mercredi 24 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203089 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP ALPAZUR AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 avril 2022, Mme A C, M. E G, Mme F D et Mme B D, représentés par Me Aoudiani, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 26 novembre 2021 par laquelle la préfète des Hautes-Alpes a rejeté leur demande tendant, en application de la loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 d'accélération et de simplification de l'action publique modifiant l'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, à ce qu'une mise en demeure soit adressée aux squatteurs et occupants sans droit ni titre, de quitter les lieux aux fins, faute d'acquiescer à cette mise en demeure, de faire évacuer sans délai par la force publique le bien immobilier, propriété de l'indivision G, situé 18 rue des Sagnières à Gap (05000), investi illégalement depuis le 29 octobre 2021, ensemble la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté leur recours hiérarchique ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Hautes-Alpes de procéder à la mise en demeure des squatteurs et occupants sans droit ni titre de quitter les lieux et, à défaut d'acquiescer à cette mise en demeure, de faire évacuer sans délai par la force publique le bien immobilier précité dans un délai de quinze jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un " mémoire en désistement ", enregistré le 22 juillet 2022, Mme C et autres, représentés par Me Aoudiani, demandent au tribunal de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer sur leur demande en faisant valoir que les occupants sans droit ni titre de leur propriété ont quitté les lieux en application de l'ordonnance de référé du 14 avril 2022 du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Gap.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par leur " mémoire en désistement " enregistré le 22 juillet 2022, visé ci-dessus, les requérants concluent à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur leur demande en faisant valoir que les occupants sans droit ni titre de leur propriété ont quitté les lieux en application de l'ordonnance de référé du 14 avril 2022 du juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Gap. Toutefois, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les décisions litigieuses auraient été retirées par leur auteur respectif, les conclusions à fin d'annulation de la requête ne peuvent être regardées comme privées d'objet. Il en résulte que les conclusions à fin de non-lieu n'étant pas présentées à bon droit, elles doivent être regardées comme équivalant à un désistement de l'ensemble des conclusions de la requête, en ce compris celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, conformément, d'ailleurs, à l'intitulé du mémoire précité. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme C et autres.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C, M. E G, Mme F D et Mme B D, à la préfète des Hautes-Alpes et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Marseille, le 24 août 2022.
La présidente de la 9ème chambre,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026