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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2204103

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2204103

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2204103
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation10e Ch Magistrat statuant seul
Avocat requérantSCP BOREL & DEL PRETE

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une requête, enregistrée le 17 mai 2022, M. C A, représenté par Me Poncelet, demande au tribunal : 1°) d'annuler les décisions par lesquelles la Commune de la Ciotat a implicitement rejeté les demandes présentées tendant à la communication des documents suivants : 1) l'étude de l'impact des nuisances sonores (EINS) réalisée à la demande de la ville en tant qu'organisatrice : a) pour l'installation de 20 machines RGB DMX, programmées pour fonctionner durant plusieurs heures à compter du 3 décembre 2021 sur le Port-Vieux de La Ciotat ; b) de l'animation vidéo ayant pour thème " Casse-noisette ", projetée sur la façade du musée ciotaden, du 3 décembre 2021 au 2 janvier 2022 ; 2) Relativement au marché public des illuminations de Noël, pour la période 2021-2022 : a) les avenants ou tout autre document administratif stipulant les rappels préventifs faits par la ville à Blachere Illuminations sur la réglementation devant être respectée en matière de diffusion de bruits et sons amplifiés, ainsi que les recommandations faites afin de ne pas nuire à la tranquillité du voisinage ; b) les avenants ou toute délibération, décision ou arrêté municipal confirmant la commande de cette animation " Casse-noisette " en décembre 2021 et stipulant les rappels préventifs faits par la ville aun prestataire sur la réglementation devant être respectée en matière de diffusion de bruits et sons amplifiés, ainsi que les recommandations faites afin de ne pas nuire à la tranquillité du voisinage ; 3) les enregistrements des niveaux sonores archivés durant 6 mois pour chacune des 30 animations "Casse-noisette " programmées entre le 3 décembre 2021 et le 2 janvier 2022. 2°) d'annuler les décisions implicites confirmatives prises sur le recours gracieux, formé après l'avis de la CADA ; 3°) d'enjoindre à la commune de lui communiquer les informations et les documents demandés, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ; 4°) de mettre à la charge de la commune de La Ciotat le versement à son profit de la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que les documents et informations entre dans le champ de l'obligation de communication prévue par les dispositions des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration et des articles L. 124-1 et suivants du code de l'environnement. Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 mai et 19 juin 2024, la commune de La Ciotat, représentée par le cabinet Borel - Del Prete, conclut au non-lieu partiel sur la requête, au rejet du surplus et à la mise à la charge du requérant de la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune soutient que les documents existants ont été transmis, les autres documents demandés n'ont pas pu être transmis car ils n'existent pas. Par un nouveau mémoire enregistré le 8 juin 2024, M. A soutient que la commune persiste à refuser de communiquer certains documents qu'elle détient. Vu les autres pièces du dossier. Vu : S- le code des relations entre le public et l'administration, - le code de l'environnement, - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. B, - les conclusions de M. Argoud, rapporteur public, - les observations de Me Poncelet pour M. A, - les observation de Me Giordano pour la commune. Considérant ce qui suit : 1. Par deux courriers électroniques que la commune n'a pas contesté avoir réceptionnés, le requérant a demandé la communication des documents suivants : 1) l'étude de l'impact des nuisances sonores (EINS) réalisée à la demande de la ville en tant qu'organisatrice : a) pour l'installation de 20 machines RGB DMX, programmées pour fonctionner durant plusieurs heures à compter du 3 décembre 2021 sur le Port-Vieux de La Ciotat ; b) de l'animation vidéo ayant pour thème " Casse-noisette ", projetée sur la façade du musée ciotaden, du 3 décembre 2021 au 2 janvier 2022 ; 2) relatifs au marché public des illuminations de Noël, pour la période 2021-2022 : a) les avenants ou tout autre document administratif stipulant les rappels préventifs faits par la ville à Blachere Illuminations sur la réglementation devant être respectée en matière de diffusion de bruits et sons amplifiés, ainsi que les recommandations faites afin de ne pas nuire à la tranquillité du voisinage ; b) les avenants ou toute délibération, décision ou arrêté municipal confirmant la commande de cette animation " Casse-noisette " en décembre 2021 et stipulant les rappels préventifs faits par la ville au prestataire sur la réglementation devant être respectée en matière de diffusion de bruits et sons amplifiés, ainsi que les recommandations faites afin de ne pas nuire à la tranquillité du voisinage ; 3) les enregistrements des niveaux sonores archivés durant 6 mois pour chacune des 30 animations "Casse-noisette " programmées entre le 3 décembre 2021 et le 2 janvier 2022. En l'absence de communication des documents dans le délai d'un mois à compter de la réception par l'administration de la demande du requérant, une décision implicite de rejet est née. Le 24 janvier 2022, le requérant a saisi d'un recours contre cette décision implicite de refus, la commission d'accès aux documents administratifs (CADA), qui a émis le 10 mars 2022 un avis favorable à la communication sous réserve de l'occultation préalable des mentions relevant du secret des affaires, en application des articles L311-1 et L311-6 du code, pour les demandes, relatifs à des marchés publics, ne concernant pas des informations relatives à l'environnement. Sur les conclusions à fin d'annulation et les conclusions à fin d'injonction : 2. Il ressort des pièces du dossier que la commune de La Ciotat a transmis en cours d'instance les documents référencés 2) a) et b). Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation concernant ces documents. 3. La commune soutient que les autres documents et informations dont le requérant a demandé la communication n'existent pas. En se bornant à soutenir que l'absence de ces documents méconnaîtrait des obligations légales et règlementaires, le requérant n'apporte aucune contradiction sérieuse à ces allégations de la commune. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le refus de communiquer ces documents et informations méconnaîtrait les dispositions des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ou celles des articles L. 124-1 et suivants du code de l'environnement. Les conclusions à fin d'annulation de la requête concernant ces documents doivent être rejetées. Par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées. Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de commune de La Ciotat le versement au requérant de la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune sur le même fondement. D É C I D E : Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la requête dans la mesure indiquée au point 2.Article 2 : La commune de La Ciotat versera à M. A la somme de 1500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de La Ciotat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune de La Ciotat Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 juillet 2024. Le président, signé J-L. BLa greffière, signé S. IBRAM La République mande et ordonne préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,P/ La greffière en chef,Le greffier, 2N° 2204103

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