mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203209 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DRISSI BOUACIDA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 13 avril 2022 et le 7 juin 2022, ce dernier n'ayant pas été communiqué, M. B A, représenté par Me Bouacida, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 mars 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreur de fait dès lors qu'il réside en France depuis 2001 et justifie d'une résidence continue en France depuis 2012 ;
- il est insuffisamment motivé en méconnaissance des articles L. 211-2 à L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas respecté le principe du contradictoire ;
- l'arrêté attaqué est entaché de vice de procédure, faute pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît le 7° l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors qu'il justifie remplir les conditions pour se voir délivrer une carte de résident de plein droit en qualité d'étranger malade ;
- il méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 26 avril 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 8 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Hameline, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né le 20 décembre 1950, déclare être entré en France le 26 mai 2012 sous couvert d'un visa de court séjour. Il s'est vu délivrer par le préfet du Val-de-Marne sur le fondement du 7° de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, un certificat de résidence valable du 30 juillet 2013 au 29 juillet 2014 dont le renouvellement a été refusé par un arrêté du 12 mai 2015 assorti d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. M. A a obtenu la délivrance d'un nouveau certificat de résidence, sur le même fondement, valable du 27 juillet 2016 au 26 juillet 2017 dont le renouvellement a également été refusé par un arrêté du préfet du Val de Marne du 6 juin 2018 qui l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours. Le 2 juillet 2021, M. A a sollicité son admission au séjour sur le fondement de la vie privée et familiale. Par un arrêté du 14 mars 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. L'arrêté contesté comporte, au regard des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de manière suffisamment précise, circonstanciée et non stéréotypée, les considérations de droit et de fait se rapportant à la situation personnelle et l'intéressé et détaillent notamment les motifs retenus par le préfet pour fonder son arrêté. Ainsi, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté manque en fait, et doit donc être écarté.
4. En second lieu, à l'occasion de la constitution et du dépôt de sa demande de titre de séjour, M. A a pu présenter toutes observations qu'il jugeait utiles. En outre, il n'est pas établi, ni même allégué, qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant l'édiction de l'arrêté en litige portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant (). ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ".
6. Si l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régit d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, ainsi que les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, il n'a toutefois pas entendu écarter, sauf stipulations incompatibles expresses, l'application des dispositions de procédure qui s'appliquent à tous les étrangers en ce qui concerne la délivrance, le renouvellement ou le refus de titres de séjour. Au nombre de ces dispositions, figurent celles du deuxième alinéa de l'article L. 313-14 du code du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris désormais à l'article L. 435-1 du même code, qui prévoient que le préfet doit consulter la commission du titre de séjour lorsqu'un étranger justifie résider habituellement en France depuis plus de dix ans. Le préfet n'est toutefois tenu de saisir la commission que du seul cas des étrangers qui remplissent effectivement cette condition, et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
7. D'une part, si M. A se prévaut de sa présence en France depuis " 2001 " et d'une résidence continue depuis 2012 pour prétendre au bénéfice des stipulations du 1° de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les pièces versées au dossier ne permettent toutefois pas d'attester de sa résidence en France de manière continue depuis dix années, alors notamment que sa présence n'est pas démontrée durant des périodes de plusieurs mois, en particulier entre septembre 2012 et août 2013, du 5 aout 2014 au 15 juin 2015 et enfin du 23 décembre 2015 au 15 mars 2016, et alors que pour la période postérieure au 26 juillet 2017 ces pièces ne démontrent qu'une présence ponctuelle sur le territoire notamment en 2019. Dans ces conditions, dès lors que le requérant ne justifie pas résider en France habituellement depuis plus de dix ans, le préfet, qui n'a pas entaché sa décision d'erreur de fait, n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour et pouvait à bon droit refuser d'admettre M. A au séjour sur le fondement du 1° de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
8. D'autre part, alors même que M. A a reçu des soins en France à raison du handicap dont il est atteint, et qu'il s'est vu délivrer deux fois un titre de séjour en qualité d'étranger malade en 2013 puis en 2016 ainsi qu'il a été dit au point 1, il ne justifie pas par les éléments versés au dossier de circonstances exceptionnelles ou de considérations humanitaires particulières au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de nature à faire regarder la décision de refus de titre de séjour d'erreur manifeste d'appréciation.
9. En quatrième lieu, dès lors que M. A ne démontre pas avoir sollicité son admission au séjour sur le fondement du 7° de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, il n'est en tout état de cause pas fondé à s'en prévaloir à l'encontre de la décision de refus de titre de séjour prise à son égard.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été indiqué au point 7, que M. A ne démontre au mieux qu'une présence ponctuelle sur l'ensemble de la période de séjour alléguée alors même qu'il a bénéficié de deux titres de séjour en qualité d'étranger malade, un premier en 2013 et le second en 2016. Le requérant, qui a perçu entre juillet 2017 et décembre 2018 l'allocation de solidarité aux personnes âgées, ne justifie pas d'une insertion sociale ou professionnelle notable et ne démontre pas avoir en France des liens d'une particulière intensité alors que le préfet fait valoir en défense, sans être contredit, que l'épouse et les cinq enfants du requérant vivent en Algérie. Dès lors, dans l'ensemble des circonstances de l'espèce, l'arrêté attaqué n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A une atteinte disproportionnée au but en vue duquel il a été pris. Le préfet des Bouches-du-Rhône n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet de Bouches-du-Rhône aurait fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. A.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
13. M. A, qui est handicapé des suites d'une hémiplégie neurologique acquise en 1970, fait valoir que le préfet n'a pas pris en compte la gravité de sa pathologie. Toutefois, alors au demeurant qu'il n'a pas formé sa demande de certificat de résidence à raison de son état de santé, il se borne à produire des documents médicaux datés de la période de 2012 et 2016, et certaines prescriptions médicales plus récentes mais sans précisions particulières dans leur teneur, qui ne démontrent pas que la poursuite de son traitement serait impossible en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, si le requérant produit un certificat médical attestant de difficultés de déplacement, il ressort des pièces du dossier qu'il a fait des allers-retours entre la France et l'Algérie en 2017 et 2018 et en différents points du territoire français en 2019, 2020 et 2021. Par suite, M. A ne démontre pas relever de la protection prévue à l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le moyen sera écarté.
14. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. En se bornant à faire valoir qu'il serait soumis à un risque de traitement contraire aux stipulations de cet article en cas de retour en Algérie, dès lors que la poursuite des soins dont il bénéficie en France serait impossible, M. A ne démontre pas qu'il serait directement exposé à un risque sérieux et actuel de subir des traitements prohibés par les stipulations précitées en cas de retour dans son pays d'origine. Il s'ensuit que M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Hameline, présidente,
- M. Garron, premier conseiller,
- Mme Simeray, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
Signé
M-L. HamelineL'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Garron
Le greffier,
Signé
C. Alves
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026