LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2202061

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2202061

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2202061
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantSELARL DEFEND & ADVISE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mars 2022, l'association Moto Club Volx Villeneuve, représentée par Me Coljé, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 12 novembre 2021 par laquelle la préfète des Alpes-de-Haute-Provence a rejeté pour irrecevabilité sa demande d'homologation du circuit de motocross de la commune de Volx ainsi que la décision du 11 janvier 2022 portant rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision est entachée d'incompétence dès lors qu'elle a été signée par la sous-préfète de Castellane ;

- elle prend la forme d'un simple courrier alors qu'elle devrait revêtir la forme d'un arrêté préfectoral mentionnant ses visas légaux et réglementaires ;

- la commission départementale de la sécurité routière n'a pas été saisie en méconnaissance de l'article R. 331-37 du code du sport ;

- la commune de Volx, qui ne pouvait pas résilier la convention d'occupation sans proposer une installation équivalente, a méconnu l'article L. 312-3 du code du sport.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2022, la préfète des Alpes-de-Haute-Provence conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que sa décision constitue une décision d'irrecevabilité constatant l'incomplétude de la demande de renouvellement d'homologation présentée par l'association requérante et que les moyens soulevés par celle-ci ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la commune de Volx qui n'a pas présenté d'observations.

Par courrier du 17 septembre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du caractère inopérant de l'ensemble des moyens de la requête de l'association Moto Club Volx Villeneuve, dès lors que la préfète des Alpes-de-Haute-Provence se trouvait en situation de compétence liée pour rejeter la demande d'homologation du circuit de motocross sur le terrain du quartier du Plan à Volx compte tenu de la résiliation de la convention de mise à disposition de ce terrain par la commune de Volx au profit de l'association requérante.

Des observations présentées pour l'association Moto club Volx Villeneuve en réponse à ce moyen relevé d'office ont été enregistrées le 17 septembre 2024 et communiquées le 18 septembre suivant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du sport ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Forest,

- et les conclusions de M. Garron, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Par acte sous seing privé du 18 juin 2002, modifié par avenant du 11 décembre 2007, la commune de Volx a conclu avec l'association Moto Club Volx Villeneuve une convention de mise à disposition gratuite de parcelles de terres situées quartier du Plan à Volx et relevant du domaine privé communal pour la pratique du moto-cross. L'association requérante a obtenu de l'autorité préfectorale une homologation du circuit de moto-cross proposé par arrêté du 31 juillet 2017 pour une période de 4 ans. Par courrier du 20 février 2020, le maire de la commune de Volx a indiqué au président de l'association Moto Club Volx Villeneuve que la convention de mise à disposition ne pourrait être renouvelée à son échéance annuelle dans la mesure où la commune entendait affecter les terrains à un autre usage. Le 12 août 2021, l'association requérante a saisi la préfète des Alpes-de-Haute-Provence d'une demande de renouvellement de l'homologation du circuit de moto-cross qui a été rejetée pour irrecevabilité par décision du 12 novembre 2021. Le recours gracieux formé le 24 novembre 2021 par l'association requérante a également été expressément rejeté par l'autorité préfectorale le 11 janvier 2022. L'association Moto Club Volx Villeneuve demande au tribunal d'annuler ces décisions des 12 novembre 2021 et 11 janvier 2022.

2. Il ressort des termes de la décision du 12 novembre 2021 que, pour rejeter pour irrecevabilité la demande d'homologation du circuit de moto-cross présentée par l'association Moto Club Volx Villeneuve, l'administration s'est fondée sur la circonstance que celle-ci ne disposait plus de la libre disposition des parcelles considérées et s'est bornée à dresser ce constat sans porter une appréciation sur les faits de l'espèce. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'à la date de cette décision, la commune de Volx avait résilié la convention de mise à disposition de ces parcelles, l'autorité préfectorale était tenue, pour ce motif, de rejeter la demande présentée par l'association requérante. Dans ces conditions, tous les moyens de la requête, qui n'ont pas pour objet de remettre en cause la compétence liée de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence, sont inopérants et doivent, pour ce motif, être écartés.

3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par l'association Moto Club Volx Villeneuve doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de l'association Moto Club Volx Villeneuve est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Moto Club Volx Villeneuve, au préfet des Alpes-de-Haute-Provence et à la commune de Volx.

Délibéré après l'audience du 25 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Jorda-Lecroq, présidente,

Mme Gaspard-Truc, première conseillère,

Mme Forest, première conseillère,

Assistées par Mme Boyé, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.

La rapporteure,

Signé

H. Forest

La présidente,

Signé

K. Jorda-Lecroq

La greffière,

Signé

F.-L. Boyé

La République mande et ordonne au préfet des Alpes-de-Haute-Provence en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions