mercredi 20 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2109949 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | COLAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2021, M. B A, représenté par Me Colas, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 juillet 2020 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 500 euros à Me Colas au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que ne sont pas établis d'une part l'identité du médecin rapporteur et la date de remise de son rapport au collège des médecins de l'office français d'immigration et d'intégration, d'autre part l'identité des médecins membres du collège et leur signature de l'avis et, enfin, la présence d'une délibération collégiale préalable à l'avis rendu par les médecins du collège ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- le préfet s'est cru, à tort, lié par l'avis du collège des médecins de l'office français d'immigration et d'intégration ;
- la décision attaquée méconnaît le 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'un défaut de prise en charge médicale aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son fils ne peut pas bénéficier effectivement d'un traitement adapté à son état de santé en Tunisie ;
- elle méconnaît l'article L. 313-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
- elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à sa vie privée et familiale, en méconnaissance des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle emporte des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle et sur la situation médicale de son enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré 7 juin 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 novembre 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Delzangles,
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité tunisienne, a sollicité son admission au séjour, le 8 février 2020, en qualité de parent d'enfant malade sur le fondement du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 28 juillet 2020, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci vise le 11° l'article L. 313-11 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et indique également que si l'état de santé de l'enfant mineur de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il existe un traitement approprié pour sa prise en charge dans le pays d'origine du requérant. Si le requérant soutient que n'y sont pas visées les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sa demande d'asile en cours d'examen et des éléments particuliers tenant à sa situation personnelle, ces circonstances sont toutefois sans influence sur la légalité de la décision qui comporte de façon suffisamment circonstanciée l'indication des motifs de droit et de fait qui en constituent les fondements et qui satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa rédaction applicable : " Sauf si leur présence constitue une menace pour l'ordre public, une autorisation provisoire de séjour est délivrée aux parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions mentionnées au 11° de l'article L. 313-11 () sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. / L'autorisation provisoire de séjour mentionnée au premier alinéa, qui ne peut être d'une durée supérieure à six mois, est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues au 11° de l'article L. 313-11. Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ". Aux termes de l'article R. 313-22 du même code : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé ". Aux termes de l'article R. 313-23 du même code : " Le rapport médical visé à l'article R. 313-22 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa de l'article R. 313-22 (). Il transmet son rapport médical au collège de médecins. () / Le collège à compétence nationale, composé de trois médecins, émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du présent article. () Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. () / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical ". Selon l'article 5 de l'arrêté susvisé du 27 décembre 2016 : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport () ". Selon l'article 6 du même arrêté : " L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
5. Il ressort de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 11 juin 2020 versé au débat par le préfet des Bouches-du-Rhône que, d'une part, le rapport médical établi le 24 mars 2020 par le docteur C a été transmis le même jour au collège de médecins de l'OFII, soit préalablement à la date à laquelle ledit collège s'est prononcé et que, d'autre part, l'avis est revêtu du nom et des signatures des trois médecins composant ce collège, les docteurs Sébille, Pintas et Douzon, tous trois régulièrement désignés par la décision du 18 novembre 2019 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'OFII et ayant apposé leur signature. En outre, si le requérant conteste la réalité de la délibération censée précéder l'avis rendu par le collège des médecins, il n'apporte aucun commencement de preuve permettant de mettre en doute la mention portée sur l'avis aux termes duquel celui-ci a été émis " après délibération " du collège des médecins. Ainsi, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté en toutes ses branches.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation de M. A n'aurait pas fait l'objet d'un examen particulier de la part de l'administration au regard des éléments dont elle avait connaissance à la date de la décision. Par suite, le moyen tiré de l'absence de cet examen doit être écarté.
7. En quatrième lieu, s'il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet des Bouches-du-Rhône a pris en compte l'avis du collège des médecins de l'OFII, il ne ressort ni de la motivation de celle-ci, ni d'aucune autre pièce du dossier que, pour refuser au requérant le titre de séjour sollicité, le préfet se serait cru tenu par cet avis. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
8. En cinquième lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi et d'un accès effectif à ce traitement. La partie qui justifie d'un avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'accès effectif à un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
9. En l'espèce, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité par M. A, le préfet des Bouches-du-Rhône s'est fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII précité au point 6 qui, au vu des éléments du dossier médical du fils de l'intéressé, a estimé que l'état de santé de ce dernier nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont est originaire le requérant, son fils pouvait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'il pouvait voyager sans risque vers la Tunisie. Le requérant, qui se borne à alléguer que son fils est atteint d'un retard global de développement psychomoteur avec antécédant de mal épileptique nécessitant des soins ne pouvant être dispensés ailleurs qu'en France et qu'il bénéficie d'une scolarisation spécialisée en France, indispensable au bon développement de l'enfant, n'apporte aucun élément permettant d'apprécier l'état de santé de son fils et ne démontre pas l'absence d'un traitement approprié en Tunisie dont il est originaire. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité en sa qualité de parent d'enfant malade, le préfet des Bouches-du-Rhône aurait méconnu les dispositions précitées du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En sixième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que la demande de titre de séjour de M. A a été présentée sur le fondement de l'article L. 311-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant ne démontrant pas avoir déposé une demande de titre sur un autre fondement, le moyen tiré de la méconnaissance du 7° de l'article L. 313-11 du même code sont dès lors inopérant.
11. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. A, né le 16 février 1982, est entré en France le 5 janvier 2018 et qu'il y réside irrégulièrement avec son épouse et leurs trois enfants nés en 2010, 2014 et 2019, également en situation irrégulière. Si le requérant fait valoir qu'il a vocation à rester durablement sur le territoire avec ses trois enfants mineurs, dont le cadet est né en France, non seulement pour y poursuivre les soins de ce dernier, mais également car ses trois enfants mineurs y sont scolarisés et que la demande d'asile de son épouse est toujours pendante à la date de la décision attaquée, ces éléments ne sont étayés par aucune pièce versée au dossier. Le requérant ne démontre pas non plus qu'il ne peut pas reconstituer sa vie privée et familiale dans son pays d'origine, ni que son fils malade ne puisse, comme il a été dit au point 9, bénéficier d'une prise en charge médicale adéquate dans son pays d'origine. L'intéressé, qui a vécu l'essentiel de son existence dans son pays d'origine, n'établit pas non plus être dépourvu de toutes attaches dans celui-ci. Enfin, M. A ne se prévaut de la présence d'aucun autre membre de sa famille en France et n'apporte aucun élément susceptible d'attester qu'il a établi le centre de ses intérêts personnels et familiaux en France. Dans ces circonstances, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle a été prise, et a ainsi méconnu les dispositions précitées de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, l'arrêté n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et sur celle de son fils.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
14. M. A se borne à invoquer que sa présence au côté de son fils malade soigné en France est indispensable et que la décision attaquée, qui le prive de travailler, le met en difficulté pour assumer les charges inhérentes à sa vie de famille. Toutefois, comme il a été dit au point précédent, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations susceptibles de démontrer que son fils poursuit une scolarité adaptée à son handicap pas plus qu'il n'établit que la prise en charge scolaire et médicale indispensable à son fils ne peut lui être proposée dans son pays d'origine, dont l'ensemble des membres de sa famille a la nationalité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, le préfet des Bouches-du-Rhône aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant malade tel que garanti par les stipulations de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant précité.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 28 juillet 2020 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que la demande présentée sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Devictor, première conseillère
Mme Delzangles, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
B. Delzangles
Le président,
Signé
P-Y. Gonneau La greffière,
Signé
A. Matrinez
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026