mercredi 27 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2204696 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LARIDAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2022, la société Formatio, représentée par Me Laridan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 avril 2022 de l'Agence nationale du développement professionnel continu (ANDPC) procédant au retrait de son site internet des actions de développement professionnel continu (DPC) n° 83172200033 libellée " Urgence vitales du nouveau-né au grand adolescent, reconnaître et orienter " et n° 83172200098 libellée " Bilans partagés de médication : de la théorie à la mise en pratique à l'officine " et conditionnant le maintien sur son site internet sous réserve de modifications des actions n° 83172200001 libellée " Démarche diagnostique face à un vertige en médecine de premier recours ", n° 83172200089 libellée " Renforçons nos compétences vaccinales pour une amélioration de nos pratiques professionnelles ",et n° 83172200091 libellée " Evaluation de nos pratiques professionnelles dans stratégies diagnostiques et thérapeutiques des troubles psychologiques résistants " ;
2°) de mettre une somme de 4 000 euros à la charge de l'ANDPC en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 8 avril 2022 attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle méconnait l'égalité de traitement entre les organismes de formation ;
- la décision en litige en tant qu'elle condition le maintien en ligne sur le site internet de l'ANDPC de trois actions de formation lui fait grief, est entachée d'un vice de procédure dans la mesure où l'agence n'a jamais répondu à ses demandes de précision et constitue une sanction déguisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juin 2023, l'ANDPC conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens soulevés par la société Formatio ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dès lors que les formations dispensées par la société Formatio ne relèvent plus des orientations fixées par l'arrêté du 7 septembre 2022 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu pour les années 2023 à 2025.
Par courrier du 31 octobre 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de ce que le courrier du 8 avril 2022 en tant qu'il invite la société requérante à modifier le contenu de certaines de ses formations au risque de s'exposer à un retrait de celles-ci du site internet par une décision qu'il appartiendra le cas échéant à l'ANDPC de prendre, constitue un élément de la procédure d'élaboration de cette décision et n'est pas susceptible de recours.
Une réponse au moyen d'ordre public, présentée pour la société requérante, a été enregistrée le 31 octobre 2024 et communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la santé publique ;
- l'arrêté du 31 juillet 2019 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu des professionnels de santé pour les années 2020 à 2022 ;
- l'arrêté du 7 septembre 2022 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu pour les années 2023 à 2025 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaspard-Truc,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Vicente, représentant la société Formatio, et de Mme A et M. B, pour l'ANDPC.
Considérant ce qui suit :
1. La société Formatio est un organisme de formation continue à destination des professionnels de santé, enregistrée auprès de l'ANDPC, en application de l'article R. 4021-24 du code de la santé publique, depuis le 11 octobre 2017. Elle a déposé sur le site internet de l'agence le 1er décembre 2021 une action de DPC libellée " Démarche diagnostique face à un vertige en médecine de premier recours ". Les actions libellées " Urgence vitales du nouveau-né au grand adolescent, reconnaître et orienter ", " Bilans partagés de médication : de la théorie à la mise en pratique à l'officine ", " Renforçons nos compétences vaccinales pour une amélioration de nos pratiques professionnelles ", et " Evaluation de nos pratiques professionnelles dans stratégies diagnostiques et thérapeutiques des troubles psychologiques résistants " ont quant à elles bénéficié d'une reconduction automatique de publication sur le site au cours de l'année 2021. La CSI, chargée de l'évaluation de ces actions de formation ayant rendu un avis défavorable au contenu de ces actions lors de sa séance du 1er mars 2022, par courrier du même jour, la directrice générale de l'ANDPC a informé la société de cette évaluation défavorable de la CSI et l'a invitée à présenter ses observations. Lors de sa séance du 1er avril 2022, la CSI a confirmé son évaluation défavorable au vu des observations de l'organisme de formation. La directrice générale de l'ANDPC a ensuite, par une décision du 8 avril 2022, décidé de retirer de son site internet les deux actions de DPC libellées " Urgence vitales du nouveau-né au grand adolescent, reconnaître et orienter " et " Bilans partagés de médication : de la théorie à la mise en pratique à l'officine ". Elle a par ailleurs décidé de maintenir sur son site internet les autres actions de formation sous réserve d'en modifier la méthode et la typologie. Elle a également précisé dans sa décision que toute session postérieure au retrait ne donnerait pas lieu à la prise en charge des frais pédagogiques et à l'indemnisation des professionnels de santé. Par la présente requête, la société Formatio demande au tribunal d'annuler la décision du 8 avril 2022 procédant au retrait des deux actions précitées et conditionnant la publication sous réserve de modifications des trois autres actions.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
2.Le juge de l'excès de pouvoir apprécie, en principe, la légalité d'un acte administratif à la date de son édiction. Si, par exception, il se place à la date à laquelle il statue, c'est afin de conférer un effet pleinement utile à son intervention, eu égard à la nature des droits en cause et à la nécessité de prendre en compte l'écoulement du temps et l'évolution des circonstances de droit et de fait.
3.Alors que les orientations auxquelles étaient rattachées les actions de formation en litige portaient sur la période couvrant les années 2020-2022, par un nouvel arrêté du 7 septembre 2022, modifié par des arrêtés des 8 décembre 2022 et 10 février 2023, intervenus en cours d'instance, de nouvelles orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu ont été définies pour les années 2023 à 2025. En l'espèce, le litige tendant à l'annulation de ces décisions n'a pas perdu son objet du seul fait de la publication, en cours d'instance, de ces nouvelles orientations prioritaires dès lors, en particulier, qu'à supposer même que certaines des actions de formation puissent se révéler inéligibles à la date du présent jugement, il appartiendrait à l'administration, en cas d'annulation de sa décision, de réexaminer chaque action de formation pour décider si elle remplit les critères pour être, à nouveau, mise en ligne sur le site de l'Agence.
4. Il en résulte que l'ANDPC n'est pas fondée à soutenir que les conclusions à fin d'annulation de la société requérante sont devenues sans objet. Par suite, l'exception de non-lieu à statuer qu'elle oppose doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation dirigées à l'encontre des actions de formation devant faire l'objet d'une modification de leur format et typologie :
5. Le courrier par lequel l'ANDPC a informé l'agence de formation que le maintien sur son site internet de trois actions de formation DPC était conditionné à la modification de leur méthode et de leur typologie n'a ni pour objet, ni pour effet de retirer les trois actions du site internet. Il ne ressort en outre pas de ce courrier que les sessions de formation déjà programmées ne pourront pas être suivies par les candidats inscrits et ne donneront pas lieu à la prise en charge des frais pédagogiques et à l'indemnisation des professionnels de santé. Par suite, ce courrier, en tant qu'il invite l'agence de formation à modifier ses actions de formation au risque de s'exposer à un retrait de celles-ci du site internet par une décision qu'il appartiendra le cas échéant à l'ANDPC de prendre, constitue un élément de la procédure d'élaboration de cette décision. Il en résulte que le courrier du 8 décembre 2021 par lequel l'agence invite la société requérante à modifier le contenu de certaines de ses formations ne constitue pas un acte faisant grief, susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 avril 2022 de l'ANDPC en tant qu'elle conditionne le maintien sur son site internet sous réserve de modifications des actions libellées " Démarche diagnostique face à un vertige en médecine de premier recours ", " Renforçons nos compétences vaccinales pour une amélioration de nos pratiques professionnelles " et " Evaluation de nos pratiques professionnelles dans stratégies diagnostiques et thérapeutiques des troubles psychologiques résistants " sont irrecevables et doivent pour ce motif être rejetées.
Sur le surplus des conclusions à fin d'annulation :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 4021-1 du code de la santé publique : " Le développement professionnel continu a pour objectifs le maintien et l'actualisation des connaissances et des compétences ainsi que l'amélioration des pratiques. Il constitue une obligation pour les professionnels de santé () ". Aux termes de l'article L. 4021-6 de ce code : " L'Agence nationale du développement professionnel continu assure le pilotage et contribue à la gestion financière du dispositif de développement professionnel continu pour l'ensemble des professionnels de santé, quels que soient leurs statuts ou leurs conditions d'exercice. Elle exerce le contrôle de ce dispositif ". Aux termes de l'article R. 4021-7 du même code, dans sa version alors en vigueur : " Les missions de l'Agence nationale du développement professionnel continu sont les suivantes :/1° Assurer le pilotage du dispositif de développement professionnel continu des professionnels de santé, quels que soient leurs statuts ou leurs conditions d'exercice :/()b) Evaluer, en lien avec la Haute Autorité de santé, la mise en œuvre des méthodes de développement professionnel continu, en veillant à leur qualité scientifique et pédagogique ()".
7.D'autre part, aux termes de l'article L. 4021-2 de ce même code : " Un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale () définit les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu. Ces orientations comportent : / 1° Des orientations définies par profession ou par spécialité sur la base des propositions des conseils nationaux professionnels ou, en l'absence de conseils nationaux professionnels, des représentants de la profession ou de la spécialité ; / 2° Des orientations s'inscrivant dans le cadre de la politique nationale de santé () ". Aux termes de l'article L. 4021-7 du même code : " Un décret en Conseil d'Etat définit les modalités selon lesquelles : / 1° Les organismes ou les structures peuvent présenter des actions ou des programmes s'inscrivant dans le cadre des orientations définies à l'article L. 4021-2 ; / 2° Les actions ou programmes mentionnés au 1° du présent article font l'objet d'une évaluation avant d'être mis à la disposition des professionnels de santé () ". Aux termes du III de l'article R. 4021-13 de ce code, dans sa version alors en vigueur : " Les commissions scientifiques indépendantes exercent, dans le cadre des dispositions de l'article R. 4021-25 relatives au contrôle des actions de développement professionnel continu, les missions suivantes : / 1° Elles sont chargées de l'évaluation scientifique et pédagogique des actions s'inscrivant dans le cadre des orientations pluriannuelles prioritaires définies à l'article L. 4021-2 () ". Et aux termes de l'article R. 4021-25 du même code, dans sa version alors en vigueur : " I.- L'organisme ou la structure enregistré en application de l'article R. 4021-24 peut proposer des actions de développement professionnel continu, présentées sous forme dématérialisée conformément au modèle défini par un arrêté du ministre chargé de la santé. / Ces actions sont évaluées par les commissions scientifiques indépendantes, (), sous la responsabilité de l'Agence nationale du développement professionnel continu. / Dans le cadre du plan national annuel de contrôle (), des vérifications sont effectuées pour s'assurer que les actions mises en œuvre par les organismes ou structures et éligibles au financement de l'Agence sont conformes aux critères de qualité (). / II.- Lorsque l'évaluation ou le contrôle défini au I est négatif, l'organisme ou la structure est informé, par tout moyen permettant d'apporter la preuve de sa réception, des manquements constatés lors de ces différents contrôles et des sanctions éventuelles encourues. Il dispose d'un délai de quinze jours francs pour faire valoir ses observations. / III.- Les sanctions d'une évaluation défavorable ou d'un contrôle qui laisse apparaître un manquement dans l'exécution de l'action sont : / 1° Le retrait de l'action ayant fait l'objet d'une évaluation défavorable de la liste des actions déposées sur le site internet de l'Agence nationale du développement professionnel continu () ".
8.Selon l'article R. 4021-11 du code de la santé publique dans sa version applicable au litige, le Haut Conseil du développement professionnel continu (HCDPC) des professions de santé détermine les critères d'évaluation scientifique et pédagogique des actions de développement professionnel continu s'inscrivant dans le cadre des orientations définies à l'article L. 4021-2. Selon l'article 1er de l'arrêté du 31 juillet 2019 définissant les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu pour les années 2020 à 2022 : " Les orientations pluriannuelles prioritaires de développement professionnel continu/ I. - s'inscrivant dans le cadre de la politique nationale de santé ;/II. - définies par profession ou par spécialité, / III. -issues du dialogue conventionnel, sont définies pour les années 2020 à 2022 en annexe du présent arrêté. ". Selon l'article 2 de cet arrêté : " L'annexe mentionnée à l'article 1er est complétée, pour chacune des orientations du I, du II et du III, par des fiches de cadrage opposables en précisant les enjeux, le périmètre d'application et les attendus en termes de programme ".
9.Il ressort des pièces du dossier que les critères d'évaluation retenus par le HCDPC lors de ses séances des 24 novembre 2016 et 19 décembre 2018 portent notamment sur la pertinence de la construction pédagogique et méthodologique, du contenu de l'action DPC, du respect des règles méthodologiques préconisées par la haute autorité pour la santé, sur la base des supports pédagogiques et/ou supports des évaluations des pratiques professionnelles (EPP) et gestion des risques (GDR) fournis.
10.Il résulte de l'instruction que l'action libellée " Urgence vitales du nouveau-né au grand adolescent, reconnaître et orienter " relève de l'orientation pluriannuelle n° 124 du I de l'annexe de l'arrêté du 31 juillet 2019. Pour décider de retirer cette formation, l'ANDPC a notamment estimé que l'organisation de cette action exclusivement à distance (e-learning) n'était pas justifié dès lors que les actions de DPC portant sur les gestes d'urgence doivent être nécessairement réalisées en présentiel, avec une simulation, pour être pédagogiquement pertinentes. Elle a également relevé que la conceptrice et intervenante ne disposait pas de la formation et de l'expérience pédagogique et pratique requises sur cette thématique. Il résulte également de l'instruction que l'action libellée " Bilans partagés de médication : de la théorie à la mise en pratique à l'officine " relève des orientations pluriannuelles n° 172 et n° 178. Le format de cette formation en e-learning a également justifié le retrait par l'ANDPC de cette formation dès lors que cette formation à distance ne permettait pas de simuler les entretiens entre le patient et le médecin ni de poser toute la question de l'observance du patient. Elle a également observé que l'ensemble des questions faisant suite aux mises en situation portait essentiellement sur l'appropriation du dispositif réglementaire et très peu sur la relation pharmacien/patient dans le cadre du bilan de médication.
11.D'une part, il ressort des pièces du dossier que ces actions de formation, évaluées par la commission scientifique indépendante prévue à l'article R. 4021-25 du code de la santé publique composée de représentants et de personnalités qualifiées a reçu un avis défavorable, lequel avis a été confirmé par ladite commission lors de sa séance du 1er avril 2022 après avoir examiné les observations de l'organisme de formation. D'autre part, la société requérante, au regard de ses écritures, ne conteste pas sérieusement les motifs retenus par l'agence, alors que cette dernière fait valoir que les critères qui doivent présider à la publication d'une action de DPC, et qu'elle a appliqués en l'espèce, sont, notamment, la conformité du contenu de l'action aux attendus de la fiche de cadrage associée à l'orientation prioritaire pluriannuelle concernée et la cohérence du thème de l'action avec la ou les profession(s)/spécialité(s) visée(s). La société Formatio ne démontre pas, notamment au regard de ces critères, que la décision litigieuse procédant au retrait des deux actions de formation serait entachée d'une erreur d'appréciation. Dans ces conditions, ce moyen doit également être écarté.
12.Si la société Formatio se prévaut de la méconnaissance du principe d'égalité de traitement dès lors que d'autres organismes de formation dispensent des actions en format e-learning, elle ne l'établit pas en se bornant à invoquer une formation dispensée pour des infirmières, sans même en préciser le libellé. Par suite, alors que les actions retirées du site internet concernait les gestes d'urgence et les pharmaciens, il ne ressort pas des pièces du dossier que des organismes formateurs se seraient trouvé dans la même situation que la société requérante. Le moyen tiré de la rupture d'égalité de traitement entre organismes de formation doit par suite être écarté.
13.Il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision attaquée, au vu notamment de ce qui a été dit précédemment, constituerait une sanction déguisée.
14.Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 8 avril 2022 de l'ANDPC retirant deux actions de formation doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par la société Formatio soit mise à la charge de l'ANDPC, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Formatio est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Formatio et à l'Agence nationale du développement professionnel continu.
Délibéré après l'audience du 5 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère,
Assistées de Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2024.
La rapporteure,
Signé
F. Gaspard-Truc
La présidente,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Pour la greffière en chef,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026