mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2200760 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BOREL & DEL PRETE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 25 janvier 2022, 25 mai 2023, 13 juin 2023 et 4 juillet 2023, le syndicat de copropriétaires de l'ensemble immobilier Les Strelitzias, représenté par Me Galissard, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n°8 du 6 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de La Ciotat a autorisé la cession à la commune d'un tènement de 136 m² à détacher de la parcelle n°412, dans le prolongement de l'avenue François Billoux, pour un montant de 58 000 euros hors taxes et hors charges, au bénéfice de la société Nexity IR programmes Côte d'Azur ;
2°) de mettre à la charge de la commune de La Ciotat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est recevable ;
- la délibération en litige méconnaît les dispositions des articles L. 2121-12 et L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales ;
- le projet de création de la voie de liaison entre l'avenue François Billoux et le chemin de la garde ainsi que la réalisation d'une opération de voirie communale à l'emplacement réservé n°32 ayant été abandonnées, et les dispositions du e) du 2° de l'article L. 332-6-1 du même code prévoyant l'institution de cession gratuite de terrains ayant été déclarées inconstitutionnelles par une décision du Conseil constitutionnel du 22 septembre 20210, la commune devait lui rétrocéder la parcelle en litige ;
- la délibération en litige méconnaît son droit de priorité prévu par les dispositions de l'article L. 112-8 du code de la voirie routière.
Par des mémoires en défense enregistrés les 21 juin 2022 et 23 juin 2023, la société Nexity IR Programme Côte d'Azur, aujourd'hui dénommée Nexity IR Programmes Région Sud, représentée par Me Reboul, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit fait application des articles L. 600-5 et L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de chacun des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable en raison d'une part de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, dès lors que la délibération contestée n'est pas produite, et d'autre part du défaut de qualité pour agir au regard de l'article 55 du décret du 17 mars 1967 et du défaut d'intérêt à agir du syndicat requérant ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par des mémoires en défense enregistrés les 29 mars 2023 et 3 juillet 2023, la commune de La Ciotat, représentée par Me Del Prete, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du syndicat de copropriétaires de l'ensemble immobilier Les Strelitzias au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable en raison d'une part de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, dès lors que la délibération contestée n'est pas produite, d'autre part du défaut de qualité pour agir du syndicat requérant au regard de l'article 55 du décret du 17 mars 1967 ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 24 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la Constitution ;
- la décision n° 2010-33 QPC du 22 septembre 2010 du Conseil constitutionnel ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la voirie routière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ollivaux,
- les conclusions de M. Boidé, rapporteur public,
- et les observations de Me Galissard pour le syndicat de copropriétaires les Strelitzias, de Me Giordano pour la commune de La Ciotat substituant Me Delprete, ainsi que celles de Me Reboul pour la société Nexity.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 11 octobre 2021, le maire de La Ciotat a délivré un permis de construire valant division en onze lots autorisant la construction de douze bâtiments d'habitation sur le seul lot à bâtir à la société Nexity IR Programme Côte d'Azur, aujourd'hui dénommée Nexity IR Programmes Région Sud. En outre, par une délibération du 18 octobre 2021, le conseil municipal a prononcé la désaffectation de fait d'une partie du domaine communal d'environ 136 mètres carrés, mitoyenne des parcelles cadastrées AM n°656 et AK n°2, située dans le quartier de la Haute-Bertrandière, dans le prolongement de l'avenue François Billoux, et approuvé son déclassement. Enfin, le conseil municipal de La Ciotat a, par une délibération du 6 décembre 2021, approuvé la cession à titre onéreux de cette parcelle à la société Nexity. Le syndicat de copropriétaires (SDC) de l'ensemble immobilier Les Strelitzias, situé sur la parcelle cadastrée AM n°408, demande l'annulation de cette délibération.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales : " Dans les communes de 3 500 habitants et plus, une note explicative de synthèse sur les affaires soumises à délibération doit être adressée avec la convocation aux membres du conseil municipal () ". Le défaut d'envoi, avec la convocation aux réunions du conseil municipal d'une commune de 3 500 habitants et plus, de la note explicative de synthèse portant sur chacun des points de l'ordre du jour prévue à l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales entache d'irrégularité les délibérations prises, à moins que le maire n'ait fait parvenir aux membres du conseil municipal, en même temps que la convocation, les documents leur permettant de disposer d'une information adéquate pour exercer utilement leur mandat. Cette obligation, qui doit être adaptée à la nature et à l'importance des affaires, doit permettre aux intéressés d'appréhender le contexte ainsi que de comprendre les motifs de fait et de droit des mesures envisagées et de mesurer les implications de leurs décisions. Elle n'impose pas de joindre à la convocation adressée aux intéressés une justification détaillée du bien-fondé des propositions qui leur sont soumises.
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la convocation du conseil municipal de La Ciotat du 6 décembre 2021 était assortie d'une note intitulée " cession à la SAS Nexity IR Programme Côte d'Azur d'une parcelle située quartier de la Haute Bertrandière dans le prolongement de l'avenue François Billoux " détaillant le projet immobilier du cessionnaire envisagé, relatif à la création d'une rampe d'accès entre la voie du projet Nexity et la voie existante, pour desservir huit lots, rappelant que la parcelle en cause avait fait l'objet d'une désaffectation du domaine public de la commune. Cette note précisait également que la portion de terrain en cause était à usage de talus et non ouverte à la circulation publique, et avait fait l'objet d'un déclassement par une délibération du 18 octobre 2021. Enfin, cette note indiquait l'évaluation de la valeur vénale du terrain en cause. D'autre part, contrairement à ce que le requérant soutient, l'article L. 2121-12 précité du code général des collectivités territoriales n'imposait pas d'évoquer dans cette note la demande de rétrocession formulée qu'il avait présentée précédemment, la justification du bien-fondé des propositions n'ayant pas à figurer dans les documents joints à la convocation. Dès lors, les exigences posées par les dispositions de l'article L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales sont remplies. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'information insuffisante des membres du conseil municipal doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, dans sa version alors applicable : " Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires ". L'appréciation à laquelle se livrent les juges du fond pour qualifier "d'intéressé à l'affaire" un membre du conseil relève du contrôle de qualification juridique des faits. Les juges du fond apprécient souverainement si un membre du conseil "intéressé" a exercé une influence sur la délibération.
5. Eu égard aux termes de ses écritures, le SDC doit être regardé comme excipant de l'illégalité de la délibération du conseil municipal du 18 octobre approuvant le déclassement du terrain en cause, en méconnaissance des dispositions précitées et invoque la même irrégularité concernant la délibération attaquée. Or, il ressort des pièces du dossier que la conseillère municipale en cause, occupant à la date des conseils municipaux des 18 octobre et 6 décembre 2021 des fonctions de directrice marketing communication de la filiale Provence de la société Nexity, fonctions sans lien avec l'objet de la délibération en litige, est sortie au moment des votes et, dès lors, n'a pas pris part à ceux-ci. Les mentions des comptes-rendus des commissions d'urbanisme qui se sont tenues en 2021, versés par la commune aux débats établissent que cette conseillère n'y a pas davantage pris part. Il ne ressort par ailleurs d'aucune pièce du dossier que cette conseillère municipale aurait été en mesure d'exercer une influence, par quelque moyen que ce soit, sur le sens des votes lors des conseils en litige. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, il est constant, d'une part, que le syndicat requérant n'a pas contesté la délibération du 18 octobre 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune a constaté la désaffectation de la parcelle en litige et approuvé son déclassement du domaine public communal. Cette parcelle relève donc depuis lors de son domaine privé. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le permis de construire les immeubles composant l'ensemble immobilier de la copropriété Les Strelitzias, délivré 30 juin 1977, était assorti d'une cession gratuite de la parcelle en cause, qui avait également fait l'objet d'un emplacement réservé n°32 au plan d'occupation des sols en vue de la réalisation d'une voie communale. Ainsi, la cession à titre gratuit de cette parcelle en 1977 ne s'inscrivait ni dans le cadre d'une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, ni d'un droit de préemption urbain exercé par la commune. En outre et en tout état de cause, en l'absence de toute disposition le prévoyant, la circonstance que le projet d'intérêt public de création d'une voie nouvelle ait été abandonné ou qu'il n'y ait pas eu de suite donnée à l'emplacement réservé, est sans influence sur la légalité de la délibération de cession à titre onéreux en litige. Dans ces conditions, le syndicat de copropriétaires requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il détiendrait un droit à la rétrocession de la parcelle compte tenu de l'absence de réalisation du projet d'intérêt public initialement envisagé, et ce moyen doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, par décision n° 2010-33-QPC du 22 septembre 2010, le Conseil constitutionnel a déclaré les dispositions du e) du 2° de l'article L. 332-6-1 du code de l'urbanisme, contraires à la Constitution au motif qu'elles attribuent à la collectivité publique le plus large pouvoir d'appréciation sur leur application et ne définissent pas les usages publics auxquels devaient être affectés les terrains ainsi cédés, ce alors qu'aucune autre disposition législative n'instituait de garanties permettant qu'il ne soit pas porté atteinte à l'article 17 de la Déclaration de 1789 qui consacre les caractère inviolable et sacré du droit de propriété. Le dispositif de cette décision énonce que la déclaration d'inconstitutionnalité prend effet dans les conditions fixées au paragraphe 5, lequel relève que celle-ci intervient à compter de la publication de la décision et est applicable aux instances en cours à cette date et dont l'issue dépend de l'application des dispositions déclarées inconstitutionnelles.
8. Le syndicat de copropriétaires requérant soutient que la parcelle en litige ne pouvait être cédée à un tiers et aurait dû lui être rétrocédée, en raison de la déclaration d'inconstitutionnalité du e) du 2° de l'article L. 332-6-1 du code de l'urbanisme, sur le fondement duquel la cession gratuite d'une parcelle englobant la portion litigieuse avait été exigée par la commune en contrepartie de la délivrance, le 30 juin 1977, du permis de construire les immeubles composant son ensemble immobilier, afin de permettre la création d'une voie nouvelle. Toutefois, en l'absence d'instance relative à la contestation des décisions implicites nées du refus de faire droit aux demandes présentées en avril 2018, janvier 2019 et mars 2021, tendant au bénéfice de la rétrocession de la parcelle en litige, à la publication de la décision du Conseil Constitutionnel, le moyen tiré de l'inconstitutionnalité des dispositions précitées est inopérant et doit être écarté comme tel.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 112-8 du code de la voirie routière : " Les propriétaires riverains des voies du domaine public routier ont une priorité pour l'acquisition des parcelles situées au droit de leur propriété et déclassées par suite d'un changement de tracé de ces voies ou de l'ouverture d'une voie nouvelle. Le prix de cession est estimé, à défaut d'accord amiable, comme en matière d'expropriation () ".
10. La délibération en litige ayant pour objet l'approbation d'une cession de parcelle dont il ne ressort d'aucune pièce du dossier et n'est pas allégué qu'elle relève du domaine public routier, n'entre pas dans le champ d'application des dispositions de l'article L. 112-8 du code de la voirie routière. Le moyen tiré de l'appartenance de la parcelle cédée au domaine public routier et du droit de priorité qui en découlerait est inopérant et doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de La Ciotat et la société Nexity, le SDC de l'ensemble immobilier Les Strelitzias n'est pas fondé à demander l'annulation de la délibération qu'il conteste.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions du syndicat de copropriétaires de l'ensemble immobilier Les Strelitzias tendant à leur application et dirigées contre la commune de La Ciotat, qui n'est pas partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune, formées au titre des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat de copropriétaires de l'ensemble immobilier Les Strelitzias est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de La Ciotat présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat de copropriétaires de l'ensemble immobilier Les Strelitzias, à la commune de La Ciotat et à la société Nexity IR Programmes Région Sud.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
J. Ollivaux
La présidente,
signé
M. Lopa Dufrénot
Le greffier,
signé
P. Giraud
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026