mardi 25 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2201342 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ASSOCIATION BORDET KEUSSEYAN BRUNO MOUILLAC |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 24 mai 2022, la juge des référés du tribunal administratif de Marseille a, sur la requête, présentée pour le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 4, Place Croix du Prêche 13430 Eyguières, par Me Bordet, ordonné une expertise, confiée à M. C B, portant sur les désordres affectant l'immeuble situé 4, Place Croix du Prêche à Eyguières (13430), d'en rechercher l'origine et les causes et de déterminer la nature et le coût des travaux pour y remédier.
Par une requête enregistrée le 29 juin 2022, la commune d'Eyguieres, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, d'étendre aux missions d'expertise son assureur, la société mutuelle d'assurance des collectivités locales (SMACL) assurance et la société Groupama méditerranée en qualité d'assureur du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis, 4 place Croix de Prêche à Eyguières.
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2022, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis, 4 place Croix de Prêche à Eyguières, représenté par Me Bordet, déclare ne pas s'opposer à la mise en cause de la SMACL assurance mais demande au juge des référés de rejeter la demande d'extension de la société Groupama Méditerranée dès lors que celle-ci n'est intervenue par le passé que dans le cadre de démarches tendant à un règlement amiable du litige, en qualité d'assureur protection juridique du syndicat des copropriétaires de l'immeuble.
Par un mémoire enregistré le 27 septembre 2022, la société Mutuelle d'assurance des Collectivités locales (SCMACL), demande au juge des référés de rejeter l'extension sollicitée et de mettre à la charge de la commune d'Eyguières la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la demande en garantie de la SMACL n'est pas due pour les nouveaux désordres imputables au platane, objets de l'expertise en cours.
La requête a été régulièrement communiquée à Groupama méditerranée et à M. B C, qui n'ont pas produit de mémoire.
Vu :
- l'ordonnance du Tribunal administratif de Marseille, en date du 24 mai 2022, désignant M. C B en qualité d'expert ;
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Muriel A, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de mise en cause de la société SMACL :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées ()".
2. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'il est saisi d'une demande d'une partie ou de l'expert tendant à l'extension de la mission de l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance ou à l'examen de questions techniques qui se révélerait indispensable à la bonne exécution de cette mission, le juge des référés ne peut ordonner cette extension qu'à la condition qu'elle présente un caractère utile. Cette utilité doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher. A ce dernier titre, le juge ne peut faire droit à une demande d'extension de l'expertise lorsque, en particulier, elle est formulée à l'appui de prétentions qui ne relèvent manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, qui sont irrecevables ou qui se heurtent à la prescription.
3. La société SMACL fait valoir qu'elle ne saurait garantir les nouveaux désordres imputables au platane, dès lors que la commune n'a pas suivi les prescriptions des précédentes expertises. Toutefois, la mise en cause de la société SMACL, en qualité d'assureur de la commune d'Eygières, qui ne préjuge pas des responsabilités encourues, présente un caractère utile. Par suite, rien ne s'oppose à ce que la mission, confiée à M. C B, par l'ordonnance susvisée du 24 mai 2022, lui soit étendue.
Sur la demande de mise hors de cause de la société d'assurances Groupama Méditerranée :
4. La commune d'Eyguières ne justifie pas que la participation de la société d'assurances Groupama Méditerranée, assureur de protection juridique du syndicat, qui est intervenu dans le cadre de démarches tendant à un règlement amiable du litige serait utile en l'espèce, au sens de l'article R. 532-3 du code de justice administrative. Ainsi, il doit être fait droit à la demande du syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 4, Place Croix du Prêche 13430 Eyguières tendant à sa mise hors de cause.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction, de faire droit aux conclusions de la SCMACL tendant de mettre à la charge de la commune d'Eyguières la somme de 800 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L'expertise prescrite par l'ordonnance du juge des référés du 24 mai 2022 est étendue à la société Mutuelle d'assurance des Collectivités locales.
Article 2 : Le surplus de conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de l'immeuble sis 4, place Croix du Prêche à Eyguières, à la commune d'Eyguieres, à la société Mutuelle d'assurance des Collectivités locales, à Groupama Méditerranée et à M. C B, expert.
Fait à Marseille, le 25 octobre 2022.
La juge des référés,
Signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour une expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
N°220134
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026