lundi 16 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203498 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | HACHEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2022, M. B A, représenté par
Me Hachem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 février 2022 par laquelle le maire de Réotier s'est tacitement opposé à sa déclaration préalable déposée le 24 juillet 2018 et portant sur un projet de réfection et de surélévation d'une toiture et de création de quatre fenêtres de toit d'une maison à usage d'habitation située lieu-dit Les Aubres ;
2°) d'enjoindre le maire de la commune de Réotier à réexaminer cette déclaration préalable dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Réotier la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juin 2024, la commune de Réotier, représentée par Me Neveu, conclut au non-lieu à statuer.
Par un mémoire enregistré le 14 juin 2024, M. A, représenté par Me Hachem, demande au tribunal de prendre acte du non-lieu à statuer et de mettre à la charge de la commune de Réotier la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- l'arrêt n° 22MA00833 de la cour administrative d'appel de Marseille du 28 décembre 2023 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 2 août 2018, le maire de la commune de Réotier s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 24 juillet 2018 par
M. A pour des travaux portant sur une maison d'habitation située lieu-dit Les Aubres. Par un jugement du 3 février 2022, le tribunal a annulé cette décision et a enjoint à la commune de réinstruire cette déclaration préalable, à laquelle le maire s'est une nouvelle fois opposé par une décision du 25 février 2022 dont M. A demande l'annulation dans la présente instance.
3. Cependant, par l'arrêt susvisé n° 22MA00833 du 28 décembre 2023, postérieur à l'introduction de l'instance, la cour administrative d'appel de Marseille a enjoint au maire de Réotier de délivrer à M. A un certificat de non-opposition tacite à cette déclaration préalable, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt, devenu définitif depuis. La cour a considéré que les pièces demandées à M. A pour compléter l'instruction de sa déclaration n'étaient pas au nombre des pièces exigibles en application de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme et qu'il en résultait que M. A était titulaire d'une décision tacite de non-opposition à l'issue du délai d'instruction de droit commun d'un mois, soit en l'espèce le 11 octobre 2018. Dans ces conditions, les conclusions de la requête de M. A, tendant à l'annulation de la décision du maire de Réotier de s'opposer à sa déclaration préalable sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer. Il n'y a pas lieu, non plus, de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A, présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée M. B A et à la commune de Réotier.
Fait à Marseille, le 16 juin 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
signé
I. Hogedez
La République mande et ordonne au préfet des Hautes-Alpes en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026