lundi 9 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2206567 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL ROUANET AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2022, le syndicat intercommunal à vocation multiple des communes (SIVOM) La Grave - Villar d'Arène, représenté par Me Rouanet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 mars 2022 en tant que l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale du département des Hautes-Alpes a décidé du retrait d'un emploi d'un enseignant du 1er degré et de la réduction du temps de décharge de direction de 0,25 (équivalent temps plein) au sein du regroupement pédagogique intercommunal (EPPU) Villar d'Arène - La Grave (la Meije), ensemble le rejet de son recours gracieux présenté le 11 avril 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le syndicat intercommunal à vocation multiple des communes La Grave et Villar d'Arène présente un intérêt à agir ;
- le signataire de l'arrêté en litige du 9 mars 2022 est incompétent ;
- il n'est pas motivé au regard des spécificités du territoire ;
- l'arrêté en cause qui semble visé une école primaire publique est entaché d'une erreur de fait ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que l'organisation d'une concertation préalable n'a pas été respectée et les élus locaux ont émis un avis défavorable ;
- la mesure en cause n'a pas été précédée d'une étude d'impact ;
- l'arrêté en cause, qui semble visé une école primaire publique, est entaché d'une erreur de fait ;
- l'application des critères d'appréciation classiques n'est pas adéquate, et en découlent une rupture d'égalité des chances, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté en litige méconnaît les dispositions de la loi du 8 juillet 2013 en ce qu'il ne tient pas compte des enfants de moins de 3 ans pour la réalisation des projections d'effectifs ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il ne prend pas en compte tous les effectifs, notamment les enfants des travailleurs saisonniers, ni l'évolution des effectifs.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 avril 2023, le rectorat de l'académie d'Aix-Marseille, représenté par son recteur en exercice, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête ne sont pas fondés.
L'instruction a été close le 4 mai 2023 par une ordonnance du même jour prise en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de justice administrative.
Vu :
- l'ordonnance n° 2405590 du 25 juin 2024 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension de l'arrêté attaqué ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lopa Dufrénot,
- et les conclusions de M. Boidé, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 mars 2022, l'inspecteur d'académie, directeur académique des services de l'éducation nationale du département des Hautes-Alpes a notamment décidé du retrait d'un emploi d'un enseignant du 1er degré et de la réduction du temps de décharge de direction de 0, 25 (équivalent temps plein) au sein du regroupement pédagogique intercommunal (EPPU) Villar d'Arène - La Grave (la Meije). Le syndicat intercommunal à vocation multiple La Grave - Villar d'Arène demande au tribunal l'annulation de cet arrêté dans cette mesure, ensemble le rejet de son recours gracieux présenté le 11 avril 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article D. 211-9 du code de l'éducation : " Le nombre moyen d'élèves accueillis par classe et le nombre des emplois par école sont définis annuellement par le directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie, compte tenu des orientations générales fixées par le ministre chargé de l'éducation, en fonction des caractéristiques des classes, des effectifs et des postes budgétaires qui lui sont délégués, et après avis du comité technique départemental ".
3. En réduisant l'équivalant temps plaine de l'emploi d'adjoint au sein du regroupement pédagogique intercommunal (EPPU) Villar d'Arène - La Grave (la Meije), Mme A B, nommée par décret du 1er juillet 2020 directrice académique des services de l'éducation nationale des Hautes-Alpes et agissant sur délégation du recteur d'académie suivant arrêté du 13 septembre 2021 publié au recueil des actes administratifs spécial du 1er octobre 2021, n'a pas excédé les compétences qu'elle tient de l'article D. 211-9 de définir le nombre des emplois par école annuellement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision de réduire l'équivalent temps plein de l'emploi de professeur des écoles constitue une mesure d'organisation du service qui présente le caractère d'un acte réglementaire, et n'a donc pas à être motivée. Par suite, le moyen tiré d'un défaut de motivation de l'arrêté en litige est inopérant.
5. En troisième lieu, d'une part, la mention dans la lettre de notification de l'arrêté contesté d'" école primaire " est sans incidence sur sa légalité. D'autre part, en tout état de cause, il résulte de ses termes mêmes que l'arrêté en litige mentionne la structure scolaire de Villar d'Arène - La Grave (La Meije) sous la qualification d'EPPU (école primaire publique). Il ressort des pièces du dossier qu'au cours de l'année 2019, a été créé le regroupement pédagogique intercommunal groupe scolaire La Meije regroupant les écoles communales de La Grave et de Villar d'Arène comportant respectivement trois classes, de la petite section de maternelle au cours élémentaire 2ème année, et une classe des cours moyens 1ère et 2ème année. La qualification d'école primaire publique en litige qui révèle une erreur purement matérielle n'est pas de nature à affecter la légalité de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une erreur matérielle d'appréciation doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'annexe de la loi d'orientation et de programmation pour la refonte de l'école du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République : " Lors de l'élaboration de la carte scolaire, les autorités académiques auront un devoir d'information et de concertation avec les exécutifs locaux des collectivités territoriales concernées ".
7. Toutefois, les orientations et les objectifs présentés par le rapport accompagnant la loi du 8 juillet 2013 ne sont pas revêtus de la portée normative qui s'attache aux dispositions de celle-ci. Les intéressés ne peuvent pas davantage se prévaloir d'une réponse de l'ancienne ministre de l'éducation nationale publiée dans le Journal officiel du Sénat du 7 mai 2015, commentant ces dispositions, laquelle est dépourvue de caractère normatif.
8. En outre, la circulaire du 30 décembre 2011 sur les écoles situées en zone de montagne dont la violation est invoquée par le SIVOM requérant rappelle les prescriptions de la charte sur l'organisation des services publics et du public en milieu rural signée le 23 juin 2006 aux termes de laquelle " S'agissant de la carte scolaire, elle prescrit un devoir d'information et de concertation avec les exécutifs locaux des collectivités territoriales de la part des autorités académiques ". Or, eu égard à ses termes, une telle circulaire n'a pas, en tout état de cause, une portée impérative.
9. Par suite, le moyen tiré du défaut de concertation préalable doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'annexe de de la loi d'orientation et de programmation pour la refonte de l'école du 8 juillet 2013 : " Une attention particulière sera également portée aux territoires ruraux et de montagne. () Les enfants de moins de 3 ans devront être comptabilisés dans les effectifs des écoles situées dans un environnement social défavorisé ".
11. Le SIVOM se prévaut du particularisme du territoire des communes en zone de montagne auquel les autorités doivent porter " attention " en vertu de l'annexe de la loi du 8 juillet 2013. Or, ainsi qu'il a été dit, eu égard aux termes mêmes dont la méconnaissance est alléguée, l'annexe de la loi est dépourvue d'effet contraignant. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 113-1 du code de l'éducation : " Dans les classes enfantines ou les écoles maternelles, les enfants peuvent être accueillis dès l'âge de deux ans révolus dans des conditions éducatives et pédagogiques adaptées à leur âge visant leur développement moteur, sensoriel et cognitif, précisées par le ministre chargé de l'éducation nationale () Il est organisé en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne et dans les régions d'outre-mer. / Dans ces classes et ces écoles, les enfants de moins de trois ans sont comptabilisés dans les prévisions d'effectifs d'élèves pour la rentrée. Les enfants de moins de six ans peuvent être scolarisés dans des classes réunissant des enfants relevant de l'enseignement préélémentaire et élémentaire () ". Aux termes de l'article D. 113-1 de ce code : " Les enfants qui ont atteint l'âge de deux ans au jour de la rentrée scolaire peuvent être admis dans les écoles et les classes maternelles dans la limite des places disponibles. Ils y sont scolarisés jusqu'à la rentrée scolaire de l'année civile au cours de laquelle ils atteignent l'âge de six ans, âge de la scolarité obligatoire. L'accueil des enfants de moins de trois ans est assuré en priorité dans les écoles et classes maternelles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones urbaines, rurales ou de montagne et dans les régions d'outre-mer, et particulièrement en zone d'éducation prioritaire. () ". Aux termes de l'article L. 212-3 de ce code : " Dans les départements dont le territoire comprend des zones de montagne délimitées conformément à l'article 3 de la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, la mise en œuvre de la carte scolaire permet l'identification des écoles publiques ou des réseaux d'écoles publiques qui justifient l'application de modalités spécifiques d'organisation scolaire, notamment en termes de seuils d'ouverture et de fermeture de classe, au regard de leurs caractéristiques montagnardes, de la démographie scolaire, de l'isolement, des conditions d'accès et des temps de transports scolaires () ".
13. Les dispositions des articles L. 113-1 et D. 113-1 du code de l'éducation n'instituent pas un droit pour les enfants de moins de trois ans à être accueillis dans les écoles et classes maternelles, mais se bornent à indiquer au service public de l'enseignement que, lorsque cet accueil peut être organisé, il doit l'être en priorité dans les écoles et classes maternelles situées dans un environnement social défavorisé.
14. Tout d'abord, il ressort des pièces du dossier, et notamment des écritures du syndicat requérant et du tableau des effectifs produit par le recteur que le nombre des élèves scolarisés des communes de La Grave et Villar d'Arène puis du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) La Meije créé à la rentrée scolaire 2019 a diminué de façon continue entre 2015 et 2022, de 101 élèves à 57. Au titre de l'année 2021-2022, le tableau précité évalue à 49 les effectifs constatés et fixe ceux prévisionnels à 55. En se bornant à faire état de la variation du nombre d'élèves au sein du RPI au cours de l'année 2021-2022 de 53 élèves en septembre à 59 en avril puis 57 en juin, à l'issue de l'année scolaire, en raison de la présence d'enfants issus de la population saisonnière, à l'appui du moyen tiré de la violation de l'article L. 212-3 du code de l'éducation, le syndicat requérant n'apporte pas de précision, notamment sur le nombre exact d'enfants issus ou non de ces familles. Ensuite, à supposer que l'appartenance des communes en cause à une zone rurale à revitaliser permette de les regarder comme étant situées dans un environnement social défavorisé au sens et pour l'application de l'article L. 113-1 du code de l'éducation, les autorités académiques n'étaient pas tenues de comptabiliser les enfants de moins de trois ans dans les effectifs de l'école. Au demeurant, la circonstance alléguée de la présence au sein de la crèche sur le territoire de la Grave de 9 berceaux, dont les enfants auraient vocation à rejoindre prochainement l'école maternelle, l'âge des enfants accueillis et la demande d'augmentation des effectifs en vue d'accueillir douze nouveaux enfants au sein de cette structure sont sans incidence sur la légalité de la décision en cause. De plus, si le SIVOM conteste l'évaluation par les autorités académiques des effectifs scolaires, constatée au cours de l'année scolaire 2021-2022 en se prévalant d'une évolution des effectifs scolaires de l'établissement, de 53 en septembre, 59 en avril et 57 en juin, à l'issue de l'année en comptabilisant, ainsi qu'il a été dit, les enfants de famille de saisonniers, il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas soutenu que la scolarisation de ces enfants revêtirait un caractère régulier chaque année et non exceptionnel. En outre, il n'est pas contesté le départ de dix élèves du cours moyen deuxième année, pour l'année scolaire 2022-2023. En conséquence, le syndicat requérant ne conteste ainsi pas utilement l'effectif retenu de 49 enfants scolarisés au sein du RPI La Meije pour l'année scolaire 2021-2022, correspondant à un effectif de 14,08 enfants par classe pour les quatre classes du regroupement. De surcroît, si le syndicat requérant évalue à 62,5 le nombre d'élèves au cours de l'année 2022-2023, il n'apporte aucun élément de nature à préciser les composantes de cet effectif. En tout état de cause, même en retenant un effectif prévisionnel total d'élèves au cours de l'année en cause à 62,5 élèves, supérieur à celui fixé par les autorités académiques de 55, le taux d'encadrement par classe atteindrait 20,83 en cas de suppression d'une classe. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ce taux serait manifestement insuffisant. Enfin, les conséquences économiques difficiles qu'ont connu les communes consécutivement à la fermeture du 10 avril 2015 à décembre 2017 de la route départementale et à la crise de la Covid-19 et les prévisions démographiques du projet d'aménagement et de développement durable annexé au plan local d'urbanisme ainsi que les investissements importants engagés par celles-ci sont sans incidence sur la légalité de l'arrêté en litige. Par suite, en décidant du retrait d'un emploi d'un enseignant du 1er degré et de la décharge de direction de 0, 25 au sein du regroupement pédagogique intercommunal (EPPU) Villar d'Arêne - La Grave (la Meije), l'inspecteur d'académie n'a pas méconnu les dispositions invoquées, ni entaché l'arrêté en cause d'd'erreur manifeste d'appréciation.
15. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté en litige en ses dispositions relatives à la suppression d'une classe, au retrait d'un emploi de professeur des écoles et à la baisse du temps de décharge de direction de la directrice au sein du regroupement pédagogique intercommunal de la Meije, pour la rentrée de l'année scolaire 2022-2023.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions du requérant tendant à leur application et dirigées contre l'Etat, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat intercommunal à vocation multiple des communes de La Grave et Villar d'Arène est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au syndicat intercommunal à vocation multiple des communes de La Grave et Villar d'Arène, à Me Rouanet, et au rectorat de l'académie d'Aix-Marseille.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Lopa Dufrénot, présidente rapporteure,
Mme Niquet, première conseillère,
Mme Ollivaux, première conseillère,
Assistées de Mme Romelli, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 décembre 2024.
La présidente-rapporteure,
signé
M. Lopa Dufrénot
L'assesseure la plus ancienne,
signé
A. Niquet
La greffière,
signé
S. Romelli
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026