jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2204060 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RIOU-SARKIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 mai 2022 et 13 octobre 2023, Mme A F épouse D agissant en son nom personnel et en qualité de représentante légale du jeune E B, représentée par Me Riou Sarkis, demande, dans le dernier état de ses écritures, au tribunal :
1°) de condamner solidairement le département des Bouches-du-Rhône et l'Etat à lui verser la somme de 80 000 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis et de ceux supportés par le jeune E, assortie des intérêts à taux légal, à compter de la réception de la première demande indemnitaire préalable ;
2°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône et l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- d'une part, la responsabilité sans faute du département des Bouches-du-Rhône et de l'Etat est engagée à l'égard du jeune E à raison de la présence de l'agent responsable des faits au sein du personnel du collège où ont lieu les faits ;
- d'autre part, l'Etat et le département des Bouches-du-Rhône engagent leur responsabilité pour avoir omis de procéder à la vérification des antécédents judiciaires de l'auteur des faits commis, lors de sa nomination en qualité d'adjoint technique territorial de 2ème classe ;
- en outre, la responsabilité des mêmes personnes publiques pour avoir affecté le responsable des faits sur un poste d'accompagnateur technique informatique auprès de mineurs doit être retenue et, ce alors que le département avait eu connaissance de sa condamnation pénale antérieure pour des faits d'agression sexuelle sur mineur ;
- de plus, la responsabilité de l'Etat et du département pour s'être abstenu de prononcer une sanction disciplinaire à l'encontre de l'auteur est engagée ;
- enfin, il peut être reproché à l'Etat une carence fautive dans l'inscription de la condamnation pénale prononcée à l'encontre de l'intéressé par le tribunal correctionnel de Marseille le 5 novembre 2001, sur son casier judiciaire ;
- le lien de causalité entre les fautes commises et les préjudices subis est établi ;
- le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence supportés par son fils seront réparés par le versement d'une indemnité d'un montant de 50 000€ ;
- le préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qu'elle a subis doivent être réparés par le versement d'une indemnité d'un montant de 30 000€.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2023, le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille, représenté par son recteur en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 décembre 2022 et 10 novembre 2023, le département des Bouches-du-Rhône, représenté par Me Briand, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de tout succombant la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 10 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 novembre 2023, en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'incompétence de l'ordre juridictionnel administratif pour se prononcer sur les conclusions indemnitaires de Mme F épouse D en son nom personnel et en qualité de représentant de E B en réparation des conséquences dommageables découlant de la faute qu'elle impute à l'Etat tenant à son omission dans l'inscription de la condamnation pénale prononcée par le tribunal correctionnel de Marseille le 5 novembre 2001, faute qui n'est pas dissociable de l'exécution de cette condamnation et se rattache nécessairement à l'exercice des fonctions judiciaires.
Par mémoire, enregistré le 8 janvier 2025, Mme F D agissant en son nom personnel et en qualité de représentante légale du jeune E B, représentée par Me Riou Sarkis, a répondu au moyen d'ordre public.
Par courrier, enregistré le 17 janvier 2025, le département des Bouches-du-Rhône a répondu à ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'éducation ;
- le code de procédure pénale ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°2004-204 du 9 mars 2004 ;
- la loi n°2019-791 du 26 juillet 2019 ;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le décret n°2006-1691 du 22 décembre 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Ollivaux,
- les conclusions de M. Boidé , rapporteur public,
- et les observations de Me Champeau pour Mme F épouse D, ainsi que celles de Me Kharoubi-Mattei pour le département des Bouches-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. Alors que le jeune E B, né le 17 novembre 2006, était scolarisé en 4ème au sein au collège Louis Pasteur à Marseille (13009), un agent titulaire du grade d'adjoint technique territorial de 2ème classe où il était affecté en qualité d'assistant technique informatique a été condamné, le 12 mai 2021, par le tribunal correctionnel de Marseille à une peine d'emprisonnement délictuel de dix-huit mois dont une année assortie d'un sursis probatoire pour des faits de corruption de mineur de 15 ans commis courant avril 2018 jusqu'au 12 octobre 2020, sur la personne du mineur. Par jugement du 9 décembre 2022, le tribunal statuant sur les intérêts civils a par ailleurs condamné l'intéressé à verser la somme de 13 827, 50 euros en réparation des préjudices subis par le jeune E. Mme F épouse D tant en son nom personnel qu'en qualité de représentante légale de son fils, engage la responsabilité du département des Bouches-du-Rhône et de l'Etat en réparation de leurs préjudices moraux et des troubles dans leurs conditions d'existence.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
2. Mme F épouse D soutient qu'est engagée la responsabilité sans faute de l'Etat et du département des Bouches-du-Rhône du fait de la présence au sein du collège Louis Pasteur à Marseille d'un agent titulaire ayant été déjà condamné pour des faits d'agression sexuelle sur mineur de 15 ans, exposant les élèves, notamment le jeune E B, à des risques. Or, la circonstance alléguée, pour regrettable soit-elle, ne constitue pas un cas d'ouverture de responsabilité de l'administration sans faute, née d'une situation dangereuse ou de l'exercice d'une activité comportant des risques particuliers. Dès lors, elle ne saurait ouvrir droit à réparation de dommages sur le terrain de la responsabilité sans faute du service public.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme F épouse D n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'Etat et du département des Bouches-du-Rhône, à ce titre.
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
S'agissant de la responsabilité du département des Bouches-du-Rhône :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 5 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Nul ne peut avoir la qualité de fonctionnaire : [] 3° Le cas échéant, si les mentions portées au bulletin n° 2 de son casier judiciaire sont incompatibles avec l'exercice des fonctions ".
5. Il résulte de l'instruction que bien que condamné par le tribunal correctionnel de Marseille le 5 novembre 2001 à une peine d'emprisonnement de trois ans dont deux ans avec sursis, l'auteur des faits de corruption de mineurs sur la personne du jeune E B, a été nommé adjoint technique territorial de 2ème classe stagiaire le 18 août 2008, avant d'être titularisé dans ce grade, le 18 août 2009 et affecté à la direction de l'éducation et des collèges en qualité d'accompagnateur technique informatique, en dernier lieu, au sein du collège Louis Pasteur à Marseille. Lors des formalités précédant la nomination en qualité de stagiaire, le service des ressources humaines du département des Bouches-du-Rhône, à sa demande, s'est vu adresser, le 7 juillet 2008, par l'administration compétente le bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé, portant la mention " néant ". Ayant procédé aux obligations qui lui incombaient afin de vérifier la compatibilité des mentions figurant sur le casier judiciaire avec l'exercice des fonctions confiées, notamment son affectation sur un poste auprès de mineurs, il ne peut être reproché de faute à ce titre, au département.
6. En deuxième lieu, il ne résulte pas davantage de l'instruction que le département des Bouches-du-Rhône ait eu connaissance des procédures précédemment engagées à l'encontre de l'auteur des faits commis sur le jeune E alors qu'il était agent de la commune de Vitrolles, notamment la mesure de suspension de ses fonctions à compter du 22 mars 2000 puis de son exclusion définitive de celles-ci, à titre de sanction disciplinaire, par arrêté du maire de Vitrolles du 27 juin 2002. La production à l'instance des décisions du maire intervenues les 2 mai 2000, 31 juillet 2000 et 27 juin 2002 ne révèle pas la connaissance par le département tant des antécédents judiciaires de l'intéressé que des mesures disciplinaires prononcées, lors de son recrutement le 18 août 2008, en qualité de stagiaire, puis de sa nomination, le 18 août 2009, comme adjoint technique, affecté sur le poste d'assistant technique informatique auprès de mineurs. Dans ces conditions, aucune faute ne peut être reprochée, à cet égard, à cette collectivité.
7. En dernier lieu, il résulte de l'instruction qu'après avoir informé Mme F épouse D le 12 octobre 2020, des faits dont le jeune E était victime, la principale du collège Louis Pasteur a dressé un rapport d'incident, le jour même, transmis aux services du département. Le 2 novembre 2020, à la reprise des cours, à l'issue des vacances scolaire, le responsable des faits a fait l'objet d'une mesure de suspension de ses fonctions, prenant effet le même jour. Eu égard à ces circonstances et à l'éviction du service, de celui-ci Mme F épouse D ne peut reprocher au département des Bouches-du-Rhône d'avoir maintenu l'agent en cause à son poste, durant cette période. En outre, il est constant que l'agent a été réintégré le 7 décembre 2020 et affecté à la direction des territoires et de l'action sociale, direction adjointe des moyens généraux, sur un poste d'assistant informatique, dépourvu de tout contact avec des mineurs, compatible avec les mentions complètes portées sur son casier judiciaire. Le département, auquel il appartient d'apprécier l'opportunité des poursuites disciplinaires, a pu, compte tenu de la mesure d'éviction prise, à titre temporaire et de la condamnation pénale prononcée, modifier l'affectation de l'auteur des faits, sans engager de procédure disciplinaire. Dès lors, l'absence de sanction disciplinaire prononcée à l'encontre de l'intéressé ne constitue pas une faute de nature à engager la responsabilité du département des Bouches-du-Rhône à l'égard de la requérante.
8. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F épouse D n'est pas fondée à rechercher la responsabilité du département des Bouches-du-Rhône pour faute.
S'agissant de la responsabilité de l'Etat :
9. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le ministère de l'Education nationale n'étant pas l'employeur de l'auteur des faits commis à l'encontre du jeune E, il ne saurait être reproché à ses services d'avoir procédé à son recrutement en 2008 puis 2009 en omettant de procéder à la vérification des mentions portées sur son casier judiciaire. De même, il ne leur appartenait pas, pour le même motif, d'engager une procédure disciplinaire à son encontre, le cas échéant, de prononcer une sanction. En conséquence, la responsabilité de l'Etat ne peut être engagée, au titre des fautes ainsi alléguées.
10. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction et ainsi qu'il a été indiqué au point 7, à la suite de l'entretien du 9 octobre 2020 avec le jeune E qui a porté à sa connaissance la teneur des propos tenus par l'adjoint territorial en cause, la principale du collège Louis Pasteur a reçu l'agent, en présence de la principale adjointe à bref délai et, après rendez-vous avec la mère du mineur, transmis, dès le 12 octobre suivant, un rapport d'incident aux services du département des Bouches-du-Rhône. Dès lors, l'ensemble des mesures nécessaires ont été menées par la responsable de l'établissement d'enseignement afin de permettre à l'autorité compétente d'adopter les décisions appropriées. Par suite, aucune faute ne saurait être reprochée à l'Etat, sur ce point.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 69 du code de procédure pénale : " Le service du casier judiciaire national automatisé, dès qu'il est avisé, enregistre sur les fiches les mentions prescrites aux articles 769 et 769-1. L'avis lui est adressé dans les plus brefs délais : () 8° Pour les décisions prises en application des articles 132-21 du code pénal, 702-1, 775-1 et 777-1 du code de procédure pénale, par le greffier de la juridiction qui a statué ; (). /Ces avis peuvent être adressés au service du casier judiciaire national automatisé (). ".
12. Il résulte de l'ensemble des dispositions précitées du code de procédure pénale que les mentions portées au casier judiciaire national font suite à une décision de la juridiction judiciaire. Les actes du service du casier judiciaire national participent de l'exécution de cette décision. Le code de procédure pénale institue par ailleurs des procédures visant à rectification ces mentions. Ainsi, l'établissement et la transmission des fiches pénales au service du casier judiciaire national et leur enregistrement par ce service, ainsi que les actions en rectification des mentions portées au casier relèvent d'actes qui ne sont pas dissociables de l'exécution de la condamnation prononcée et de procédures relevant du juge judiciaire.
13. Mme F épouse D soutient que l'Etat doit voir sa responsabilité engagée à raison de la carence fautive de ses services dans l'enregistrement sur les fiches du casier judiciaire de l'auteur des faits commis sur la personne du jeune E, de la première condamnation prononcée par le tribunal correctionnel le 5 novembre 2001. Or, eu égard aux points précédents et ainsi que le tribunal en a informé les parties sur le fondement de l'article L. 611-7 du code de justice administrative, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur les conclusions en réparation des conséquences dommageables découlant de l'omission fautive alléguée, faute qui n'est pas dissociable de l'exécution de cette condamnation et se rattache nécessairement à l'exercice des fonctions judiciaires. Dès lors, de telles conclusions présentées par Mme F épouse D en son nom personnel et en qualité de représentante légale de E doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
14. En dernier lieu, Mme F invoque dans ses écritures, en réponse au moyen d'ordre public communiqué aux parties, postérieurement à la clôture de l'instruction fixée au 24 novembre 2023, une nouvelle faute tenant à la carence fautive des services de l'Etat dans la transmission de l'information relative à la condamnation prononcée par le tribunal correctionnel le 5 novembre 2001 à l'encontre d'un agent public, à l'autorité administrative compétente. Or, en tout état de cause, le maire de Vitrolles, employeur de l'agent en cause a, le 27 juin 2002, exclu définitivement du service l'intéressé, en se fondant sur le motif tiré de sa condamnation pénale. De plus, aucune disposition n'oblige le service du casier judiciaire national automatisé à informer les administrations successives des condamnations portées sur le casier judiciaire de leurs agents. Dès lors, en tout état de cause, Mme F épouse D n'est pas fondée à reprocher une telle faute à l'Etat de nature à engager sa responsabilité.
15. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F épouse D n'est pas fondée à rechercher la responsabilité de l'Etat pour faute.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requérante tendant à leur application et dirigées contre le département des Bouches-du-Rhône et l'Etat, qui ne sont pas parties perdantes. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme F épouse D une somme quelconque au titre de ces dispositions dans les mêmes instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de Mme F épouse D en réparation des conséquences dommageables découlant de la carence fautive dans l'inscription de la condamnation pénale prononcée par le tribunal correctionnel de Marseille le 5 novembre 2001 au casier judiciaire de l'agent public, condamné pour des faits commis à l'encontre du jeune E B, sont rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme F épouse D est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le département des Bouches-du-Rhône au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F épouse D, au département des Bouches-du-Rhône et à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Copie en sera, pour information, adressée au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Délibéré après l'audience du 23 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de M. Giraud, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 février 2025.
La rapporteure,
signé
J. Ollivaux La présidente,
signé
M. Lopa Dufrénot
Le greffier,
signé
P. Giraud
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026