jeudi 20 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2204283 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MATHIEU DABOT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 mai et 20 août 2022, Mme D A épouse B, représentée par Me Ballocchi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 mars 2022 par laquelle l'inspecteur du travail des Bouches-du-Rhône a autorisé la société Distribution Casino France à procéder à son licenciement ;
2°) de mettre à la charge solidaire de l'État et de la société Distribution Casino France la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le signataire de la décision attaquée est incompétent ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière ;
- les faits reprochés ne sont pas établis ;
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation ;
- les faits sont prescrits ;
- l'employeur l'a licenciée en raison de son mandat syndical.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2022, ainsi qu'un mémoire enregistré le 29 août 2022 qui n'a pas été communiqué, la société Distribution Casino France, représentée par Me Mathieu, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 11 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2024.
La société Distribution Casino France a été invitée, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, à produire des pièces en vue de compléter l'instruction.
Les pièces présentées par la société Distribution Casino France enregistrées le 23 janvier 2025 ont été communiquées aux parties le 24 janvier 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fabre, rapporteure,
- les conclusions de Mme Pilidjian, rapporteure publique,
- les observations de Me Romain, représentant la société Distribution Casino France.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A épouse B a été employée par la société Distribution Casino France le 26 octobre 1987 en qualité de caissière 2ème degré dans le cadre d'un contrat de travail à durée déterminée, lequel s'est poursuivi par un contrat de travail à durée indéterminée, à compter du 30 avril 1988. Depuis le 1er mars 2021, l'intéressée occupait un poste de responsable commerciale confirmée au sein de l'hypermarché Géant Casino du quartier de La Valentine à Marseille. Élue membre suppléante du comité social et économique dans le collège ouvrier-employé depuis le 8 février 2019, elle en était membre titulaire à compter du 25 juin 2021. Par une décision du 10 décembre 2021, l'inspecteur du travail a refusé d'autoriser son licenciement pour motif disciplinaire, au motif de l'irrégularité de la procédure. Saisi d'une nouvelle demande de la part de la société Distribution Casino France le 31 janvier 2022, l'inspecteur du travail a autorisé le licenciement de Mme A par une décision du 25 mars 2022. Mme A demande au tribunal d'annuler cette décision.
2. En premier lieu, la décision du directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur du 30 décembre 2021 portant affectation des agents de contrôle dans les unités de contrôle et organisation des intérims de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités des Bouches-du-Rhône, publiée au recueil des actes administratifs spécial des Bouches-du-Rhône n°13-2021-375 du 31 décembre suivant, accessible tant au juge qu'aux parties sur le site internet de la préfecture de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, indique que M. C, inspecteur du travail, compétent en matière d'autorisation de licenciement en sa qualité d'inspecteur du travail en vertu des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail, est affecté à la 6ème section de l'unité de contrôle n°13-03 "Etoile-Aubagne-Huveaune " dont dépend l'établissement de la société Distribution Casino France en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 2421-12 du code du travail : " La décision de l'inspecteur du travail est motivée. () " Cette motivation doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision.
4. En l'espèce, la décision de l'inspecteur du travail du 25 mars 2022, qui mentionne notamment les articles du code du travail applicables à la situation de l'intéressée, la procédure suivie, les griefs invoqués par la société Distribution Casino France pour demander l'autorisation de licencier sa salariée ainsi que les griefs retenus à l'issue de l'enquête contradictoire à l'encontre de celle-ci, est suffisamment motivée au regard des dispositions précitées. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision contestée doit donc être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 2421-3 du code du travail : " le licenciement envisagé par l'employeur d'un membre élu à la délégation du personnel au comité social et économique titulaire ou suppléant ou d'un représentant syndical au comité social et économique ou d'un représentant de proximité est soumis au comité social
et économique, qui donne un avis sur le projet de licenciement () ". Aux termes de l'article R. 2421-9 de ce code : " L'avis du comité social et économique est exprimé au scrutin secret après audition de l'intéressé () ".
6. Saisie par l'employeur d'une demande d'autorisation de licenciement d'un salarié protégé, il appartient à l'administration de s'assurer que la procédure d'entretien préalable et de consultation du comité social et économique a été régulière. Elle ne peut légalement accorder l'autorisation demandée que si le comité social et économique a été mis à même d'émettre son avis en toute connaissance de cause, dans des conditions qui ne sont pas susceptibles d'avoir faussé sa consultation.
7. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que la requérante a été convoquée, par courrier du 13 janvier 2022 en sa qualité de membre élue au comité social et économique d'établissement, à une réunion de ce comité prévue le 19 janvier 2022 à 8h30, le courrier précisant que son cas y serait évoqué et qu'elle pourrait être entendue. Si ce courrier, déposé au service de La Poste le 13 janvier 2022, a été présenté le 18 janvier 2022 à sa destinataire, laquelle était absente, et un avis de passage a été déposé dans sa boîte aux lettres indiquant que le courrier serait disponible au bureau de poste à partir du 19 janvier suivant 14 heures, il ressort des pièces du dossier qu'en sa qualité de membre au comité social et économique, Mme A a, en tout état de cause, été destinataire d'une convocation à la réunion de cette instance, accompagnée des documents relatifs à sa situation, par un courriel du 14 janvier 2022 adressé à 13h09 aux membres du CSE dont elle-même, ainsi qu'en atteste le rapport de remise de ce courriel produit en défense. A cet égard, il ne résulte d'aucune disposition législative ou règlementaire que l'employeur serait tenu de convoquer doublement à la réunion du CSE le salarié en sa qualité de membre de ce comité et en sa qualité de sujet de la mesure de licenciement envisagée. Par ailleurs, la requérante n'établit pas ne pas avoir été en mesure de se rendre à la réunion du CSE ni n'avoir pu disposer du délai nécessaire à la préparation de son audition. Il ressort en outre des pièces du dossier qu'elle a écrit à son employeur, par lettre expédiée le 23 décembre 2021, qu'elle ne se rendrait pas à l'entretien préalable prévu le 29 décembre suivant en indiquant qu'elle avait donné tous les éléments au cours d'un précédent entretien qui avait le même objet, à savoir son licenciement pour un motif identique. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure interne préalable au licenciement doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 1332-4 du code du travail : " Aucun fait fautif ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà d'un délai de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance, à moins que ce fait ait donné lieu dans le même délai à l'exercice de poursuites pénales ". Dans le cas du licenciement pour faute d'un salarié protégé, l'inspecteur du travail doit s'assurer que le délai de prescription fixé à l'article L.1332-4 du code du travail en vertu duquel aucun fait ne peut donner lieu à lui seul à l'engagement de poursuites disciplinaires au-delà de deux mois à compter du jour où l'employeur en a eu connaissance est expiré.
9. Pour accorder l'autorisation de licenciement contestée, l'inspecteur du travail a retenu que Mme A avait conservé et utilisé à titre personnel un bon d'achat de 150 euros le 24 août 2021 en ayant recours à sa carte de paiement privative d'achat Casino, que le grief tiré du défaut de neutralisation ou de déduction de bons d'achats de clients du magasin était partiellement établi, alors même que le détournement d'autres bons d'achat ne pouvait être imputé avec certitude à la salariée. Il ressort des pièces du dossier la société Distribution Casino France a eu connaissance de ces faits à la suite d'une enquête interne réalisée le 8 septembre 2021 postérieurement à la réclamation d'un client présentée par courriel du 6 septembre 2021. Mme A a ensuite été convoquée à un entretien préalable au licenciement le 13 septembre suivant, dans le délai de deux mois imparti par les dispositions de l'article L. 1332-4 du code du travail à compter de la connaissance des faits par l'employeur. Au terme de cet entretien, l'employeur a demandé, le 12 octobre 2021, à l'inspection du travail l'autorisation de licencier Mme A. Cette demande a été refusée le 10 décembre 2021 au motif que le délai raisonnable de convocation de la salariée à l'entretien préalable de licenciement n'avait pas été respecté. Ce refus a interrompu le délai de prescription. La société Distribution Casino France a alors engagé une nouvelle procédure dès le 16 décembre 2021 par une convocation à un entretien préalable le 29 décembre suivant. Cette nouvelle convocation a interrompu le délai de deux mois et fait courir un nouveau délai. Par suite, le moyen tiré de ce que l'inspecteur du travail a méconnu les dispositions de l'article L. 1332-4 du code du travail en fondant sa décision sur des faits prescrits doit être écarté.
10. En cinquième lieu, en vertu des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail, les salariés légalement investis de fonctions représentatives, bénéficient, dans l'intérêt des travailleurs qu'ils représentent, d'une protection exceptionnelle, et ne peuvent être licenciés qu'avec l'autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque le licenciement d'un de ces salariés est envisagé, ce licenciement ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution du mandat dont il est investi.
11. Il ressort des pièces du dossier et notamment des résultats documentés d'une enquête interne de la société Distribution Casino France révélés à la direction du magasin de " La Valentine " le 8 septembre 2021, qu'un bon d'achat d'un montant de 150 euros délivré à un client du magasin a été utilisé pour effectuer des achats le 19 août 2021. Le 23 août suivant, une procédure de remboursement de ces achats a été effectué à la demande de la cliente par l'hôtesse de caisse, sans déduction de ce bon d'achat, lequel a été utilisé à nouveau le 24 août suivant pour effectuer des achats dans un autre magasin de la société, avec la carte de paiement privative d'achat de Mme A. Si la requérante soutient avoir commis une erreur involontaire en utilisant ce bon d'achat et allègue que la circonstance que la carte de paiement utilisée comporte les mêmes numéros finaux que la sienne ne permet pas d'établir les faits reprochés, elle reconnaît toutefois avoir effectué ces achats avec ce coupon délivré à une autre cliente, et ne conteste pas que ses manœuvres méconnaissent les prescriptions du document interne intitulé " les responsabilités de l'hôte/hôtesse de caisse ", paraphé et signé le 7 septembre 2010 par Mme A, disposant que les bons d'achat des clients doivent être détruits après leur utilisation et qu'ils ne doivent pas être réutilisés au profit du personnel salarié de la société, ainsi que les dispositions de l'article 3 du règlement intérieur du magasin de La Valentine, ni que son erreur est susceptible de poursuites disciplinaires ainsi qu'en dispose l'article 16 de ce même règlement. Ainsi, la matérialité du grief tiré de l'absence de destruction du bon d'achat de 150 euros en cause, ainsi que de sa réutilisation à des fins personnelles, est établi. A cet égard, compte tenu de la nature des faits reprochés et de l'ancienneté de Mme A, qui était employée de caisse par la société depuis 1987 et qui occupait un poste de responsable commerciale depuis le 1er mars 2001, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que ce manquement serait le résultat d'une insuffisance professionnelle et qu'il ne serait pas d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement. Par suite, la requérante n'est ni fondée à soutenir que la matérialité des faits n'est pas établie, ni que la sanction du licenciement pour motif disciplinaire serait disproportionnée.
12. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 10, le licenciement d'un salarié protégé ne peut être autorisé s'il est en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou l'appartenance syndicale de l'intéressé. A ce titre, l'article R. 2421-7 du code du travail prévoit que, saisis d'une demande d'autorisation de licencier un salarié protégé, " l'inspecteur du travail et, en cas de recours hiérarchique, le ministre examinent notamment si la mesure de licenciement envisagée est en rapport avec le mandat détenu, sollicité ou antérieurement exercé par l'intéressé ". Il appartient ainsi à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre du travail, d'opérer un tel contrôle au regard des circonstances de fait et de droit prévalant à la date de leur décision.
13. Si Mme A fait valoir que l'engagement de la procédure de licenciement, le 13 septembre 2021, est immédiatement postérieur à sa désignation en qualité de titulaire au comité social et économique le 25 juin 2021, elle n'apporte aucun élément circonstancié permettant de considérer qu'elle aurait fait l'objet d'une discrimination syndicale par l'employeur. Dans ces conditions, ces seules circonstances ne sont pas de nature à laisser présumer l'existence d'un lien entre l'activité syndicale de Mme A et son licenciement.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A tendant à l'annulation de la décision de l'inspecteur du travail du 25 mars 2022 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Distribution Casino France, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme A demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros à verser à la société Distribution Casino France en application des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A épouse B est rejetée.
Article 2 : Mme A épouse B versera à la société Distribution Casino France une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D A épouse B, à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles et à la société Distribution Casino France.
Copie en sera adressée à la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Le Mestric, première conseillère.
Mme Fabre, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2025.
La rapporteure,
signé
E. Fabre
La présidente,
signé
M.-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2204283
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026