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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2203366

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2203366

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2203366
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantGARREAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 avril 2022 et 9 février 2024, Mme B A, représentée par Me Ganne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 novembre 2021 par laquelle le directeur de l'établissement d'hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) public intercommunal Un Jardin Ensoleillé l'a suspendue de ses fonctions à titre provisoire, ensemble la décision de rejet née du silence gardé par son employeur sur son recours gracieux ;

2°) d'annuler la décision implicite de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée (CDD) ou, en tout état de cause, de son contrat à durée indéterminé (CDI) du 22 février 2022 ;

3°) d'annuler la décision du 1er avril 2022 portant rejet de sa demande de régularisation de sa situation financière et de sa demande indemnitaire ;

4°) d'enjoindre au directeur de l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé de la réintégrer en qualité d'agent contractuel en CDD ou en CDI, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

5°) de condamner l'EHPAD Un jardin ensoleillé à l'indemniser de l'intégralité des préjudices qu'elle a subis ;

6°) de mettre à la charge de l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé au profit de son conseil la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- ses conclusions à fin d'annulation de la décision du 1er avril 2022 sont recevables tout comme ses conclusions indemnitaires ;

- la décision de suspension à titre conservatoire du 2 novembre 2021 est entachée de vices de procédure dès lors que son employeur n'a pas saisi le conseil de discipline, qu'elle n'a pas fait l'objet de poursuites pénales et que la décision a été effective avant de lui être notifiée;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que les agissements qui lui sont reprochés ne revêtent pas le caractère d'une faute disciplinaire grave ;

- elle constitue un détournement de pouvoir en ce qu'elle présente en réalité le caractère d'un licenciement pour insuffisance professionnelle ;

- elle constitue une sanction déguisée de licenciement pour motif disciplinaire ;

- la décision implicite de non renouvellement de son CDD et de refus d'embauche en CDI est entachée d'un vice de procédure dès lors que l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé n'a pas respecté le délai de prévenance prévu à l'article 41 du décret du 6 février 1991 s'agissant du non-renouvellement du CDD, ni la tenue d'un entretien préalable s'agissant du CDI et elle n'a pas été mise en mesure de présenter ses observations ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'intérêt du service de ne pas renouveler son contrat n'est pas démontré et que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas établis ;

- elle constitue un détournement de pouvoir en ce qu'elle présente en réalité le caractère d'un licenciement pour insuffisance professionnelle ou pour motif disciplinaire ;

- elle aurait dû bénéficier d'un contrat à durée indéterminée ;

- les illégalités de ces décisions constituant des fautes de nature à engager la responsabilité de leur auteur, elle a droit d'obtenir réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 décembre 2022, l'EHPAD Jardin Ensoleillé, représenté par Me Garreau, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les conclusions dirigées contre le courrier du 1er avril 2022 sont irrecevables dès lors que ce courrier émanant du conseil de l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé ne constitue pas une décision administrative susceptible de recours ;

- les conclusions indemnitaires sont irrecevables, Mme A étant forclose pour contester la décision de rejet implicite de ses demandes indemnitaires préalables ;

- les moyens soulevés par Mme A ne sont en tout état de cause pas fondés.

Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juin 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;

- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Hétier-Noël, rapporteure,

- les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique,

- les observations de Me Ganne, représentant Mme A, présente,

- et celles de Me Garreau, représentant l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été recrutée en qualité d'aide-soignante par l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé par un contrat à durée déterminée débutant le 1er octobre 2020. Ce contrat a fait l'objet de plusieurs renouvellements, le dernier le 2 septembre 2021 pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2021. Par une décision du 2 novembre 2021, le directeur de l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé l'a suspendue de ses fonctions à titre conservatoire jusqu'au 31 décembre 2021, décision contre laquelle Mme A a formé un recours gracieux le 12 décembre 2021, resté sans réponse. Par un courrier du 14 janvier 2022, Mme A a demandé à son ancien employeur la régularisation de sa situation financière, puis, par courrier du 10 mars 2022, lui a adressé une demande indemnitaire préalable en vue de la réparation des préjudices qu'elle estimait avoir subis du fait des illégalités commises par l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé. Ses demandes ont été rejetées par un courrier du conseil de l'EHPAD du 1er avril 2022. Mme A demande au tribunal d'une part l'annulation de la décision du 2 novembre 2021, ensemble la décision implicite portant rejet de son recours gracieux, de deuxième part l'annulation de la décision implicite de non-renouvellement de son CDD ou, en tout état de cause, de son CDI du 22 février 2022, de troisième part l'annulation de la décision de rejet de ses demandes du 1er avril 2022 et de quatrième part de condamner l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé à l'indemniser en réparation des préjudices subis.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision de suspension, ensemble la décision implicite confirmative :

2. Aux termes de l'article 39-1 du décret du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière : " En cas de faute grave commise par un agent contractuel, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité définie à l'article 40 du présent décret. La durée de la suspension ne peut toutefois excéder celle du contrat / (). "

3. En premier lieu, aucun texte n'enferme dans un délai déterminé l'exercice de l'action disciplinaire ni même fasse obligation à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'engager une procédure disciplinaire en cas de décision de suspension. Dès lors le moyen tiré de l'existence d'un vice de procédure en l'absence de saisine du conseil de discipline doit être écarté.

4. En deuxième lieu, si la requérante soutient qu'elle a reçu un appel de son employeur le 2 novembre 2021 lui interdisant l'accès à l'établissement alors même que la notification de la décision de suspension n'a été effectuée le 4 novembre 2021, elle ne produit aucun élément probant qui établirait ces circonstances, alors qu'elles sont contestées par l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé, en dehors d'un extrait de SMS. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice de procédure du fait qu'elle aurait été appliquée avant d'être notifiée doit être écarté.

5. En troisième lieu, la suspension d'un agent, prononcée en application des dispositions précitées de l'article 39-1 du décret du 6 février 1991, constitue une mesure conservatoire, prise dans l'intérêt du service lorsque les faits imputés à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité.

6. Il ressort des pièces du dossier que pour fonder sa décision de suspension le directeur de l'EHPAD Jardin Ensoleillé a relevé que tous les agents de nuit refusaient de travailler avec la requérante et que sa suspension était nécessaire pour assurer la continuité du service de nuit.

7. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier des témoignages recueillis par le directeur de l'établissement lors de l'enquête administrative menée en octobre 2021, que Mme A ne souhaitait pas travailler en binôme, qu'elle a menacé certains agents en leur disant de faire attention à ce qu'ils pouvaient dire dans le cadre de l'enquête et qu'elle montait les personnes les unes contre les autres, un agent ayant indiqué qu'elle était source de stress et qu'il ne voulait plus travailler avec elle. Dans ces conditions, le conflit entre les agents pouvant être de surcroît susceptible de paralyser le fonctionnement du service de nuit, les faits imputés à Mme A présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour que soit prononcé une mesure de suspension à son encontre dans l'intérêt du service, la circonstance qu'elle ait fait l'objet d'une bonne évaluation en 2020 étant sans incidence sur la légalité de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'erreur d'appréciation doit être écarté, sans qu'il soit besoin de retenir la substitution de motif proposée en défense.

8. En quatrième lieu, à supposer que Mme A ait entendu évoquer un moyen tiré de l'erreur de droit en ce qu'elle n'a pas fait l'objet de poursuites pénales, ce moyen ne peut être utilement soulevé alors que la décision attaquée n'est pas fondée sur ce motif. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, dès lors que la mesure de suspension n'est pas entachée d'erreur d'appréciation, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait une sanction déguisée puisqu'elle présenterait le caractère d'un licenciement pour insuffisance professionnelle ou pour motif disciplinaire constituant un détournement de procédure doivent être écartés.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation de la décision du 2 novembre 2021, ensemble la décision confirmative, doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision implicite de refus de renouvellement du CDD et de refus d'embauche en CDI :

11. En premier lieu, aux termes de l'article 41 du décret du 6 février 1991 précité dans sa version alors applicable : " Lorsque l'agent contractuel a été recruté pour une période déterminée susceptible d'être reconduite, l'autorité signataire du contrat notifie à l'intéressé son intention de renouveler ou non le contrat, au plus tard : 1° Le huitième jour précédant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; () ".

12. La méconnaissance du délai dont dispose l'administration pour notifier à l'agent non titulaire son intention de renouveler ou non son engagement, si elle est susceptible d'engager la responsabilité de l'administration, n'entraîne pas l'illégalité de la décision de non-renouvellement du contrat. Par suite, le moyen tiré de ce qu'en l'absence de notification régulière de la décision implicite de non renouvellement de son contrat, Mme A aurait été privée du bénéfice du délai de prévenance prévu par l'article 41 du décret du 6 février 1991 est sans incidence sur la légalité de la décision litigieuse et doit être écarté.

13. En deuxième lieu, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.

14. Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose que l'agent dont le contrat n'est pas renouvelé soit mis à même de présenter ses observations préalablement à une telle décision. Il suit de là que ce second vice de procédure invoqué soit être également écarté.

15. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé a recruté une aide-soignante titulaire par décision du 25 novembre 2021 avec une prise de poste dès le 1er janvier suivant. Par suite, les moyens tirés de l'absence d'intérêt du service et de détournement de pouvoir doivent être écartés.

16. En quatrième lieu, aux termes de l'article 9 de la loi du 9 janvier 1986 précitée dans sa version alors applicable : " Tout contrat de travail conclu ou renouvelé en application du présent article avec un agent qui justifie d'une durée de services publics de six ans sur des fonctions relevant de la même catégorie hiérarchique est conclu, par décision expresse, pour une durée indéterminée ".

17. Il ressort des pièces du dossier que, comme il a été dit au point 1, Mme A a été embauchée en CDD débutant le 1er octobre 2020, ce contrat ayant fait l'objet de plusieurs renouvellements, le dernier le 2 septembre 2021 pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2021. Dans ces conditions Mme A ne justifie pas d'une durée de services publics de six ans sur des fonctions relevant de la même catégorie et ne remplit ainsi pas les conditions édictées à l'article 9 précité. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée de refus de conclure un CDD serait entachée d'une erreur de droit doit être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation de la décision de l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé, de la décision implicite de rejet du renouvellement de son contrat à durée déterminée et de refus de conclusion d'un contrat à durée indéterminée doivent être rejetées.

En ce qui concerne le courrier du 2 avril 2022 :

19. Le rejet d'un recours gracieux exercé tendant au retrait d'un acte soumis au contrôle de légalité ne peut naître du seul envoi par le conseil de cette personne publique d'un courrier faisant état du refus de cette personne publique de faire droit à ce recours, dès lors que n'est pas jointe à ce courrier la décision de la personne publique elle-même.

20. En l'espèce, aucune décision administrative n'a pu naître du seul envoi par le conseil de l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé du courrier du 1er avril 2022 informant Mme A des motifs de rejet de ses recours gracieux dès lors que n'est pas jointe à ce courrier la décision de la personne publique elle-même. Par suite, les conclusions à fin d'annulation du courrier du 1er avril 2022 doivent être rejetées comme irrecevables.

En ce qui concerne la décision implicite portant rejet de la demande préalable d'indemnisation :

21. La décision implicite de rejet de la demande préalable d'indemnisation formulée par Mme A le 22 mars 2022 a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de sa demande laquelle conduit le juge à se prononcer sur le droit de l'intéressée à percevoir la somme qu'elle réclame. Par suite, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Par suite, les conclusions tendant à son annulation doivent, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête à fin d'annulation des décisions contestées, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A doivent être également rejetées.

Sur les conclusions indemnitaires :

23. En premier lieu, pour les motifs précédemment exposés aux points 2 à 19, l'EHPAD n'a entaché ses décisions d'aucune illégalité fautive.

24. En second lieu, Mme A soutient que l'EHPAD Un Jardin Ensoleillé a commis une faute dès lors qu'il n'a pas tenu sa promesse de l'engager en CDI à l'expiration de son dernier CDD le 31 décembre 2021. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction que l'établissement lui aurait fait une telle promesse de sorte que Mme A n'est pas davantage fondée à rechercher sa responsabilité en raison d'une promesse non tenue.

25. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que Mme A n'est pas fondée à solliciter la condamnation de l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé à l'indemniser au titre des préjudices qu'elle allègue avoir subis.

Sur les frais liés au litige :

26. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la requérante Mme A la somme demandée par celui-ci.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Me Ganne et à l'EHPAD public intercommunal Un Jardin Ensoleillé.

Délibéré après l'audience du 24 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Simon, présidente,

Mme Hétier-Noël, première conseillère,

Mme Diwo, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

La rapporteure,

signé

C. Hétier-Noël

La présidente,

signé

F. Simon

La greffière,

signé

A. Vidal

La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé de Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière en chef,

La greffière,

No 2203366

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