jeudi 19 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2109802 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | DESFARGES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2021, M. C B, représenté par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales a rejeté son recours administratif préalable exercé à l'encontre de la décision mettant à sa charge un indu d'aide personnalisée au logement d'un montant de
3 792,20 euros pour la période du 1er septembre 2018 au 31 août 2019.
2°) de prononcer la décharge du paiement de la somme de 3 792,20 euros ;
3°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, au profit de son conseil, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision méconnaît les articles L. 311-3-1 et R. 311-3-I-2 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle a été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique ;
- elle n'a pas été prise à la suite de la saisine de la commission de recours amiable alors qu'il s'agit d'une formalité préalable obligatoire à l'édiction de la décision statuant sur le recours préalable obligatoire de l'administré ; il a dès lors été privé d'une garantie ;
- l'action de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône est prescrite, en l'absence de manœuvre frauduleuse ;
- elle est illégale dès lors que le décompte de la créance n'est pas produit ni à l'appui de sa notification du 11 septembre 2020 portant sur le supposé indu, ni de la décision de la commission de recours amiable ;
- les retenues de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône lui portent préjudice ;
- la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône ne rapporte pas la preuve de l'assermentation de l'agent en charge du contrôle ;
- l'auteur de l'acte est incompétent ;
- il n'a pas été à même de présenter ses observations sur la décision ;
- la décision n'est pas motivée ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'appréciation ;
- il a droit à l'erreur.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2022, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir, à titre principal, que la requête est irrecevable pour cause de forclusion des délais et, à titre subsidiaire, que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal administratif de Marseille a désigné Mme A pour statuer en tant que juge statuant seul sur les requêtes relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales (CAF) a rejeté son recours administratif préalable exercé à l'encontre de la décision mettant à sa charge un indu d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant de 3 792,20 euros pour la période du
1er septembre 2018 au 31 août 2019 ainsi que le prononcé de la décharge du paiement de cette somme.
Sur l'étendue du litige :
2. En l'espèce, les conclusions et moyens de la requête de M. B dirigés contre une prétendue décision de rejet implicite doivent être dirigés contre la décision du
23 juin 2021 du directeur de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône qui rejette son recours administratif préalable obligatoire contre la décision mettant à sa charge un indu d'APL.
Sur les conclusions à fin d'annulation et à fin de décharge :
En ce qui concerne la régularité de la décision attaquée :
3. En premier lieu, si M. B soutient que les décisions relatives à l'aide au logement sont de la compétence exclusive du directeur de l'organisme payeur en application de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'en l'espèce, son recours préalable a été rejeté par une personne qui ne justifiait d'aucune délégation de compétence ou de signature, il résulte toutefois de l'instruction que la décision explicite du
23 juin 2021 mentionnée au point précédent est signée par le directeur de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, compétent en vertu des dispositions de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation. Par suite, le moyen est écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve de l'application du 2° de l'article L. 311-5, une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique comporte une mention explicite en informant l'intéressé. Les règles définissant ce traitement ainsi que les principales caractéristiques de sa mise en œuvre sont communiquées par l'administration à l'intéressé s'il en fait la demande. / () ". Aux termes de l'article R. 311-3-1-2 de ce code : " L'administration communique à la personne faisant l'objet d'une décision individuelle prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, à la demande de celle-ci, sous une forme intelligible et sous réserve de ne pas porter atteinte à des secrets protégés par la loi, les informations suivantes () ".
5. Si le requérant soutient qu'il a été privé d'une garantie par la méconnaissance des dispositions précitées des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l'administration, il ne résulte pas de l'instruction que la décision attaquée aurait été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique, mais seulement à la suite d'un contrôle réalisé par un agent assermenté de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation désormais applicable, " () Les aides personnelles au logement comprennent : 1° L'aide personnalisée au logement ; (). ". Et aux termes de l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation : " Le directeur de l'organisme payeur statue, dans des conditions fixées par voie réglementaire, sur : / 1° Les contestations des décisions prises par l'organisme payeur au titre des aides personnelles au logement ou des primes de déménagement ; 2° Les demandes de remise de dettes présentées à titre gracieux par les bénéficiaires des aides personnelles au logement. () ". Et aux termes de l'article R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation : " L'introduction d'un recours contentieux dirigé contre des décisions prises par un organisme payeur en matière d'aides personnelles au logement et de primes de déménagement est subordonnée à l'exercice préalable d'un recours administratif auprès de la commission de recours amiable prévue à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale constituée auprès du conseil d'administration de l'organisme auteur de la décision contestée. () ". Aux termes de l'article R. 825-2 : " Le directeur de l'organisme payeur statue sur les recours administratifs mentionnés à l'article R. 825-1, après l'avis de la commission de recours amiable. Ses décisions sont motivées. ".
7. Il résulte de l'instruction que M. B a adressé à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, soit l'organisme payeur, et plus précisément à la commission de recours amiable, le recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 11 septembre 2020 lui notifiant les indus en litige, par lettre du 6 novembre 2020. Si M. B soutient qu'une décision implicite de rejet est née de ce recours administratif et que la commission de recours amiable n'a pas été saisie en méconnaissance des dispositions précitées, il résulte toutefois de l'instruction que la commission de recours amiable s'est prononcée le 15 mars 2021 sur la contestation de l'intéressé et que son avis lui a été notifié par courrier du directeur de la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône reçu le 12 juillet suivant. Par suite le moyen doit être écarté comme manquant en fait.
8. En quatrième lieu, M. B soutient que la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône n'a pas fourni le décompte de la créance. Toutefois, outre qu'il n'établit pas avoir demandé la communication du décompte de la créance et qu'il a démontré avoir parfaitement connaissance de la créance en litige, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône a produit, dans le cadre de la présente instance, un décompte précis des sommes réclamées au titre des APL pour la période considérée.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 553-2 du code de sécurité sociale, applicable aux aides personnelles au logement : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. A défaut, l'organisme payeur peut, dans des conditions fixées par décret, procéder à la récupération de l'indu par retenues sur les échéances à venir dues soit au titre des aides personnelles au logement mentionnées à l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation, soit au titre des prestations mentionnées à l'article L. 168-8 ainsi qu'aux titres II et IV du livre VIII du présent code, soit au titre du revenu de solidarité active mentionné à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles. Par dérogation aux dispositions précédentes, lorsqu'un indu a été constitué sur une prestation versée en tiers payant, l'organisme peut, si d'autres prestations sont versées directement à l'allocataire, recouvrer l'indu sur ces prestations selon des modalités et des conditions précisées par décret ".
10. Le requérant soutient, d'une part que des retenues ont été pratiquées sur ses prestations sociales alors que l'indu était contesté et d'autre part que ces retenues lui ont porté un préjudice financier mais il n'établit aucune de ces deux allégations. En tout état de cause, à les supposer avérés, ces faits sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
11. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 114-10 du code de la sécurité sociale : " Les directeurs des organismes chargés de la gestion d'un régime obligatoire de sécurité sociale ou du service des allocations et prestations mentionnées au présent code confient à des agents chargés du contrôle, assermentés et agréés (), le soin de procéder à toutes vérifications ou enquêtes administratives concernant l'attribution des prestations, le contrôle du respect des conditions de résidence et la tarification des accidents du travail et des maladies professionnelles. () Ces agents ont qualité pour dresser des procès-verbaux faisant foi jusqu'à preuve du contraire () ".
12. Il résulte de l'instruction que Mme D, agent chargée du contrôle de la situation de M. B ainsi que de l'enquête administrative concernant l'attribution de ses allocations, a été assermentée le 17 janvier 2011. Par suite, le moyen tiré de ce que l'agent n'était pas assermenté doit être écarté.
13. En dernier lieu, le requérant invoque la violation du principe du contradictoire et des droits de la défense résultant d'un défaut de motivation de la décision et de communication du rapport d'enquête et des pièces sur lesquelles la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône a fondé sa décision, et la circonstance qu'elle n'aurait donc pu formuler d'observation préalablement à leur édiction. Toutefois, si le principe général des droits de la défense prévoit que les décisions individuelles défavorables n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales, le recours administratif préalable obligatoire institué par les dispositions précité est destiné à remédier à l'absence de procédure contradictoire en permettant à l'administré de faire valoir ses observations sur la décision défavorable qui lui est opposée. Au demeurant, il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'enquête, que M. B a été parfaitement informé de la situation litigieuse et que la décision de rejet de son recours préalable est motivée en fait et en droit.
En ce qui concerne le bien-fondé de la décision attaquée :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 821-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement sont accordées au titre de la résidence principale. ". Aux termes de l'article L. 822-2 du même code : " I. Peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement : 1° Les personnes de nationalité française ; / 2° Les personnes de nationalité étrangère remplissant les conditions prévues par les deux premiers alinéas de l'article L. 512-2 du code de la sécurité sociale. /II. Parmi les personnes mentionnées au I, peuvent bénéficier d'une aide personnelle au logement celles remplissant les conditions prévues par le présent livre pour son attribution qui sont locataires, résidents en logement-foyer ou qui accèdent à la propriété d'un local à usage exclusif d'habitation et constituant leur résidence principale. " Aux termes de l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation : " Est considéré comme résidence principale, pour l'application du premier alinéa du II de l'article L. 822-2, le logement effectivement occupé soit par le bénéficiaire de l'aide personnelle au logement, soit par son conjoint, soit par une des personnes à charge au sens de l'article R. 823-4, au moins huit mois par an, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. "
15. Pour rejeter le recours de M. B, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône s'est fondée sur un contrôle établi le 10 août 2008 et sur l'étude des mentions de son passeport algérien révélant que M. B s'est déplacé de nombreuses fois en Algérie durant les années 2017, 2018 et 2019 totalisant une absence supérieure à huit mois par an, ainsi que sur la circonstance qu'il avait omis de déclarer que son épouse et ses enfants ne demeuraient pas sur le territoire français. Si M. B soutient, sans contester ni la réalité ni la durée des déplacements sur un territoire étranger imputés par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, que ceux-ci étaient motivés par l'état de santé de son épouse qui souffre d'une maladie chronique, il n'établit ni même n'allègue que cette circonstance faisait obstacle à l'occupation de son logement en France durant huit mois par an. Par suite, M. B ne remet pas utilement en cause le bien-fondé de l'indu objet de la décision litigieuse.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 553-1 du code de sécurité sociale :
" L'action de l'allocataire pour le paiement des prestations se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable à l'action intentée par un organisme payeur en recouvrement des prestations indûment payées, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, l'action de l'organisme se prescrivant alors par cinq ans. La prescription est interrompue tant que l'organisme débiteur des prestations familiales se trouve dans l'impossibilité de recouvrer l'indu concerné en raison de la mise en œuvre d'une procédure de recouvrement d'indus relevant des articles L. 553-2, L. 821-5-1 ou L. 845-3, L. 844-3 (1) du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles ou L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation ".
17. Le requérant soutient qu'il n'a pas commis de manœuvres frauduleuses ni fait de fausses déclarations alors que la notification de l'indu d'APL du 11 septembre 2020 pour la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2019 est intervenue plus de deux ans après la perception des aides. Toutefois, eu égard aux omissions déclaratives répétitives reprochées et au rapport d'enquête très circonstancié de la CAF des Bouches-du-Rhône du 11 août 2020, le requérant doit être regardé comme ayant fait de fausses déclarations justifiant la levée de la prescription biennale prévue par ces dispositions.
18. En dernier lieu, aux termes d'une part de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué. La sanction peut toutefois être prononcée, sans que la personne en cause ne soit invitée à régulariser sa situation, en cas de mauvaise foi ou fraude () ".
19. Pour se prévaloir des dispositions citées ci-dessus, M. B soutient qu'il revenait à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône de l'informer de son obligation déclarative avant de sanctionner. Toutefois, en tout état de cause, ce moyen doit être écarté comme étant sans incidence sur la récupération de l'indu objet de la décision en litige dès lors, d'une part, que cette récupération ne constitue pas une sanction et, d'autre part, que la prestation sociale en cause ne lui était pas due.
20. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône, que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin de décharge ainsi que celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera faite à la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.
La magistrate désignée,
signé
E. A
La greffière,
signé
S. IBRAMLa République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N°210980
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026