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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2200428

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2200428

mercredi 20 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2200428
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantAHMED

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 janvier 2022 et le 6 mai 2022, M. B A, représenté par Me Ahmed, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 16 décembre 2021 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice.

Il soutient que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreurs de fait ;

- le préfet n'a pas statué sur sa demande de changement de statut de son titre de séjour en qualité de salarié, ni sur sa demande de renouvellement de sa carte de travailleur saisonnier ;

- il peut bénéficier d'une régularisation de son séjour eu égard à la durée de sa résidence en France et à son activité salariale salaire ;

- il peut se prévaloir du caractère systématique des prolongations de ses contrats de travail au-delà de la période de six mois fixée par l'ancien article R. 342-7-2 du code du travail ;

- il peut bénéficier d'un titre de séjour ou d'une autorisation de séjour jusqu'à la fixation définitive de son taux d'accident de travail en application de l'article L. 426-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'un motif exceptionnel permettant au préfet de faire application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale ;

- elle méconnaît les conventions internationales protégeant les travailleurs déplacés ;

- elle méconnaît l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des liberté fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré 25 avril 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la décision portant obligation quitter le territoire est inexistante ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Delzangles.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant marocain, titulaire en dernier lieu d'un titre de séjour " travailleur saisonnier " valable du 18 octobre 2018 au 17 octobre 2021, a demandé le renouvellement de son titre de séjour le 5 mai 2021 auprès des services de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Le 1er septembre 2021, l'intéressé a complété sa demande d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour par le travail et d'une demande de changement de statut, par la délivrance d'une carte de séjour " vie familiale et privée " ou " salarié ". Par un arrêté du 16 décembre 2021, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer l'un des titres de séjour sollicités. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision.

Sur l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire :

2. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que celui-ci se borne à rejeter la demande d'admission au séjour présentée par M. A. Par suite, le requérant n'est pas recevable à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône l'aurait obligé à quitter le territoire dès lors que celle-ci est dépourvue d'existence. Les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire doivent donc être rejetées comme irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci vise notamment les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain, les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle indique notamment que M. A n'est pas titulaire du contrat de travail visé par les autorités compétentes tel que le prévoient les stipulations de l'article 3 de l'accord bilatéral franco-marocain, et qu'il ne justifie ni d'une résidence habituelle en France, ni de l'ancienneté et la stabilité des liens personnels et familiaux dont il se prévaut. Ainsi, l'arrêté contesté comporte de manière suffisamment précise les considérations de droit et de fait se rapportant à la situation personnelle de l'intéressé. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. S'il ressort des pièces du dossier que M. A a occupé des emplois d'ouvrier agricole pour une durée maximale de six mois chaque année entre 2006 et 2015 sous couvert de titres de séjour successifs portant la mention " travailleur saisonnier ", il est tout d'abord constant que l'intéressé est retourné au Maroc à l'issue de chacun de ses contrats de travail. S'il ressort des pièces du dossier que l'intéressé a continué de travailler en tant que salarié agricole à durée déterminée auprès d'employeurs successifs entre le 11 juillet 2016 et le 14 septembre 2020, l'intéressé indique dans ses écritures être retourné au Maroc en 2018 afin de demander le renouvellement de son titre de séjour saisonnier et le compostage de son passeport indique qu'il est entré dans l'Union européenne par l'Espagne le 2 juin 2019 et en France le 12 août 2020, date de sa dernière entrée sur le territoire. M. A ne saurait donc se prévaloir d'une présence ancienne et continue sur le territoire. En outre, les activités agricoles exercées par M. A entre 2016 et 2020, dans le cadre de contrats de travail à durée déterminée, ne démontrent pas une insertion sociale et professionnelle particulière du requérant en France. Enfin, M. A ne peut se prévaloir de la présence en France de son père et de deux frères en situation régulière alors qu'il n'établit pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où vivent sa mère et quatre autres membres de sa fratrie. Dans ces conditions, ne justifiant ni d'une résidence habituelle en France, ni y avoir transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée eu égard aux buts en vue desquels il a été pris et a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 426-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 % se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".

8. S'il ressort des pièces du dossier que M. A a été victime d'un accident du travail le 14 septembre 2020, celui-ci ne produit aucun document établissant qu'il se serait vu reconnaitre un taux d'incapacité permanente égal ou supérieur à 20% et qu'une rente d'accident du travail lui serait versée par un organisme de sécurité social. Le requérant ne peut se prévaloir de l'expertise médicale du 4 avril 2022 qui fixe un taux d'incapacité permanente à 20% dès lors que celle-ci a été établie par l'expert médical de l'assureur du véhicule impliqué dans son accident. Par suite, M. A ne démontre pas entrer dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article L. 426-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'est donc pas fondé à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône, en ne prenant pas en en compte son accident du travail, aurait commis une erreur de droit.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. / Après trois ans de séjour continu en France, les ressortissants marocains visés à l'alinéa précédent pourront obtenir un titre de séjour de dix ans. Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d'exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d'existence. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er sont applicables pour le renouvellement du titre de séjour après dix ans ". Aux termes de l'article 9 de cet accord : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux États sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", " travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".

10. D'une part, portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaires prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 435-1 de ce code, n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte, mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1, à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l'article 9 de cet accord. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation à un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.

11. D'autre part, en présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'un titre portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels.

12. Si le requérant allègue de circonstances exceptionnelles, en raison notamment de la nécessité de rester en France pour les soins consécutifs à l'accident de travail du 14 septembre 2020 et le temps que le taux d'invalidité permanente soit fixé par la mutuelle sociale agricole, ces éléments ne sauraient à eux seuls caractériser des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires justifiant son admission exceptionnelle au séjour, contrairement à ce qu'il soutient. Dans ces conditions, et compte tenu de ce qui a été dit au point 6, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Bouches-du-Rhône a estimé que le requérant ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels pour pouvoir prétendre à une mesure de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

13. En cinquième lieu, il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet des Bouches-du-Rhône a opposé à M. A les dispositions de l'ancien article R. 342-7-2 du code du travail, lesquelles prévoyaient que " la durée totale du ou des contrats saisonniers dont peut bénéficier un travailleur étranger ne peut excéder six mois sur douze mois consécutifs ", dispositions désormais reprises à l'article R. 5221-23 du code du travail. M. A soutient que, ayant travaillé vingt-et-un mois entre le juillet 2016 et mars 2018 et huit mois entre juillet 2019 et février 2020, il peut se prévaloir du caractère systématique des prolongations de ses contrats au-delà de la période de six mois, prévu par les dispositions du code du travail précitées. Cependant, il ressort des pièces du dossier que les contrats de travail à durée déterminée intervenus sur la période considérée ont été conclus au mépris des limites inhérentes au titre de séjour " travailleur saisonnier " dont le requérant était titulaire, limites que ni lui ni son employeur ne pouvaient ignorer, alors au demeurant qu'il reconnaît avoir travaillé durant cette période sans contrat de travail visé par les services de la main d'œuvre étrangère. Par suite, le moyen du requérant doit être écarté.

14. En sixième lieu, il résulte des points précédents que, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet des Bouches-du-Rhône a statué dans la décision attaquée sur la demande de l'intéressé de changement de statut de titre de séjour en qualité de salarié ainsi que sur sa demande de renouvellement de sa carte de séjour en tant que travailleur saisonnier. Ce moyen doit donc également être écarté.

15. Le moyen tiré d'une atteinte aux droits garantis par les conventions internationales protégeant les travailleurs déplacés n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Le moyen tiré de ce que le retour de M. A priverait définitivement celui-ci de la possibilité de faire valoir ses droits consécutifs à son accident du travail, en méconnaissance de l'article 6 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit également être écarté dès lors que la décision attaquée n'a pas vocation à contraindre celui-ci à retourner Maroc.

16. En dernier lieu, M. A n'établit pas avoir exercé une activité saisonnière en France en qualité d'ouvrier agricole à compter de 2003 ni ne démontre que le préfet des Bouches-du-Rhône a retenu à tort le mois d'août 2020 comme dernière date d'entrée sur le territoire dès lors que le compostage de son passeport indique que le requérant est entré pour la dernière fois en France le 12 août 2020. Si, en revanche, le requérant est fondé à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône a commis une erreur de fait en retenant dans la décision attaquée une période d'arrêt de travail comprise entre le 14 septembre 2020 et le 10 septembre 2021, sans prendre en compte la prolongation de son arrêt de travail jusqu'au 16 janvier 2022 qu'il justifie lui avoir adressé par courrier recommandé reçu le 25 novembre 2021, il résulte toutefois de ce qui a été dit aux points précédents que cette erreur de fait n'est pas susceptible d'avoir exercée une influence sur le sens de la décision attaquée.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 16 décembre 2021 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que, en tout état de cause, celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Gonneau, président,

Mme Devictor, première conseillère,

Mme Delzangles, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2024.

La rapporteure,

Signé

B. Delzangles

Le président,

Signé

P-Y. GonneauLa greffière,

Signé

A. Martinez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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