LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2206915

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2206915

jeudi 29 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2206915
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMICALEF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 août et 2 septembre 2022, M. D B et Mme E B, représentés par Me Vicquenault demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative:

1°) d'enjoindre au maire de la commune de La Ciotat de dresser un procès-verbal de constat d'infraction des travaux réalisés par M. F, dans un délai de 72 heures, à compter de la notification de la présente ordonnance ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de La Ciotat de prescrire par arrêté l'interruption des travaux, dans un délai de 72heures à compter de la notification de la présente ordonnance et d'en transmettre copie au procureur de la république ;

3°) de mettre à la charge de l'État ou de tout succombant de leur verser une somme de 2500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- les mesures sollicitées ne se heurtent à aucune contestation sérieuse, dès lors que les travaux sont manifestement irréguliers, qu'ils ne respectent pas les prescriptions du permis de construire qui a été délivré le 28 janvier 2021 et celles du plan local d'urbanisme intercommunal ;

- les conditions d'urgence et d'utilité sont remplies eu égard à l'absence de réaction de la commune à leur demande du 11 juillet 2022, à l'urgence de mettre fin à l'édification de cette construction illégale et à la gravité de l'atteinte portée à leur droit de propriété ; la mesure sollicitée permettra également de contraindre le maire de la Ciotat de faire usage de ses pouvoirs de police ;

- la mesure sollicité ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ;

Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 et 13 septembre 2022, la commune de la Ciotat conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- un agent assermenté s'est déplacé sur le terrain afin d'effectuer les constations d'usage et établir un rapport en conséquence ;

- le procès-verbal est en cours de rédaction étant précisé que les infractions constatées devraient pouvoir être régularisées dans le cadre de la demande de permis de construire modificatif déposée le 2 aout 2022, en cours d'instruction ;

- les conditions d'urgence et d'utilité ne sont pas satisfaites ;

- un procès-verbal d'infraction a été dressé le 14 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l'article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu'il ne s'agisse de prévenir un péril grave.

2. M. et Mme B demandent, par la requête susvisée, qu'il soit enjoint au maire de la commune de La Ciotat, d'une part, de faire dresser un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme à l'encontre des travaux engagés au début de l'année 2022 par M. F en méconnaissance du permis de construire qui a été accordé le 28 janvier 2021 à M. A et qui a été transféré à celui-ci le 10 février 2022, et d'autre part, de prendre un arrêté interruptif de ces travaux.

En ce qui concerne la demande tendant à enjoindre au maire de la commune de La Ciotat de dresser un procès-verbal d'infraction :

3. Il ressort des pièces du dossier soumis au juge des référés, notamment des écritures non contestées de la commune enregistrées le 15 septembre 2022, que le maire de La Ciotat a fait établir un procès-verbal d'infraction de travaux réalisés par M. F et en a transmis copie au ministère public. La demande de M. et Mme B tendant à ce que le juge des référés ordonne au maire de la commune de dresser un procès-verbal d'infraction relatif aux travaux en litige est ainsi devenue sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

En ce qui concerne la demande tendant à enjoindre au maire de la commune de La Ciotat de prendre un arrêté interruptif de travaux :

4. Selon les dispositions de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme : " Les infractions aux dispositions des titres Ier, II, III, IV et VI du présent livre sont constatées par tous officiers ou agents de police judiciaire ainsi que par tous les fonctionnaires et agents de l'Etat et des collectivités publiques commissionnés à cet effet par le maire ou le ministre chargé de l'urbanisme suivant l'autorité dont ils relèvent et assermentés. Les procès-verbaux dressés par ces agents font foi jusqu'à preuve du contraire. () Lorsque l'autorité administrative et, au cas où il est compétent pour délivrer les autorisations, le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent ont connaissance d'une infraction de la nature de celles que prévoient les articles L. 480-4 et L. 610-1, ils sont tenus d'en faire dresser procès-verbal () ". L'article L. 480-2 du même code dispose que : " L'interruption des travaux peut être ordonnée soit sur réquisition du ministère public agissant à la requête du maire, du fonctionnaire compétent ou de l'une des associations visées à l'article L. 480-1, soit, même d'office, par le juge d'instruction saisi des poursuites ou par le tribunal correctionnel. L'interruption des travaux peut être ordonnée, dans les mêmes conditions, sur saisine du représentant de l'Etat dans la région ou du ministre chargé de la culture, pour les infractions aux prescriptions établies en application des articles L. 522-1 à L. 522-4 du code du patrimoine. () Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux. Copie de cet arrêté est transmise sans délai au ministère public. ()L'autorité judiciaire peut à tout moment, d'office ou à la demande, soit du maire ou du fonctionnaire compétent, soit du bénéficiaire des travaux, se prononcer sur la mainlevée ou le maintien des mesures prises pour assurer l'interruption des travaux. En tout état de cause, l'arrêté du maire cesse d'avoir effet en cas de décision de non-lieu ou de relaxe. / Le maire est avisé de la décision judiciaire et en assure, le cas échéant, l'exécution. () Les pouvoirs qui appartiennent au maire, en vertu des alinéas qui précèdent, ne font pas obstacle au droit du représentant de l'Etat dans le département de prendre, dans tous les cas où il n'y aurait pas été pourvu par le maire et après une mise en demeure adressée à celui-ci et restée sans résultat à l'expiration d'un délai de vingt-quatre heures, toutes les mesures prévues aux précédents alinéas. ".

5. Il résulte de l'instruction et il n'est pas sérieusement contesté que M. F a entrepris des travaux de construction d'une maison en méconnaissance du permis de construire qui lui a été accordé le 28 janvier 2021 et qu'un procès-verbal d'infraction a été dressé, comme il est indiqué au point 3. Si la commune de la Ciotat fait valoir que "les infractions constatées devraient pouvoir être régularisées" par le dépôt d'une demande de permis de construire modificatif le 2 août 2022, elle n'apporte, en tout état de cause, aucun élément au soutien de cette allégation.

6. Dans ces conditions, en l'état de l'instruction, la mesure sollicitée, qui vise à faire cesser une situation illégale présente un caractère d'urgence, eu égard à l'état d'avancement des travaux et à la saisine du procureur de la République, et d'utilité. Un constat d'infraction ayant été établi et transmis au procureur de la République, la mesure sollicitée doit être regardée comme ne faisant obstacle à aucune décision administrative et ne se heurte à aucune contestation sérieuse. Dans ces conditions, et bien que le maire ne soit pas en situation de compétence liée pour prendre cette décision, il y a lieu d'enjoindre au maire de la commune de La Ciotat, agissant en qualité d'agent de l'Etat, d'édicter, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance, un arrêté interruptif de travaux et d'en transmettre copie au procureur de la République.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative :

7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions des parties présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint au maire de la commune de La Ciotat de dresser un procès-verbal d'infraction relatif aux travaux réalisés par M. F.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de La Ciotat, agissant en qualité d'agent de l'Etat, de prescrire, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l'ordonnance, l'interruption des travaux réalisés par M. F en vue de l'édification d'une construction avec piscine sur le lot A parcelle AN162, 5 avenue du Soleil à La Ciotat et d'en transmettre copie au procureur de la République.

Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à Mme E B, à la commune de la Ciotat, au préfet des Bouches-du-Rhône et à M. D F.

Fait à Marseille, le 29 septembre 2022.

La juge des référés,

Signé

Muriel C

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions