LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2206572

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2206572

mardi 21 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2206572
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantAMSALLEM

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 2 février 2022 par lequel le maire de Ventabren avait refusé à M. B... un permis de construire une maison d'habitation. La juridiction a retenu que cet arrêté était entaché d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, car il ne précisait pas les règles d'urbanisme applicables aux motifs de fait invoqués. La demande de substitution de motifs présentée par la commune a été rejetée, ce vice de forme ne pouvant être régularisé par une substitution en cours d'instance. En conséquence, le tribunal a annulé le refus et la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juillet 2022, M. A... B..., représenté par Me Amsallem, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler l’arrêté n° PC 013 114 21 F0119 du 2 février 2022 par lequel le maire de la commune de Ventabren a refusé de lui délivrer un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au maire de la commune de Ventabren, à titre principal, de lui délivrer le permis de construire sollicité sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement et, à titre subsidiaire, de procéder à une nouvelle instruction de sa demande dans les mêmes conditions ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Ventabren une somme de 3 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- l’arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d’une erreur matérielle des faits.

Par des mémoires en défense enregistrés les 28 février 2023 et 7 mars 2023, la commune de Ventabren, représentée par Me Passet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 3 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- elle est fondée à solliciter une substitution de motif tiré de la méconnaissance de l’article UD 2 du règlement du plan local d’urbanisme (PLU).

Par ordonnance du 24 janvier 2025, a été prononcée, en application des articles R. 611-11-1 et R. 613-1 du code de justice administrative, la clôture immédiate de l’instruction.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Fayard, rapporteure,
- les conclusions de M. Trébuchet, rapporteur public,
- et les observations de M. B... et de Me Passet, représentant la commune de Ventabren.


Considérant ce qui suit :
Par un arrêté n° PC 013 114 21 F0119 du 2 février 2022, le maire de la commune de Ventabren a refusé de délivrer à M. B... un permis de construire une maison d’habitation sur les parcelles AT 1112, AT 1114 et AT 672 sises « Roque Taillant ». M. B... a formé un recours contre cette décision qui a été implicitement rejeté le 4 juin 2022. Il doit être regardé comme demandant l’annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision en litige :
Aux termes de l’article L. 424-3 du code de l'urbanisme : « Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. (...) ».
En l’espèce, l’arrêté litigieux mentionne que des « aménagements visant à drainer efficacement les eaux de ruissellement doivent être réalisés » et qu’il est « nécessaire de limiter le nombre de personnes exposées au risque d’incendie de forêt pour les constructions en lisière d’espace boisée située en zone F2 ». Ces motifs de fait ne sont toutefois assortis d’aucune règle d’urbanisme. Si la commune expose, dans ses écritures, qu’il s’agit d’une méconnaissance des articles UD 4 et 9.3 des dispositions générales du règlement du PLU, la seule mention dans l’arrêté litigieux du PLU dans son entier ne peut être regardée comme suffisante pour permettre au requérant de comprendre les raisons ayant fondé le refus de sa demande de permis de construire. Dans ces conditions, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation doit être accueilli.
Pour l’application de l’article L. 600-4-1 du code de l’urbanisme, l’autre moyen soulevé dans la requête n’est pas susceptible de fonder l’annulation de l’arrêté en litige.
En ce qui concerne la demande de substitution de motif présentée par la commune :
Lorsque le juge, saisi d'un moyen en ce sens, constate qu'une décision administrative est insuffisamment motivée, l'administration ne peut utilement lui demander de procéder à une substitution de motifs, laquelle ne saurait, en tout état de cause, remédier au vice de forme résultant de l'insuffisance de motivation.
Il résulte de ce qui a été dit au point 3 du présent jugement que l’arrêté de refus est entaché d’une irrégularité de forme. Par conséquent, il ne peut être fait droit à la demande de substitution de motif sollicitée par la commune de Ventabren.
Il résulte de tout ce qui précède que M. B... est fondé à demander l’annulation de la décision litigieuse ainsi que, par voie de conséquence, la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
Lorsque le juge annule un refus d’autorisation d’urbanisme après avoir censuré l’ensemble des motifs que l’autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu’elle a pu invoquer en cours d’instance, il doit, s’il est saisi de conclusions à fin d’injonction, ordonner à l’autorité compétente de délivrer l’autorisation. Il n’en va autrement que s’il résulte de l’instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui, eu égard aux dispositions de l’article L. 600-2 du code de l’urbanisme, demeurent applicables à la demande, interdisent de l’accueillir pour un motif que l’administration n’a pas relevé, ou que, par suite d’un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de la décision juridictionnelle y fait obstacle.
Dès lors que les motifs de la décision attaquée sont fondés et que la présente décision a uniquement retenu un vice de forme tiré de l’insuffisance de motivation au titre de l’article
L. 424-3 du code de l'urbanisme, il y a seulement lieu d’enjoindre au maire de la commune de Ventabren de procéder au réexamen de la demande de permis de construire introduite par M. B... dans un délai de deux mois. Il n’y a en revanche pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les frais liés à l’instance :
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de la commune de Ventabren la somme de 1 800 euros à verser au requérant au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L’arrêté du 2 février 2022 ainsi que la décision implicite de rejet du recours gracieux de M. B... sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Ventabren de réexaminer la demande de permis de construire de M. B... dans un délai de deux mois.

Article 3 : La commune de Ventabren versera la somme de 1 800 euros à M. B... au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à la commune de Ventabren.


Délibéré après l'audience du 29 septembre 2025, à laquelle siégeaient :


M. Salvage, président,
Mme Arniaud, première conseillère,
Mme Fayard, conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 octobre 2025.

La rapporteure,

Signé

A. FAYARD





Le président,

Signé

F. SALVAGE

La greffière

Signé

S. BOUCHUT




La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions