jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2108495 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | VICTORIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2021, l'association Ligue de protection des oiseaux délégation Provence-Alpes Côte d'Azur et la société alpine de protection de la nature - France Nature environnement Hautes-Alpes, représentées par Me Victoria, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mai 2021 en tant que la préfète des Hautes-Alpes a approuvé le plan de gestion cynégétique " galliformes de montagne " de l'espèce tétras-lyre (tetrao tetrix) pour la saison de chasse 2021-2022, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux du 14 septembre 2021 ;
2°) d'annuler les vingt-sept décisions du 20 septembre 2021 par lesquelles le président de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes a fixé l'attribution de plans de chasse individuels de chaque espèce pour la saison cynégétique 2021-2022 dans les régions bioclimatiques " Alpes internes du nord " et " Préalpes du Nord "
3°) de mettre à la charge de l'Etat et de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- les décisions d'attribution des plans de chasse individuels sont irrégulières en ce qu'elles méconnaissent l'article R. 425-4 IV du code de l'environnement et les articles L. 425-8 et R. 425-6 du code de l'environnement ;
- les décisions contestées méconnaissent les dispositions combinées de la directive " oiseaux " du 30 novembre 2009 et les articles L. 420-1, L. 425-6, L. 425-14, L. 425-15 du code de l'environnement pris pour leur transposition en autorisant la chasse du tétras-lyre ;
- le plan de gestion cynégétique (PGC) est illégal en ce qu'il fixe des prélèvements de tétras-lyre supérieurs à 0, méconnaissant à cet égard les objectifs et dispositions de l'article 7 de la " Directive Oiseaux " ;
- parce qu'ils reprennent et autorisent la totalité des prélèvements maximum fixés par le PGC pour les régions bioclimatiques " Préalpes du Nord " et " Alpes internes du Nord " pour un total de 46 prélèvements autorisés, les plans de chasse individuels sont entachés de la même illégalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2022, le préfet des Hautes-Alpes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2021, la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes, représentée par Me Lagier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des associations requérantes la somme de 1 500 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 23 avril 2023 par une ordonnance du 23 mars précédent.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ollivaux,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- et les observations de Mme A pour le préfet des Hautes-Alpes.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 25 mai 2021, la préfète des Hautes-Alpes a approuvé le plan de gestion cynégétique " Galliformes de montagne " pour la saison de chasse 2021-2022. Cet arrêté fixe à 135 le nombre maximum d'individus de l'espèce tétras-lyre susceptibles d'être prélevés selon les régions bioclimatiques " Alpes internes du nord ", " Alpes internes du sud " et " Préalpes du Nord ", soit respectivement trente-sept, quatre-vingt-neuf et neuf tétras-lyres. Par vingt-sept décisions du 20 septembre 2021, le président de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes a décidé l'attribution de plans de chasse individuels de l'espèce tétras-lyre pour la saison cynégétique 2021-2022. Ces décisions fixent à 46 le nombre maximum d'oiseaux de l'espèce tétras-lyre susceptibles d'être prélevés dans les régions bioclimatiques " Alpes internes du Nord " et " Préalpes du Nord ", soit respectivement trente-sept et neuf tétras-lyre. La Ligue pour la protection des oiseaux Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Société Alpine de protection de la Nature - France Nature Environnement Hautes-Alpes demandent au tribunal d'annuler l'arrêté préfectoral en ses dispositions relatives à l'espèce tétras-lyre, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux du 14 septembre 2021, ainsi que les vingt-sept décisions du président de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 420-1 du code de l'environnement, " La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d'intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l'équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique. / Le principe de prélèvement raisonnable sur les ressources naturelles renouvelables s'impose aux activités d'usage et d'exploitation de ces ressources. Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent au maintien, à la restauration et à la gestion équilibrée des écosystèmes en vue de la préservation de la biodiversité. Ils participent de ce fait au développement des activités économiques et écologiques dans les milieux naturels, notamment dans les territoires à caractère rural ". Aux termes de l'article L. 425-14 du code de l'environnement, dans sa version alors applicable, " Dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat, le ministre peut, sur proposition de la Fédération nationale des chasseurs et après avis de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, fixer le nombre maximal d'animaux qu'un chasseur est autorisé à prélever dans une période déterminée sur un territoire donné. Dans les mêmes conditions, le préfet peut, sur proposition de la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs, fixer le nombre maximal d'animaux qu'un chasseur ou un groupe de chasseurs est autorisé à prélever dans une période déterminée sur un territoire donné. Ces dispositions prennent en compte les orientations du schéma départemental de gestion cynégétique ". Aux termes de l'article L. 425-6 du même code, " Le plan de chasse détermine le nombre minimum et maximum d'animaux à prélever sur les territoires de chasse. Il tend à assurer le développement durable des populations de gibier et à préserver leurs habitats, en prenant en compte les documents de gestion des forêts mentionnés à l'article L. 122-3 du code forestier et en conciliant les intérêts agricoles, sylvicoles et cynégétiques ". Et aux termes de l'article L. 425-15 du même code, " Sur proposition de la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs, le préfet inscrit, dans l'arrêté annuel d'ouverture ou de fermeture de la chasse, les modalités de gestion d'une ou plusieurs espèces de gibier lorsque celles-ci ne relèvent pas de la mise en œuvre du plan de chasse ".
3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la chasse du tétras-lyre qui est au nombre des espèces énumérées au II B de la directive 2009/147/CE du parlement européen et du conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, doit être réglementée de manière à ce que le nombre maximal d'oiseaux prélevés ne compromette pas les efforts de conservation de cette espèce dans son aire de distribution, en tenant compte de son niveau de population, de sa distribution géographique et de son taux de reproductivité.
4. D'une part, alors que les décisions en litige fixent le nombre maximum de tétras-lyres à prélever dans le département des Hautes-Alpes à quarante-six pour la campagne 2021 dans les régions bioclimatiques " Alpes internes du Nord ", pour trente-sept oiseaux, et " Préalpes du Nord ", pour neuf oiseaux, il ressort des pièces du dossier que l'espèce est jugée en déclin par le Muséum National d'Histoire Naturelle, tant au niveau de la taille de sa population qu'au regard de ses tendances d'évolution, et les données nationales relatives à l'évolution de la directive " Oiseaux ", présentées lors du groupe de travail " Galliformes " de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage du 18 mars 2021 font aussi ressortir une tendance au déclin à court et moyen terme des populations de tétras-lyres dans leur aire de répartition naturelle, même si ces constats démographiques sont variables suivant les régions bioclimatiques. Ainsi, aux termes du bilan démographique 2019 dressé par l'Observatoire précité mais aussi de l'analyse du 5 octobre 2021 faite par l'Office français de la biodiversité, la situation de l'espèce est particulièrement critique dans les " Préalpes du sud " avec un taux compris entre -90% et -50%, elle est marquée par un fort déclin dans les " Préalpes du nord " avec un taux compris entre - 34 % et -8%, et enfin par une relative stabilité de l'espèce dans les " Alpes internes du nord ", avec un taux compris entre -10 et +23%. Si la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes fait valoir que le schéma départemental de gestion cynégétique pour la période 2016-2022 et le plan de gestion cynégétique 2021-2022 se sont livrés à une analyse très fine de la situation ayant permis d'arrêter les décisions individuelles attribuant les plans de chasse, et que le préfet des Hautes-Alpes fait valoir que l'attribution maximale de 135 prélèvements de tétras-lyre, identique à celle retenue pour la précédente saison cynégétique, prend en compte une marge de sécurité de 40 % minimum par rapport au calcul théorique prévu par la note technique d'orientation sur la chasse aux galliformes de montagne de l'Office français de la biodiversité, relative aux modalités de calcul des taux de prélèvement maximaux autorisés en fonction des indices de reproduction, qui conduirait à une attribution maximale de 228 tétras-lyre pour un indice de reproduction théorique de 1,2 sur l'ensemble du département, l'association requérante est fondée à soutenir, au regard de l'ensemble des données versées au dossier, que l'arrêté attaqué méconnaît les objectifs de préservation du tétras-lyre.
5. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier, et notamment des données statistiques élaborées par l'Observatoire des galliformes de montagne pour 2021 s'agissant du succès reproducteur de ces derniers, pour le département des Hautes-Alpes, que l'indice de reproduction de l'espèce tétras-lyre est qualifié de moyen. A cet égard, et à supposer qu'il soit nécessaire de retenir non pas les chiffres mentionnés pour le département des Hautes-Alpes dans le corps du rapport précité, fixés à 1,6 jeune par poule pour la région bioclimatique " Alpes internes du nord " et à 1,4 jeune par poule pour la région bioclimatique " Préalpes du nord ", mais les seuils plus élevés de quarante-cinq poules pour la région " Alpes internes du nord " et de soixante-dix-huit poules pour la région " Préalpes du nord ", les chiffres de six poules pour les " Préalpes du nord " et de dix poules pour les " Alpes internes du nord ", servant alors simplement de base d'extrapolation de la moyenne départementale, ainsi que le préfet le fait valoir en défense, il est constant que quelles que soient les données retenues, l'Observatoire des galliformes de montagne considère dans ce rapport 2021 que l'indice de reproduction dans les deux régions bioclimatiques précitées est basé sur un effectif de poules trop faible pour qualifier correctement le succès reproducteur, tant à l'échelle du département que de la région bioclimatique. Dès lors, en s'appuyant ainsi sur les taux de reproduction pourtant faibles d'une espèce dont il n'est pas sérieusement contesté qu'elle connaît une évolution démographique peu favorable, l'autorisation donnée par la préfète des Hautes-Alpes de prélèvement d'un nombre de quarante-six tétras-lyre, dans les régions bioclimatiques " Alpes internes du Nord ", pour trente-sept oiseaux, et " Préalpes du Nord ", pour neuf oiseaux, au titre de la campagne de chasse 2021-2022, est de nature à compromettre la conservation de cette espèce dans son aire de distribution. Par suite, la requérante est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est incompatible avec les dispositions législatives et réglementaires précitées.
6. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, les associations requérantes sont fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 25 mai 2021 par lequel la préfète des Hautes-Alpes a approuvé le plan de gestion cynégétique " Galliformes de montagne " pour la saison de chasse 2021-2022, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux. L'annulation de cet arrêté entraîne, par voie de conséquence, l'annulation des vingt-sept décisions du président de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes, prises sur son fondement, approuvant les plans de chasse individuels de cette espèce pour la saison cynégétique 2021-2022 dans les régions bioclimatiques " Alpes internes du nord " et " Préalpes du Nord ", qui se trouvent privées de base légale.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat et de la fédération des chasseurs des Hautes-Alpes la somme de 1 000 euros à verser chacun à la Ligue de protection des oiseaux Provence-Alpes-Côte d'Azur et à la Société Alpine de protection de la Nature - France Nature Environnement Hautes-Alpes, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de la Ligue de protection des oiseaux Provence-Alpes-Côte d'Azur et de la société alpine de protection de la nature - France Nature environnement Hautes-Alpes, qui ne sont pas les parties perdantes. Par suite, les conclusions de la fédération départementale des chasseurs présentées sur le fondement de ces dispositions doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 25 mai 2021 en tant que la préfète des Hautes-Alpes a approuvé le plan de gestion cynégétique " galliformes de montagne " de l'espèce tétras-lyre pour la saison de chasse 2021-2022, ensemble la décision rejetant le recours gracieux dirigé contre cet arrêté, ainsi que les vingt-sept décisions du président de la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes du 20 septembre 2021 approuvant les plans de chasse individuels de cette espèce, sont annulés.
Article 2 : L'Etat et la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes verseront chacun à la Ligue pour la protection des oiseaux délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur et à la société alpine de protection de la nature - France Nature environnement Hautes-Alpes la somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la Ligue pour la protection des oiseaux délégation Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la société alpine de protection de la nature - France Nature environnement Hautes Alpes, au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et à la fédération départementale des chasseurs des Hautes-Alpes.
Copie en sera adressée au préfet des Hautes-Alpes.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistés de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 5 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
J. Ollivaux
La présidente,
signé
M. Lopa Dufrénot
Le greffier,
signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026