mercredi 6 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203691 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SIGRIST |
Vu la procédure suivante :
Par un courrier enregistré au greffe le 29 avril 2022, les " héritiers de M. D ", représentés par Me Hamaïli, demande au Tribunal à ce que " des droits financiers leur soient accordés en compensation du retard " en qualité d'ayant-cause de leur père, lequel avait la qualité de victime civile de guerre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- le code de justice administrative
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. En l'espèce, par la présente requête présentée par ministère d'avocat, dont la lecture et la portée sont difficilement compréhensibles, les héritiers de M. D, dont de surcroît les noms ne sont pas indiqués dans la requête, demandent à ce que leur soit versé les " droits financiers en compensation du retard" au titre de la pension du chef de leur défunt père, victime civile d'un attentat perpétré en Algérie. Toutefois, dès lors qu'elles n'ont pas été précédées d'une demande préalable auprès de la sous-direction des pensions du ministère des armées, de telles conclusions pécuniaires n'entrent pas dans les prévisions de l'article L. 911-1 et suivants du code de justice administrative et sont manifestement irrecevables. A supposer même que les requérants puissent être regardés comme ne soulevant pas un litige distinct et comme ayant entendu demander l'exécution du jugement n° 2003840 du 8 mars 2022 du présent Tribunal relatif aux droits de Mme D, il leur appartiendrait de saisir préalablement le ministère des armées afin qu'il prenne les mesures d'exécution qu'implique ce jugement, puis le cas échéant, de mettre en œuvre, dans les formes et voies de droit requises, la procédure prévue par les dispositions des articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative, avant toute saisine du juge de l'exécution entrant en phase juridictionnelle.
Il résulte de ce qui précède que, dans ces conditions, la requête des héritiers de M. D est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête des héritiers de M. D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D, M. C D et M. B D.
Fait à Marseille, le 6 juillet 2022.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
X. HAÏLI
La République mande et ordonne à la ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P. La greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026