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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2203972

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2203972

lundi 26 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2203972
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantKUHN-MASSOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 mai 2022, Mme E D

épouse B, représentée par Me Kuhn-Massot, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 6 janvier 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande d'admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai d'un mois et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour comportant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

Elle soutient que l'arrêté méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.

Par une décision du 11 avril 2022, la demande d'aide juridictionnelle présentée par

Mme B a été déclaré caduque.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu, au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 12 septembre 2022, en présence de Mme Ibram, greffière d'audience, le rapport de Mme Josset, présidente.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A D épouse B, ressortissante tunisienne, demande l'annulation de l'arrêté du 6 janvier 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté la demande d'admission au séjour présentée sur le fondement de la vie privée et familiale, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Par ailleurs, il appartient au préfet, saisi d'une demande de titre de séjour par un étranger en vue de régulariser sa situation, de vérifier que la décision de refus qu'il envisage de prendre ne comporte pas de conséquences d'une gravité exceptionnelle sur la situation personnelle de l'intéressé.

3. Mme A D épouse B est entrée sur le territoire français pour la dernière fois le 20 avril 2014 munie d'un visa D. Il ressort des pièces du dossier que Mme A D épouse B est mariée depuis le 3 octobre 2020 avec M. B, compatriote titulaire d'une carte de résident valable jusqu'au 27 juillet 2017, qu'elle justifie d'une communauté de vie avec son époux et qu'ils ont eu un enfant ensemble né le 29 juillet 2021. Il ressort également des pièces du dossier que ce dernier est parent d'une enfant française issue d'une précédente union, née le

20 janvier 2013, et qu'il a, par jugement du 4 mai 2017 du juge des affaires familiales près le tribunal judiciaire de Marseille, obtenu la garde exclusive de cette dernière. Dès lors, M. B étant établi durablement sur le territoire, la cellule familiale ne peut se reconstituer dans le pays d'origine de la requérante et son époux. Dans ces conditions, cette dernière est fondée à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en prenant son arrêté du 6 janvier 2022.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 6 janvier 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône doit être annulé dans son ensemble.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5. Eu égard au motif qu'il retient, le présent jugement implique nécessairement que le préfet des Bouches-du-Rhône délivre, dans un délai d'un mois, une carte de séjour temporaire valable un an portant la mention " vie privée et familiale " à Mme B, sans qu'il soit nécessaire d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais d'instance :

6. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et indépendamment de la caducité de la demande d'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à la requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 6 janvier 2022 pris par le préfet des Bouches-du-Rhône est annulé.

Article 2 : Il est enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme A D épouse B une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à Mme A D épouse B la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme G A D épouse B, et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Marseille.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Josset, présidente,

M. Grimmaud, premier conseiller,

Mme Fabre, première conseillère,

Assistés de Mme Ibram, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2022.

La présidente-rapporteure,

signé

M. CL'assesseur le plus ancien,

signé

J.M. F

La greffière,

signé

S. IBRAM

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

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