mercredi 24 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2203950 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | CHEVALLIER-MAUPOU |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 11 mai 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône demande au tribunal d'annuler la délibération n° 21-287 du 10 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de la commune de Martigues a approuvé le nouveau règlement de gestion du temps de travail de son personnel.
Il soutient que :
- le calcul du temps de travail effectif annuel des agents de la commune est erroné ;
- la commune a méconnu l'article 6 de loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 en s'abstenant de mettre en place la journée de solidarité ;
- elle a diminué le temps de travail de certains de ses agents sans justifier de l'existence de sujétions inhérentes à l'exercice de leurs fonctions ;
- elle a octroyé des jours de congés dit " autres " et des jours fériés, dits " locaux ", ainsi que des jours dits de fractionnement qui diminuent illégalement le temps de travail devant être effectivement accompli par ses agents ;
- le règlement est dépourvu de base légale depuis le 1er janvier 2022 en application de l'article 47 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2022, la commune de Martigues, représentée par Me Chevallier-Maupou, conclut au rejet du déféré et à la mise à la charge de l'Etat de la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par le préfet des Bouches-du-Rhône ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 26 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 20 octobre 2022 en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 ;
- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ;
- le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 ;
- le décret n° 2000-815 du 25 août 2000 ;
- le décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Balussou,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Mme A, représentant le préfet des Bouches-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération n° 21-287 du 10 décembre 2021, le conseil municipal de la commune de Martigues a adopté le nouveau règlement de gestion du temps de travail de son personnel. Cette délibération a été reçue en préfecture le 20 décembre 2021 au titre du contrôle de légalité. Par une lettre du 18 janvier 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône a demandé au maire de retirer cette délibération. Cette demande a été rejetée partiellement par une décision du 16 mars 2022. Le préfet doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler, d'une part, les dispositions du règlement en tant qu'elles ne prévoient ni un temps de travail annuel de 1 607 heures ni la mise en place de la journée de solidarité, qu'elles octroient aux agents des " congés locaux ", des " jours fériés locaux " ainsi que des jours de fractionnement irréguliers et ne justifient pas les sujétions par lesquelles certains agents bénéficient d'une diminution de leur temps de travail et, d'autre part, la délibération du 10 décembre 2021 en tant qu'elle approuve ces dispositions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail des agents des collectivités territoriales et des établissements publics mentionnés au premier alinéa de l'article 2 sont fixées par la collectivité ou l'établissement, dans les limites applicables aux agents de l'Etat, en tenant compte de la spécificité des missions exercées par ces collectivités ou établissements () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail applicables aux agents des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant sont déterminées dans les conditions prévues par le décret du 25 août 2000 () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat et dans la magistrature : " La durée du travail effectif est fixée à trente-cinq heures par semaine dans les services et établissements publics administratifs de l'Etat ainsi que dans les établissements publics locaux d'enseignement. / Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures maximum () / Cette durée annuelle peut être réduite () pour tenir compte des sujétions liées à la nature des missions et à la définition des cycles de travail qui en résultent () ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " La durée du travail effectif s'entend comme le temps pendant lequel les agents sont à la disposition de leur employeur et doivent se conformer à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Le travail est organisé selon des périodes de référence dénommées cycles de travail. Les horaires de travail sont définis à l'intérieur du cycle, qui peut varier entre le cycle hebdomadaire et le cycle annuel de manière que la durée du travail soit conforme sur l'année au décompte prévu à l'article 1er. / () / Les conditions de mise en œuvre de ces cycles et les horaires de travail en résultant sont définies pour chaque service ou établissement () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le décompte de la durée du temps de travail dans les collectivités territoriales et leurs établissements publics s'effectue sur une base annuelle et que cette durée est, sauf dans l'hypothèse où les agents sont soumis à des sujétions particulières, fixée à 1607 heures.
4. Le préfet des Bouches-du-Rhône ne conteste pas que le régime hors dérogations de la durée de travail des agents de la commune de Martigues comprend deux cycles de travail d'une durée journalière soit de 7 heures 20, soit de 7 heures 45. Pour accomplir 1607 heures annuellement, les agents doivent ainsi exercer leurs fonctions respectivement 219 et 207 jours. Dès lors que ces durées sont celles prévues par le règlement en litige, le préfet n'est pas fondé à soutenir que la commune de Martigues aurait procédé à un calcul erroné de la durée du temps de travail de ses agents.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 3133-7 du code du travail : " La journée de solidarité instituée en vue d'assurer le financement des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées prend la forme : / 1° D'une journée supplémentaire de travail non rémunérée pour les salariés ; () ". Aux termes de l'article 6 de loi du 30 juin 2004 relative à la solidarité pour l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées : " Pour les fonctionnaires et agents non titulaires relevant de () la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale (), la journée de solidarité mentionnée à l'article L. 3133-7 du code du travail est fixée dans les conditions suivantes : / -dans la fonction publique territoriale, par une délibération de l'organe exécutif de l'assemblée territoriale compétente, après avis du comité technique concerné ; / () / Dans le respect des procédures énoncées aux alinéas précédents, la journée de solidarité peut être accomplie selon les modalités suivantes : / 1° Le travail d'un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai ; / 2° Le travail d'un jour de réduction du temps de travail tel que prévu par les règles en vigueur ; / 3° Toute autre modalité permettant le travail de sept heures précédemment non travaillées, à l'exclusion des jours de congé annuel () ".
6. Dès lors que le règlement en litige dispose que la durée annuelle de travail à effectuer par les agents de l'établissement est de 1607 heures au lieu de 1600 heures, qui correspondaient à la durée légale prévue avant la mise en œuvre de la journée de solidarité, la commune de Martigues a implicitement mais nécessairement mis en œuvre ce dispositif et n'a pas, par suite, méconnu les dispositions précitées de l'article 6 de la loi du 30 juin 2004.
7. En troisième lieu, les dispositions précitées des articles 1er et 4 du décret du 25 août 2000 n'ont ni pour objet, ni pour effet d'interdire que soit fixée une durée hebdomadaire du travail supérieure à 35 heures, dès lors que celle-ci n'excède pas les durées hebdomadaires de travail effectif maximum définies à l'article 3 du même décret et s'accompagne de l'octroi d'un nombre de journées de réduction du temps de travail suffisant pour permettre de respecter la durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures.
8. Ainsi qu'il vient d'être dit, la durée annuelle de temps de travail est fixée à 219 jours par an pour un cycle journalier de 7 heures 20 et à 207 jours par an pour un cycle journalier de 7 heures 45. Par ailleurs, il est constant que le nombre annuel de jours de repos hebdomadaires s'élève à 104, que les jours fériés correspondant à des jours ouvrés chômés sont fixés par convention à 8 par an, et que le nombre de jours de congés annuels pour les agents à temps complet est de 25 en application de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux. Le règlement en litige ne prévoit aucun jour de réduction de temps de travail (RTT) pour les agents effectuant un cycle de 7 heures 20, et 12 jours de RTT pour ceux effectuant un cycle de 7 heures 45, soit un total de 356 jours par an dans les deux cas. Il ressort des dispositions du règlement en litige que le reliquat de jours de l'année a été affecté à deux catégories, à savoir 5 jours de " congés locaux " et 3 " jours fériés locaux ". L'affectation de ces journées, quelle que soit leur dénomination, n'a toutefois pas pour effet, compte-tenu de la durée des cycles de travail et du nombre de jours travaillés, de réduire irrégulièrement la durée de temps de travail effectif. Le préfet des Bouches-du-Rhône n'est donc pas fondé à soutenir qu'une illégalité entacherait les dispositions du règlement instituant ces jours de congés et jours fériés locaux.
9. En quatrième lieu, aux termes du dernier alinéa de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985 : " Un jour de congé supplémentaire est attribué au fonctionnaire dont le nombre de jours de congé pris en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre est de cinq, six ou sept jours ; il est attribué un deuxième jour de congé supplémentaire lorsque ce nombre est au moins égal à huit jours ".
10. Si le préfet des Bouches-du-Rhône soutient que la commune de Martigues a illégalement accordé des jours dit " de fractionnement " en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 1er du décret du 26 novembre 1985, il ressort du règlement en litige qu'il précise que de tels jours sont attribués aux agents qui utilisent les jours de congés en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre conformément à ces dispositions. Dans ces contions, le préfet n'est pas fondé à soutenir que ces jours sont irrégulièrement accordés aux agents de la commune.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 2 du décret du 12 juillet 2001 : " L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement peut, après avis du comité social territorial compétent, réduire la durée annuelle de travail servant de base au décompte du temps de travail défini au deuxième alinéa de l'article 1er du décret du 25 août 2000 susvisé pour tenir compte de sujétions liées à la nature des missions et à la définition des cycles de travail qui en résultent, et notamment en cas de travail de nuit, de travail le dimanche, de travail en horaires décalés, de travail en équipes, de modulation importante du cycle de travail ou de travaux pénibles ou dangereux ".
12. Tout d'abord, s'agissant des agents placiers de la direction des affaires civiles, juridiques et funéraires, aux fins de justifier la réduction de leur durée de travail effectif à 1512 heures par an au lieu de 1607 heures, le règlement se borne à mentionner que trois postes sont concernés, que le temps de travail est annualisé pour l'un des postes avec une durée hebdomadaire de 33 heures 30 et que les deux autres postes fonctionnent en deux cycles saisonniers, à savoir une période d'hiver du 1er octobre au 30 avril avec durée hebdomadaire de 30 heures 30 et une période d'été du 1er mai au 30 septembre avec une durée hebdomadaire de 36 heures 30. Ces indications, ainsi qu'une unique mention relative au travail le dimanche, sont insuffisantes pour justifier que les conditions de durée et de répartition du temps de travail pour ces postes constitueraient des sujétions de nature à justifier la diminution du temps de travail des agents concernés à 1512 heures par an. Le préfet est, dès lors fondé à soutenir que l'article 3.1.2.3 du règlement en litige méconnaît les dispositions précitées.
13. Par ailleurs, s'agissant des agents de l'équipe technique de la Halle, en se bornant à reprendre à l'identique dans le règlement les termes des dispositions précitées de l'article 2 du décret 12 juillet 2001 et à ajouter que le temps de travail est annualisé en fonction du plan de charge, la commune de Martigues n'apporte aucun élément permettant de justifier son choix d'abaisser le temps de travail des intéressés à 1512 heures par an. L'article 3.1.6.1 du règlement contesté est, par suite, également entaché d'illégalité à cet égard.
14. En revanche, s'agissant des agents du poste central de sécurité, le règlement précise que les cycles de travail sont organisés en sept roulements sur huit semaines avec quatre roulements journée-matin-journée-après-midi-nuit-3 repos, un roulement journée-matin-journée-matin-nuit-4 repos, un roulement matin-journée-après-midi-nuit-4 repos, un roulement matin-journée-après-midi-nuit-3 repos avec des plages horaires de 5 à 13 heures 15 le matin, de 8 heures 15 à 12 heures 30 et de 14 à 18 heures ou de 7 à 11 heures 15 et de 13 à 17 heures la journée, de 13 à 21 heures 15 l'après-midi et de 21 à 5 heures 15 la nuit. Compte tenu des horaires décalés des agents concernés, du travail à effectuer de nuit et le dimanche et ce, de manière régulière, le préfet, qui ne conteste pas utilement les sujétions ainsi justifiées, n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que la commune a décidé d'abaisser le temps de travail effectif de ces agents à 1 512 heures par l'article 3.1.7.4 du règlement contesté.
15. En sixième et dernier lieu, aux termes de l'article 47 de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, : " I. - Les collectivités territoriales et les établissements publics mentionnés au premier alinéa de l'article 2 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ayant maintenu un régime de travail mis en place antérieurement à la publication de la loi n° 2001-2 du 3 janvier 2001 relative à la résorption de l'emploi précaire et à la modernisation du recrutement dans la fonction publique ainsi qu'au temps de travail dans la fonction publique territoriale disposent d'un délai d'un an à compter du renouvellement de leurs assemblées délibérantes pour définir, dans les conditions fixées à l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 précitée, les règles relatives au temps de travail de leurs agents. Ces règles entrent en application au plus tard le 1er janvier suivant leur définition () ".
16. Pour les mêmes motifs que ceux qui ont été indiqués aux points 12 et 13, les dispositions des articles 3.1.2.3 et 3.1.6.1 du règlement en litige relatives au temps de travail des agents placiers et des agents de l'équipe technique de la Halle méconnaissent la règlementation applicable à l'aménagement et à la réduction du temps de travail à compter du1er janvier 2022 et doivent, par suite, être annulées.
17. Il résulte de ce qui précède que seules les dispositions du règlement intérieur général de l'aménagement et de la réduction du temps de travail citées au point précédent doivent être annulées ainsi que, dans la même mesure, celles de la délibération du 10 décembre 2021 par laquelle la commune de Martigues a adopté ce règlement.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre des frais exposés par la commune de Martigues et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les dispositions des articles 3.1.2.3 et 3.1.6.1 du règlement intérieur général de l'aménagement et de la réduction du temps de travail applicable aux agents de la commune de Martigues, en tant qu'elles réduisent la durée annuelle du travail des agents qu'elles visent, ainsi que la délibération du conseil municipal de Martigues du 10 décembre 2021 en tant qu'elle approuve ces dispositions, sont annulées.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au préfet des Bouches-du-Rhône et à la commune de Martigues.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Balussou, première conseillère,
Assistées par Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
E.-M. Balussou
La présidente,
Signé
M.-L. HamelineLa greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026