. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les membres de la famille qui s'établissent en France sont mis en possession d'un certificat de résidence de même durée de validité que celui de la personne qu'ils rejoignent. / Sans préjudice des dispositions de l'article 9, l'admission sur le territoire français en vue de l'établissement des membres de famille d'un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de validité d'au moins un an, présent en France depuis au moins un an sauf cas de force majeure, et l'octroi du certificat de résidence sont subordonnés à la délivrance de l'autorisation de regroupement familial par l'autorité française compétente. () Peut être exclu de regroupement familial : () / 2 - un membre de la famille séjournant à un autre titre ou irrégulièrement sur le territoire français. () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, entré en France le 4 décembre 2017, a été rejoint à Marseille dès le 30 mars 2018 par son épouse et leur plus jeune fils, puis par leur fille A, le 7 mai 2018, ainsi que leur fille aînée, Khadija, laquelle, devenue majeure, est titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 17 juillet 2022. M. B justifie qu'il est atteint d'une insuffisance rénale chronique terminale, ce qui a justifié la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour pour soins, et qu'il a subi une néphrectomie gauche. Il produit deux certificats médicaux de médecins néphrologues du 16 mars 2021 et du 18 août 2021, postérieures à la décision attaquée mais relatif à un état de santé préexistant, indiquant qu'il est en dialyse trois fois par semaine et que son état nécessite la présence d'une personne aidante au quotidien, " à savoir Mme D, son épouse ", ainsi que des attestations de la maison départementale pour les personnes handicapées du 19 décembre 2019 et du 1er juin 2021 indiquant qu'il présente un taux de handicap de 80%. Il ressort encore des pièces du dossier qu'il est également envisagé de transplanter un rein à M. B à partir d'un don de son épouse, cette opération devant avoir lieu au CHU de Grenoble. Dans ces conditions, le préfet a fait une inexacte application des dispositions précitées en opposant à la demande de M. B la circonstance tenant à ce que son épouse et ses deux enfants étaient déjà présents irrégulièrement sur le territoire français.

4. Il résulte de ce qui précède que la décision du 8 février 2021 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de faire droit à la demande de regroupement familial de M. B doit être annulée.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5. La présente décision implique que le préfet des Bouches-du-Rhône délivre à M. B l'autorisation de regroupement familial et, sous réserve que M. B soit titulaire d'un certificat de résidence algérien d'une durée de validité d'au moins un an à la date du présent jugement, délivre à l'épouse de celui-ci un certificat de résidence algérien de même durée, ce dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. La présente décision n'implique pas qu'il soit délivré aux enfants de M. B un document de circulation pour étranger mineur.

Sur les frais liés au litige :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Vincensini, avocate de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de celui-ci le versement de la somme de 1 200 euros à Me Vincensini au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La décision du 8 février 2021 du préfet des Bouches-du-Rhône est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. B l'autorisation de regroupement familial et, sous réserve qu'il soit titulaire d'un certificat de résidence algérien d'une durée de validité d'au moins un an à la date du présent jugement, de délivrer à l'épouse de celui-ci un certificat de résidence algérien de même durée, ce dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Sous réserve que Me Vincensini renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera une somme de 1 200 euros à Me Vincensini, avocate de M. B, en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Vincensini, et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Simeray, première conseillère,

Mme Devictor, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2023.

La rapporteure,

Signé

C. E

Le président,

Signé

P-Y. GonneauLa greffière,

Signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions