lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2200446 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10e Ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | CABINET FRANCOIS JACQUOT |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 18 janvier 2022 et le 2 avril 2023, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) représentée par le cabinet Jacquot demande au tribunal : 1°) d'annuler la décision par laquelle l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille (APHM) a rejeté la demande de communication d'une version sans occultation du registre de contention et d'isolement de l'établissement établi du 1er janvier au 31 décembre 2019, présentée le 2 novembre 2020 ; 2°) d'enjoindre la communication à l'association CCDH de la copie des documents demandés sous astreinte de 200 euros par jour de retard ; 3°) de mettre à la charge de l'APHM de versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les documents sont communicables. Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2022, l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, représentée par Me Bordet, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la CCDH d'une somme d'argent en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - la requête est tardive ; - l'association requérante n'a pas intérêt pour agir ; - la demande de communication de document est abusive au sens de l'article L. 311-2 du code de justice administrative ; - la communication des documents demandés porte atteinte à la vie privée et au secret médical. Par un mémoire complémentaire, enregistré le 2 avril 2023, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH), demande au tribunal de déclarer qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête mais déclare maintenir les conclusions relatives aux frais d'avocat à hauteur de 2000 euros. Par un nouveau mémoire, enregistré le 26 mai 2023, l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille, demande qu'il soit donné acte des conclusions de l'association requérante tendant à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête et au maintien des conclusions présentées en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative à hauteur de 2000 euros. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code des relations entre le public et l'administration - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. A, - les conclusions de M. Argoud, rapporteur public, Aucune partie n'était présente ou représentée. Considérant ce qui suit : 1. Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2023, la Commission des citoyens pour les droits de l'homme demande au tribunal de déclarer qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête. Elle doit être regardée comme se désistant purement et simplement de ses conclusions. Il y a lieu de donner acte du désistement d'instance. 2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions de la CCDH présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à sa charge le versement à l'AP-HM de la somme de 1 500 euros sur le même fondement. D É C I D E : Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la Commission des citoyens pour les droits de l'homme des conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de communiquer une version sans occultation du registre de contention et d'isolement de l'établissement établi du 1er janvier au 31 décembre 2019, et des conclusions à fin d'injonction.Article 2 : Les conclusions présentées par la Commission des citoyens pour les droits de l'homme présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 3 : La Commission des citoyens pour les droits de l'homme versera à l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille une somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la Commission des citoyens pour les droits de l'homme et à l'Assistance publique - Hôpitaux de Marseille. Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024. Le président, signé J-L. ALe greffier, signé D. GRIZIOT La République mande et ordonne préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,P/ La greffière en chef,Le greffier, 2N° 2200446
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026