mercredi 11 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203001 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | DAUMAS-WILSON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 avril 2022, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 99 Rue Edmond Rostand à Marseille, représenté par Me Lasalarié, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2022 du maire de la ville de Marseille prononçant la mise en sécurité de l'immeuble situé 99, rue Edmond Rostand à Marseille ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- le respect de la procédure contradictoire a été méconnu ;
- l'arrêté est entaché d'une " erreur manifeste d'appréciation " dans la mesure où à la date de l'édiction de l'arrêté en litige, les travaux de sécurisation étaient en cours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, la ville de Marseille conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 99 rue Edmond Rostand ne sont pas fondés.
Par courrier du 22 avril 2025, les parties ont été informées qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens relevés d'office tirés du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 8 février 2022 dès lors que par un arrêté du 25 mai 2022, le maire de la ville de Marseille a prononcé la mainlevée de cet arrêté.
Une réponse à ce moyen soulevé d'office, enregistrée le 23 avril 2025, a été produite pour le syndicat requérant et communiquée le 25 avril 2025. Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 99 Rue Edmond Rostand à Marseille, représenté par Me Lasalarié, déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et maintenir ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Mme A, représentant la ville de Marseille.
Considérant ce qui suit :
1. Le syndicat requérant représente les copropriétaires d'un immeuble situé au 99, rue Edmond Rostand à Marseille. A la suite du constat par les services municipaux, le 1er juillet 2021, de désordres affectant l'immeuble, le maire a, par un arrêté de mise en sécurité pris selon la procédure urgente, le 13 juillet 2021, enjoint aux propriétaires de mettre fin au danger en prenant diverses mesures, dans un délai de trois jours à compter de sa notification. Par un second arrêté de mise en sécurité du 8 février 2022, le maire a enjoint aux copropriétaires, notamment, eu égard à l'état de l'immeuble, de faire réaliser, dans le délai de dix mois, divers travaux de réparation, à défaut de quoi il y serait procédé d'office par la ville de Marseille à leurs frais. Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 99, rue Edmond Rostand 13008 Marseille demande l'annulation de l'arrêté du 8 février 2022.
Sur le désistement d'instance :
2. Dans sa réponse au moyen soulevé d'office, enregistrée le 23 avril 2025, le syndicat requérant informe le tribunal qu'il entend se désister des conclusions à fin d'annulation de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de l'instance :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge la ville de Marseille la somme que réclame le syndicat requérant sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'annulation de la requête du syndicat requérant.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête du syndicat requérant est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 99 Rue Edmond Rostand à Marseille et à la ville de Marseille.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2025.
La magistrate désignée,
Signé
F. B
La greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
N°2203001
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026