LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2108762

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2108762

lundi 18 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2108762
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantPARME AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 octobre 2021 et le 18 janvier 2023, M. A B, représenté par Me Dubarry, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de refus par laquelle la métropole Aix-Marseille-Provence a rejeté sa demande tendant à la modification du zonage du plan local d'urbanisme de Fuveau sur le secteur du Jas de Bassas et, à défaut, sur la parcelle cadastrée CM 0130 ;

2°) d'enjoindre à la métropole Aix-Marseille-Provence d'abroger le plan local d'urbanisme de Fuveau en ce qu'il classe la parcelle cadastrée CM 130 en zone Nb et d'engager une procédure de modification du zonage en vue de la classer en zone U dans un délai de 15 jours à compter du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Aix-Marseille-Provence la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Sa requête est recevable ;

- au regard des caractéristiques du secteur de Jas de Bassas et de la parcelle CM 130 la décision contestée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de ce classement en zone Nb ;

- au regard du caractère suffisant des équipements sur ce secteur, elle aurait dû être classée en zone U.

Par des mémoires, enregistrés le 22 avril 2022 et le 2 mars 2023, la Métropole Aix-Marseille-Provence, représentée par Me Guillini, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. B la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 30 octobre 2023, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-3 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,

- les conclusions de Mme Giocanti, rapporteure publique,

- et les observations de Me Dubarry, représentant M. B et de Me Berlioz, représentant la commune de Fuveau.

Considérant ce qui suit :

1. Par délibération du 27 février 2008 modifiée le 17 décembre 2020, le conseil municipal de Fuveau a approuvé le PLU communal et a classé le terrain de M. B cadastré CM n°130 sis 6 chemin du Jas de Bassas en zone Nb. Le 11 juin 2021, M. B a demandé l'engagement d'une procédure de modification du PLU à fin de modification dudit classement. Une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration. Par la présente requête, l'intéressé demande au tribunal d'abroger ladite délibération en tant qu'elle classe le secteur Jas de Bassas et sa parcelle en zone Nb ainsi que l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de modification.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison : 1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. ".

3. Le PLU de Fuveau indique que " les zones N constituent des zones de préservation des ressources naturelles de la commune où des activités de plein air sont tolérées ". Leur classement en zone N répond à l'objectif de préserver les vastes espaces naturels intègres et les paysages ruraux, de permettre les aménagements nécessaires liés aux activités sportives, de loisirs et de tourisme et d'interdire les constructions nouvelles afin d'enrayer le phénomène de mitage et de garantir la protection des biens et des personnes vis-à-vis des risques naturels. Le secteur Nb recouvre principalement des terrains d'urbanisation diffuse existantes, où l'aspect végétalisé des sites doit être préservé.

4. Il appartient aux auteurs d'un PLU de définir des zones urbaines normalement constructibles et des zones dans lesquelles les constructions peuvent être limitées ou interdites. Ils ne sont pas liés par les modalités existantes d'utilisation du sol dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme ou par la qualification juridique qui a pu être reconnue antérieurement à certaines zones sur le fondement d'une réglementation d'urbanisme différente. L'appréciation à laquelle ils se livrent ne peut être discutée devant le juge de l'excès de pouvoir que si elle repose sur des faits matériellement inexacts, si elle est entachée d'erreur manifeste ou de détournement de pouvoir.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le secteur de Jas de Bassas se situe dans une vaste zone à fort caractère boisé et éloignée du centre de Fuveau, ne permettant pas de regarder ce secteur comme suffisamment équipé par les réseaux. C'est un espace à dominante naturelle, constitué majoritairement de garrigues et de pinèdes, ce qui lui confère une grande qualité environnementale et paysagère qui mérite d'être préservée. A cet égard, le secteur est concerné par une zone naturelle d'intérêt environnemental floristique et faunistique. Son classement en zone N est donc cohérent avec l'objectif de préservation des espaces naturels à préserver du mitage et de l'urbanisation du projet d'aménagement et de développement durable (PADD), explicité dans le rapport de présentation. La parcelle CM n°130 appartenant à M. B, si elle se situe en limite d'un lotissement et de la zone d'extension de l'urbanisation définie par le PADD et à proximité d'une zone d'activité, doit être regardée, compte tenu de son caractère naturel, comme faisant partie du secteur Jas de Bassas où prédominent les paysages ruraux et naturels, qu'il convient en vertu des objectifs du PADD de préserver au fin de lutter contre la densification urbaine. Dans ces conditions, le classement de la parcelle correspond aux critères de la zone Nb du PLU. Il suit de là, que les auteurs du PLU n'ont pas commis d'erreur manifeste d'appréciation du classement du secteur de Jas de Bassas et de la parcelle de M. B.

6. En deuxième lieu, la circonstance que des parcelles situées à proximité de la sienne soient classées en zone AU n'est pas constitutive d'une rupture d'égalité entre les habitants de la commune quant à leur doit à batir, les terrains en cause ne présentant pas les mêmes caractéristiques.

7. En troisième lieu, M. B ne peut utilement se prévaloir de ce que son terrain aurait dû être classé en zone U ou AU, un tel classement relevant d'une décision en opportunité des auteurs du PLU et non de l'office du juge.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'abrogation du PLU et d'annulation de la décision contestée doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence les conclusions présentées à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la métropole Aix-Marseille-Provence, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse à M. B la somme demandée par lui au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la métropole Aix-Marseille-Provence à ce titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : M. B versera à la métropole Aix-Marseille-Provence une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la métropole Aix-Marseille- Provence.

Délibéré après l'audience du 4 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Salvage, président,

Mme Le Mestric, première conseillère

Mme Fayard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 décembre 2023.

La rapporteure,

Signé

F. LE MESTRIC

Le président,

signé

F. SALVAGE La greffière

signé

S. BOUCHUT

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions