vendredi 21 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2205133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | VINCENSINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juin 2022 et un mémoire complémentaire enregistré le 13 septembre 2022, non communiqué, Mme C A, représentée par Me Vincensini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 mars 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et de lui délivrer, dans l'attente et dans un délai de 48 heures à compter de la même date, un récépissé de demande de titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour comportant une autorisation de travail ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de procéder à un nouvel examen de sa demande de titre de séjour en prenant une nouvelle décision dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente et dans un délai de 48 heures à compter de la même date, un récépissé de demande de titre de séjour ou une autorisation provisoire de séjour comportant une autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil, qui s'engage dans ce cas à renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 6 alinéa 1-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en méconnaissance des dispositions combinées des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle a vocation à obtenir de plein droit un certificat de résidence ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme A ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 4 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 16 septembre 2022.
Par une décision du 8 juin 2022, Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- la convention internationale des droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles
R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Hameline, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A, ressortissante algérienne née le 10 septembre 1987, déclare être entrée en France le 1er août 2020 et a sollicité, le 16 novembre 2021, la délivrance d'un certificat de résidence en raison de son état de santé, sur le fondement de l'article 6 alinéa 1-7 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 29 mars 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur la légalité de la décision portant refus de séjour :
2. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays ". Aux termes des dispositions de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables aux ressortissants algériens : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". L'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles
R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose, en outre : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant: a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays () ".
3. En premier lieu, le rapport médical établi par le docteur D le 3 janvier 2022 a été rédigé, comme il l'indique, au vu de l'examen médical de Mme A, du certificat médical établi par le docteur E, médecin généraliste spécialisée en infectiologie, et des documents fournis. En indiquant dans son rapport que la pathologie de l'intéressée a été découverte à sept mois de grossesse, qu'elle bénéficie d'un traitement au long cours par Prezista, Norvir et Truvada, que son état de santé nécessite un suivi mensuel spécialisé et qu'elle présente un état dépressif réactionnel, le docteur D, alors même qu'il n'a pas repris la mention selon laquelle la requérante était " immunodéprimée ", n'a pas dénaturé le certificat médical en cause. Par suite, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le rapport médical sur la base duquel a été rendu l'avis du collège des médecins de l'OFII était incomplet et que, par suite, la procédure suivie serait entachée d'irrégularité.
4. En deuxième lieu, pour refuser à Mme A la délivrance d'un certificat de résidence en raison de son état de santé, le préfet des Bouches-du-Rhône, a estimé, au vu de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 9 février 2022, que l'état de santé de l'intéressée nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, l'Algérie, vers lequel elle pouvait voyager sans risque. Pour contester cet avis, la requérante soutient que son infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), diagnostiquée tardivement à l'occasion de sa grossesse, se situe au stade le plus avancé et qu'elle bénéficie d'un traitement antirétroviral composé de trois molécules, le Prezista, le Norvir et le Truvada. Si Mme A fait valoir que ces médicaments, ainsi que leurs molécules actives, ne seraient pas disponibles en Algérie, le seul élément qu'elle produit à l'appui de ses allégations, à savoir la liste des médicaments disponibles en officine établie en décembre 2021 par l'observatoire national de veille sur la disponibilité des produits pharmaceutiques mis en place par le ministère algérien de l'industrie pharmaceutique, ne permet toutefois pas d'établir l'indisponibilité de traitements appropriés à son état de santé notamment dans les structures hospitalières. Mme A n'établit pas davantage, par la seule production d'extraits du site internet de la " base de données publique du médicament ", que les traitements antirétroviraux qui lui sont prescrits ne sont pas substituables, aucune des pièces médicales qu'elle produit ne se prononçant sur ce point. Ainsi, l'intéressée n'établit pas qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement adapté à son état de santé en Algérie. Enfin, si elle invoque l'obstacle que constituerait le coût de son traitement dans son pays d'origine, elle ne démontre pas qu'elle ne pourrait y bénéficier d'une prise en charge financière au seul motif que le VIH ne figure pas sur la liste des maladies chroniques en Algérie. Dans ces conditions, Mme A n'est pas fondée à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône a fait une inexacte application des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien modifié.
5. Si Mme A soutient qu'elle souffre d'une infection par le VIH à un niveau élevé et si elle fait valoir que son enfant B, qui est suivie dans le service d'hématologie-immunologie-oncologie pédiatrique de l'hôpital de la Timone à Marseille nécessite une consultation et un suivi spécialisé au moins jusqu'à l'âge de deux ans, il ne ressort pas des pièces du dossier, au regard notamment de ce qui a été exposé au point précédent ainsi que des pièces relatives à l'état de santé de la fille de la requérante, que le préfet aurait entaché sa décision de refus de séjour d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit précédemment, que l'état de santé de la fille en bas âge de la requérante, dont la charge virale due au virus de l'immunodéficience humaine a été qualifiée d'" indétectable " à la naissance et pour qui ne sont prévues que des consultations de suivi spécialisé jusqu'à l'âge de deux ans, nécessite son maintien sur le territoire français à la date de la décision contestée. Mme A ne fait pas état d'autres obstacles à ce que sa fille B l'accompagne dans le pays dont elles ont toutes deux la nationalité. Dès lors, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que l'intérêt supérieur de son enfant n'aurait pas été suffisamment pris en compte par le préfet des Bouches-du-Rhône.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points précédents qu'aucun des moyens invoqués à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour n'est fondé. Dès lors, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
9. En deuxième lieu, Mme A ne remplissant pas les conditions requises pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle ne pouvait faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français pour ce motif. Par suite, le moyen tiré de l'existence d'une erreur de droit doit être écarté.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".
11. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 4, Mme A ne démontre pas que l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé de l'Algérie ne lui permettraient pas d'y bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés s'agissant du refus de séjour, Mme A n'est pas non plus fondée à soutenir que le préfet a entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
13. En quatrième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux indiqués au point 7, Mme A n'établit pas que la mesure d'éloignement contestée aurait pour effet de nuire à l'intérêt supérieur de sa fille B dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'état de santé de celle-ci ne pourrait pas être pris en charge sur le territoire algérien. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, l'obligation de quitter le territoire français n'a pas méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté pour les mêmes motifs.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A doit être rejetée, y compris en ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions présentées au profit de son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, à Me Vannina Vincensini et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 7 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
- Mme Hameline, présidente,
- Mme Felmy, première conseillère,
- Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2022.
La présidente-rapporteure,
signé
M-L. HamelineL'assesseure la plus ancienne,
signé
E. Felmy
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026