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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2110550

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2110550

mercredi 21 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2110550
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantHAMRI

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée le 3 décembre 2021 sous le n° 2110550 et deux mémoires, enregistrés le 8 septembre 2022 et le 17 octobre 2023, ce dernier n'ayant pas été communiqué en application du dernier alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative, la société Bouygues Telecom et la société Cellnex France, représentées par Me Hamri, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commune de Marseille sur leur demande notifiée le 4 août 2021 tendant à la délivrance du certificat de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 013055 21 01402P0 déposée le 16 avril 2021 et d'enjoindre au maire de la commune de Marseille de délivrer le certificat de non-opposition dans un délai de deux semaines à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) d'annuler, à titre subsidiaire, la décision implicite d'opposition à la déclaration préalable n° DP 013055 21 01402P0 et d'enjoindre au maire de la commune de Marseille de procéder à une nouvelle instruction de la demande préalable dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la demande de pièces complémentaires en date du 27 avril 2021 méconnaît les dispositions de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme ;

- la demande de pièces complémentaires était injustifiée, dès lors que la pièce sollicitée figurait dans le dossier de déclaration préalable déposé en mairie ;

- la demande de pièces complémentaires étant illégale, une décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable est nécessairement née à l'expiration du délai d'un mois, en application des dispositions combinées des articles R. 423-23, R. 424-13 et R. 423-41 du code de l'urbanisme ;

- la décision implicite de rejet de leur demande méconnaît les dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme ;

- à supposer qu'une décision tacite d'opposition à leur déclaration préalable soit née, elle est illégale en raison de l'illégalité de la demande de pièces complémentaires ;

- la demande de pièces complémentaires ne comportait pas la mention des voies et délais de recours ;

- la " lettre d'information de rejet de la demande " en date du 27 septembre 2021 ne leur ayant jamais été notifiée et ne comportant aucune mention des voies et délais de recours, elle n'a pu avoir pour effet de retirer la décision de non-opposition née le 16 mai 2021 ;

- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 3.9 des dispositions générales du plan local d'urbanisme intercommunal.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2022, la commune de Marseille, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- l'erreur consistant à avoir demandé une pièce complémentaire n'a pu empêcher la naissance d'une décision d'opposition à déclaration préalable ;

- la requête est tardive, dès lors qu'aucun recours n'a été intenté dans les délais à l'encontre de la demande de pièces complémentaires ou contre la décision implicite d'opposition à déclaration préalable ;

- aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance en date du 29 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 octobre 2023 à 12 heures.

II. Par une requête enregistrée le 8 septembre 2022 sous le n° 2207551 et trois mémoires enregistrés le 31 octobre 2022, le 17 octobre 2023 et le 20 décembre 2023, la société Bouygues Telecom et la société Cellnex France, représentées par Me Hamri, demandent au tribunal, dans leur dernier état de leurs écritures :

1°) d'annuler la décision en date du 27 septembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Marseille a retiré une décision implicite de non-opposition à la déclaration préalable n° DP 013055 21 01402P0 déposée le 16 avril 2021 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la requête est recevable car la décision attaquée ne leur a jamais été notifiée ;

- en vertu des dispositions combinées des articles R. 423-23, R. 423-41 et R. 424-13 du code de l'urbanisme, une décision tacite de non-opposition à la déclaration préalable déposée le 16 avril 2021 était née, dès lors que la demande de pièces complémentaires en date du 27 avril 2021 était illégale à deux titres ;

- la décision du 27 septembre 2021, qui s'analyse comme une décision de retrait de la décision tacite de non-opposition, est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle est intervenue sans respecter la procédure contradictoire préalable exigée par l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 222 de la loi n° 2018-1021 du

23 novembre 2018 ;

- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article 3.9 des dispositions générales du plan local d'urbanisme intercommunal ;

- le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 novembre 2023, la commune de Marseille, conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

- contrairement à ce que soutiennent les requérantes, la décision tacite née est une décision d'opposition à déclaration préalable, dès lors que la commune a légalement demandé une pièce complémentaire exigée, depuis la loi n°2015-136 du 9 février 2015, par les dispositions de l'article 34-9-1 B du code des postes et télécommunications électroniques, que l'avis du 24 mars 2021 joint au dossier n'a pas été émis plus d'un mois avant le dépôt de la déclaration préalable, et que la pièce demandée n'a pas été fournie ;

- même si le tribunal considérait que la pièce demandée n'était pas exigible, aucune décision tacite de non-opposition n'a pu naître en raison de l'existence même de la demande de pièce ;

- la requête est irrecevable en ce qu'elle est dirigée contre une lettre d'information dépourvue de caractère décisoire, insusceptible de recours ;

- à considérer même que la lettre d'information puisse être regardée comme une décision, elle serait purement confirmative de la décision tacite d'opposition à déclaration préalable et ainsi insusceptible de recours ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques et les dispositions de l'article 3.9 des dispositions générales du plan local d'urbanisme intercommunal.

Par une ordonnance en date du 3 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 22 janvier 2024 à 12 heures.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 ;

- le décret n° 2019-481 du 21 mai 2019 ;

- l'ordonnance n° 2208546 du juge des référés du tribunal administratif de Marseille en date du 21 octobre 2022 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Busidan, première conseillère,

- et les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Cellnex France a déposé, le 16 avril 2021, un dossier de déclaration préalable portant sur l'installation d'équipements de radiotéléphonie mobile sur un immeuble sis 23-25 Avenue des Chutes Lavie à Marseille. Par courrier en date du 29 juillet 2021, notifié le 4 août 2021, la société Bouygues Telecom, a sollicité la délivrance d'une attestation de non-opposition à cette déclaration préalable. Par une " lettre d'information " en date du 27 septembre 2021, un chef de division de la direction de l'urbanisme de la commune de Marseille a indiqué que la déclaration préalable sus-évoquée avait fait l'objet d'une décision tacite d'opposition et qu'en conséquence les travaux ne pouvaient être réalisés. Par les deux requêtes visées ci-dessus, qui présentent à juger des questions semblables et qu'il y a donc lieu de joindre afin qu'il y soit statué par un seul jugement, les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France demandent, d'une part, l'annulation de la décision par laquelle le maire de Marseille a implicitement rejeté leur demande de délivrance d'un certificat de non-opposition et, d'autre part, l'annulation du courrier du chef de division du 27 septembre 2021.

Sur la requête n° 2110550 relative au refus tacite de délivrer un certificat de non-opposition à déclaration préalable :

En ce qui concerne la nature de la décision tacite intervenue après le dépôt, le

16 avril 2021, de la déclaration préalable :

2. Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les () déclarations préalables sont présentées et instruites dans les conditions et délais fixés par décret en Conseil d'État. / Le dossier joint à ces () déclarations ne peut comprendre que les pièces nécessaires à la vérification du respect du droit de l'Union européenne, des règles relatives à l'utilisation des sols et à l'implantation, à la destination, à la nature, à l'architecture, aux dimensions et à l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords ainsi que des dispositions relatives à la salubrité ou à la sécurité publique ou relevant d'une autre législation dans les cas prévus au chapitre V du présent titre. / () / Aucune prolongation du délai d'instruction n'est possible en dehors des cas et conditions prévus par ce décret. / () ".

3. S'agissant du dépôt et de l'instruction des déclarations préalables, l'article

R. 423-22 du code de l'urbanisme prévoit que " () le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". L'article R. 423-23 du même code fixe à un mois le délai d'instruction de droit commun pour les déclarations préalables. L'article R. 423-38 dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du [livre IV de la partie réglementaire du code relatif au régime applicable aux constructions, aménagements et démolitions], l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception () indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ". Aux termes de l'article R. 423-39 : " L'envoi prévu à l'article R. 423-38 précise : / a) Que les pièces manquantes doivent être adressées à la mairie dans le délai de trois mois à compter de sa réception ; / b) Qu'à défaut de production de l'ensemble des pièces manquantes dans ce délai, la demande fera l'objet d'une décision tacite de rejet en cas de demande de permis ou d'une décision tacite d'opposition en cas de déclaration ; / c) Que le délai d'instruction commencera à courir à compter de la réception des pièces manquantes par la mairie ". Aux termes de l'article R. 423-41 du même code dans sa rédaction issue du décret du 21 mai 2019 modifiant diverses dispositions du code de l'urbanisme pris pour l'application de la loi du 23 novembre 2018 : " Une demande de production de pièce manquante notifiée après la fin du délai d'un mois prévu à l'article R*423-38 ou ne portant pas sur l'une des pièces énumérées par le présent code n'a pas pour effet de modifier les délais d'instruction définis aux articles R*423-23 à R*423-37-1 et notifiés dans les conditions prévues par les articles R*423-42 à R*423-49. ". Enfin, l'article R. 424-1 du même code prévoit qu'à défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction, déterminé comme il vient d'être dit, le silence gardé par l'autorité compétente vaut décision de non-opposition à la déclaration préalable.

4. Il résulte de ces dispositions qu'à l'expiration du délai d'instruction tel qu'il résulte de l'application des dispositions du chapitre III du titre II du livre IV du code de l'urbanisme relatives à l'instruction des déclarations préalables, des demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir, naît une décision de non-opposition à déclaration préalable ou un permis tacite. En application de ces dispositions, le délai d'instruction n'est ni interrompu, ni modifié par une demande, illégale, tendant à compléter le dossier par une pièce qui n'est pas exigée en application du livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme. Dans ce cas, une décision de non-opposition à déclaration préalable ou un permis tacite naît à l'expiration du délai d'instruction, sans qu'une telle demande puisse y faire obstacle.

5. Il ressort des pièces du dossier que, par une lettre du 27 avril 2021, la commune de Marseille, a informé la déclarante de l'incomplétude de son dossier et lui a, en conséquence, demandé de produire " l'avis favorable du service de l'Innovation numérique et des Usages de la Direction Générale Adjointe du Numérique et du Système d'Information ". Ainsi que le soutiennent les requérantes, cette pièce, qu'au demeurant, dans la présente instance n° 2110550, la commune ne conteste pas avoir demandée par erreur, n'est pas au nombre des pièces devant être produites pour une déclaration préalable en application du livre IV de la partie réglementaire du code de l'urbanisme, et plus particulièrement des articles R. 431-35 et suivants de ce code dans leur rédaction applicable en l'espèce.

6. Dans ces conditions, en vertu des dispositions et principes rappelés aux points 2 à 4 du présent jugement, la commune n'est pas fondée à soutenir que le délai d'instruction aurait été interrompu ou modifié par sa demande illégale d'une pièce complémentaire, dont contrairement à ce qu'elle soutient, les requérantes n'étaient pas tenues de poursuivre l'annulation pour pouvoir demander ensuite l'annulation de la décision distincte refusant de leur délivrer un certificat de non-opposition à déclaration préalable. Par suite, comme l'affirment les requérantes, une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable est née à l'expiration du délai d'un mois d'instruction après le dépôt le 16 avril 2021 de la déclaration préalable en litige.

En ce qui concerne le refus tacite de délivrer le certificat de non-opposition à déclaration préalable demandé :

7. Aux termes de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit () ".

8. Comme il a été dit au point 1 du présent jugement, le maire de la commune de Marseille, saisi par courrier parvenu dans les services communaux le 4 août 2021, a tacitement refusé de délivrer aux requérantes un certificat de non-opposition à déclaration préalable. Alors qu'ainsi qu'il a été dit précédemment, les requérantes étaient titulaires depuis le 16 mai 2021 d'une telle décision tacite de non-opposition, le refus tacite en litige méconnaît les dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme, et doit être annulé pour ce motif.

9. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens soulevés ne sont pas susceptibles d'entraîner l'annulation du refus attaqué.

10. Il résulte de ce qui précède que les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France sont fondées à demander l'annulation du refus tacite de leur délivrer un certificat de non-opposition à la déclaration préalable déposée le 16 avril 2021.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'injonction :

11. Par une ordonnance n° 2208546 du 21 octobre 2022, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a enjoint au maire de la commune de Marseille de délivrer le certificat de décision tacite de non-opposition, à titre provisoire. Le présent jugement annulant le refus du 16 avril 2021, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de Marseille de délivrer un certificat, cette fois définitif, de non-opposition à la déclaration préalable, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.

En ce qui concerne les frais liés au litige :

12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme globale de 1 500 euros à verser aux sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France prises ensemble, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur la requête n° 2207551 relative au courrier daté du 27 septembre 2021 :

13. Il ressort des pièces du dossier que le courrier en date du 27 septembre 2021, intitulé " lettre d'information du rejet de la demande ", dont la commune de Marseille n'établit pas la notification aux requérantes qui en ont été informées pour la première fois à l'occasion de la communication, par le tribunal, du mémoire en défense de la commune de Marseille enregistré le 22 juillet 2022 dans l'instance n° 2110550, a pour objet d'informer la société Cellnex France de la naissance d'une décision tacite d'opposition à la déclaration préalable déposée le 16 avril 2021 et de l'impossibilité en découlant de réaliser les travaux projetés. Cette lettre n'a toutefois qu'une portée informative et ne comporte en elle-même aucune décision faisant grief aux requérantes, alors, au surplus, qu'il résulte de ce qui a été dit aux points 2 à 6 qu'elle ne saurait formaliser une décision tacite d'opposition inexistante. Ce courrier n'étant, ainsi que le fait valoir la commune, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, la requête n° 2207551 présentée par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées sur le fondement des dispositions L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La décision tacite par laquelle le maire de la commune de Marseille a refusé de délivrer un certificat de non-opposition à la déclaration préalable déposée le

16 avril 2021 par la société Cellnex France est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Marseille de délivrer à la société Bouygues Télécom et à la société Cellenex France un certificat définitif de non-opposition à la déclaration préalable du 16 avril 2021, sans astreinte.

Article 3 : La commune de Marseille versera aux sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France prises ensemble une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La requête n° 2207551 des sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France est rejetée.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société Bouygues Telecom, à la société Cellnex France et à la commune de Marseille.

Délibéré après l'audience du 30 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Hogedez, présidente,

- Mme Busidan, première conseillère,

- Mme Ridings, conseillère,

assistées de M. Brémond, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2024.

La rapporteure,

signé

H. BusidanLa présidente,

signé

I. Hogedez

Le greffier,

signé

A. Brémond

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Le greffier,

Nos 2110550, 2207551

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