mercredi 3 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2206712 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | GALHUID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 août 2022, Mme A B, représentée par Me Galhuid, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le recteur de l'académie d'Aix-Marseille a refusé de renouveler son contrat d'accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH) ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas été convoquée à un entretien préalable l'informant du non-renouvellement de son contrat ;
- l'administration a fait état de deux motifs contradictoires fondant le non-renouvellement ;
- elle a fait l'objet d'un licenciement pour insuffisance professionnelle déguisé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 octobre 2023, le recteur de l'académie d'Aix-Marseille conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 23 octobre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée en dernier lieu au 26 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 2014-724 du 27 juin 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Busidan, première conseillère,
- et les conclusions de M. Peyrot, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée pour occuper, au sein de deux écoles publiques à Marseille, les fonctions d'accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH) par un contrat à durée déterminée prenant effet du 15 mai 2019 au 31 août 2019. Ce premier contrat a été renouvelé par un contrat à durée déterminée de trois ans couvrant la période du 1er septembre 2019 au 31 août 2022. Par deux courriers datés pour le premier du 4 mai 2022, et pour le second du 31 mai 2022, le proviseur du lycée support du service mutualisateur a informé l'intéressée de la décision de ne pas renouveler son contrat à l'échéance. Mme B a formé le 20 juin 2022 un recours hiérarchique auprès du recteur, qui a été expressément rejeté par un courriel adressé le 4 juillet 2022 au conseil de Mme B. Cette dernière doit être regardée comme demandant l'annulation des décisions des 4 et 31 mai 2022, et de la décision du 4 juillet 2022 rejetant son recours hiérarchique.
2. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler que pour un motif tiré de l'intérêt du service et ne révélant ni inexactitude matérielle des faits, ni erreur manifeste d'appréciation, ni détournement de pouvoir. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
3. Pour justifier la décision de ne pas renouveler à son terme le contrat de Mme B, l'administration a donné deux motifs différents. Celui qui figure dans le courrier du 4 mai 2022 indique que " compte tenu de [son] année de naissance, la limite d'âge d'activité dans la fonction publique est de 67 ans et 6 mois. En conséquence, [son] contrat prendra fin le 31 août 2022 ". Celui qui figure dans le rejet du recours hiérarchique en date du 4 juillet " précise que la limite d'âge n'est pas le seul motif de non-renouvellement " et ajoute que " depuis l'an dernier, des comportements insuffisants et inadaptés ont été constatés ".
4. Mme B conteste exclusivement l'illégalité du motif tenant à l'insuffisance professionnelle alléguée par les services rectoraux. Mais l'intéressée, née le 28 février 1955, ne conteste pas celui tiré de ce que la limite d'âge était atteinte à l'échéance de son contrat, dès lors que ses écritures ne contestent pas le refus qui aurait été opposé à une demande de prolongation d'activité qu'elle n'établit d'ailleurs pas avoir déposée. Dans ces conditions, alors que le motif de non-renouvellement tenant à l'atteinte de la limite d'âge constitue un motif tiré de l'intérêt du service suffisant à justifier légalement la décision attaquée, les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au recteur de l'académie d'Aix-Marseille.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Hogedez, présidente,
- Mme Busidan, première conseillère,
- Mme Arniaud, première conseillère,
assistées de M. Brémond, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
H. BusidanLa présidente,
signé
I. HogedezLe greffier,
signé
A. Brémond
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026