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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2202974

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2202974

jeudi 7 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2202974
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRAPPA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 avril 2022, M. A B, représenté par Me Rappa, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour de six mois l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'un motif exceptionnel tiré de son insertion professionnelle ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle doit être annulée par voie de conséquence.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991,

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme D.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant marocain, né le 13 septembre 1985, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour par le travail sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 3 mars 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

2. M. C, signataire de l'arrêté en litige, bénéficiait, en sa qualité de chef du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile de la préfecture des Bouches-du-Rhône, par un arrêté du 31 août 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n°13-2021-247 du 1er septembre 2021, d'une délégation à l'effet de signer notamment les refus de séjour, les obligations de quitter le territoire, les décisions relatives au délai de départ volontaire et les décisions fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

3. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). ".

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B est entré pour la première fois sur le territoire français le 15 novembre 2015 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa C d'une validité de quinze jours. S'il soutient résider en France continuellement depuis, il ne le démontre pas par les pièces versées au dossier, constituées majoritairement de titres de transport, de mandats de transferts d'argent et de factures éparses. De même, s'il fait valoir que deux de ses oncles résident sur le territoire français, le requérant, hébergé, célibataire et sans enfant, n'établit pas ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, le Maroc, dans lequel il a vécu jusqu'à l'âge de 30 ans et où résident toujours ses parents et sa fratrie. S'il fait valoir qu'il a travaillé en contrat à durée indéterminée depuis le 1er mars 2020 au sein de la société Boulangerie La Provençale puis au sein de la société Les plaisirs du pain à compter du 3 juin 2021 et qu'il exerce une activité de mannequinat, M. B ne démontre pas une insertion socioprofessionnelle particulièrement notable sur le territoire français. Dans ces conditions, le requérant n'est fondé à soutenir ni que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait méconnu les stipulations de l'article 8, ni qu'il aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à l'existence d'un motif exceptionnel tiré de son insertion professionnelle.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant refus de séjour, invoquée par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

6. Il résulte de tout ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence ne peut être qu'écarté.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées ainsi que ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Hogedez, présidente,

Mme Busidan, première conseillère,

M. Terras, premier conseiller,

Assistés de M. Alloun, greffier.

Rendu public après mise à disposition au greffe le 7 juillet 2022.

La présidente-rapporteure,

signé

I. D

L'assesseure la plus ancienne,

signé

H. Busidan

Le greffier,

signé

S. Alloun

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Le Greffier

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