mardi 14 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2109370 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BAUDUCCO - ROTA - LHOTELLIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 27 octobre 2021 et 27 mars 2023, M. D C et Mme E C, représentés par Me Lhotellier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 004 112 21 0005 du 18 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Manosque a délivré un permis de construire à M. et Mme A, ensemble la décision expresse de rejet de leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Manosque une somme de 3 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une incompétence de l'auteur de l'acte ;
- en l'absence de mention de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation dans les visas de l'arrêté, rien n'indique que le projet ait reçu l'accord de l'autorité compétente en cas de création d'un établissement recevant du public (ERP) ;
- le dossier du permis de construire est incomplet ;
- il méconnaît l'article R. 123-7 du code de la construction et de l'habitation ;
- le projet empiète sur l'emplacement réservé n° 89 et est incompatible avec ce dernier ;
- il méconnaît les articles U3-3, U3-4, U3-6, U3-11, U3-12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- il méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistrés le 20 décembre 2021, la commune de Manosque conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérants ne justifient pas de leur intérêt pour agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 22 octobre 2024, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l'instruction.
La procédure a été communiqué à M. et Mme A, pétitionnaires, qui n'ont pas produit d'observation.
Par courrier du 11 décembre 2024, les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de faire application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
La commune de Manosque a présenté des observations par un mémoire et des pièces du 13 décembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fayard, rapporteure,
- et les conclusions de M. Trébuchet, rapporteur public,
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté n° PC 004 112 21 0005 du 18 juin 2021, le maire de la commune de Manosque a délivré un permis de construire à M. et Mme A sur la parcelle F 856 sis 1119 montée des Adrechs. M. et Mme C ont formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision qui a été expressément rejeté le 19 août 2021. Les requérants demandent l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier que la commune de Manosque a procédé au retrait de l'arrêté du 18 juin 2021 accordant un permis de construire à M. et Mme A, à leur demande, par arrêté du 20 décembre 2022 notifié le 12 janvier 2023, produit seulement trois jours avant l'audience, et devenu définitif. Dès lors, les conclusions des requérants tendant à son annulation sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à charge de la commune de Manosque la somme de 2 000 euros à verser aux requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ces dispositions font en revanche obstacle à ce qu'une quelconque somme soit versée par les requérants, qui ne sont pas la partie perdante, à la commune.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme C.
Article 2 : La commune de Manosque versera une somme de 2 000 euros à M. et Mme C au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Mme E C, à la commune de Manosque, à Mme A F et à M. B A.
Délibéré après l'audience du 16 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pecchioli, président,
M. Cabal, conseiller,
Mme Fayard, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2025.
La rapporteure,
Signé
A. FAYARD
Le président,
Signé
J-L. PECCHIOLI La greffière
Signé
S. BOUCHUT
La République mande et ordonne au préfet des Alpes-de-Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026