LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2206976

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2206976

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2206976
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantXOUAL

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à sa déclaration préalable. Le juge estime que les travaux projetés, créant une emprise au sol supérieure à 20 m² et portant l'emprise totale au-delà de 150 m², étaient soumis à permis de construire en application des articles R. 421-14 et R. 431-2 du code de l'urbanisme. L'opposition du maire était donc légale, rendant inutile l'examen des autres moyens soulevés par la commune.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 août 2022, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 9 mars 2022 par lequel le maire de la commune d’Aureille s’est opposé à sa déclaration préalable portant extension d’une habitation sise 21 lotissement Sainte Anne.

Elle soutient que le motif tiré de ce que les travaux nécessitaient un permis de construire est infondé.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 août 2025, la commune d’Aureille, représentée par Me Xoual, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de Mme A... la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
- les moyens présentés par la requérante ne sont pas fondés ;
- la décision est également fondée sur d’autres motifs tirés, d’une part, de ce qu’à défaut d'avoir indiqué la superficie totale du terrain du projet en méconnaissance des dispositions du b) de l'article R. 431-35 du code de l’urbanisme, le maire d’Aureille était fondé à s'opposer à la déclaration préalable en litige, et, d’autre part, de la méconnaissance de l’article UC 9 du plan local d’urbanisme qui limite à 30 % de la surface du terrain l’emprise au sol des constructions.

Par une ordonnance du 5 septembre 2025, la clôture de l’instruction a été fixée au 19 septembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Arniaud,
- les conclusions de M. Trébuchet, rapporteur public,
- et les observations de Me Anselmino, représentant la commune.


Considérant ce qui suit :

Mme A... a déposé une demande de déclaration préalable, le 11 février 2022, portant sur l’extension d’une maison d’habitation sur une parcelle cadastrée BW n° 198 sur la commune d’Aureille. Par la présente requête, elle demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 9 mars 2022 par lequel le maire de la commune d’Aureille s’est opposé à cette déclaration préalable.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

Aux termes de l’article R. 421-14 du code de l’urbanisme : « Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / a) Les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à vingt mètres carrés ; / b) Dans les zones urbaines d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, les travaux ayant pour effet la création d'une surface de plancher ou d'une emprise au sol supérieure à quarante mètres carrés ; toutefois, demeurent soumis à permis de construire les travaux ayant pour effet la création de plus de vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol, lorsque leur réalisation aurait pour effet de porter la surface ou l'emprise totale de la construction au-delà de l'un des seuils fixés à l'article R. 431-2 (…) ». Selon l’article R. 431-2 du même code : « Pour l'application de l'article 4 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, ne sont toutefois pas tenues de recourir à un architecte les personnes physiques, les exploitations agricoles ou les coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime qui déclarent vouloir édifier ou modifier pour elles-mêmes : / a) Une construction à usage autre qu'agricole dont la surface de plancher n'excède pas cent cinquante mètres carrés (…) ».

Il résulte de ces dispositions que les travaux qui ont pour effet la création soit d'une emprise au sol, soit d'une surface de plancher supérieure à 20 mètres carrés doivent être précédés d'une déclaration préalable si la surface de plancher créée est inférieure ou égale à quarante mètres carrés pour les projets situés en zone urbaine d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, à l'exclusion de ceux impliquant la création d'au moins vingt mètres carrés et d'au plus quarante mètres carrés de surface de plancher ou d'emprise au sol lorsque cette création conduit au dépassement de l'un des seuils fixés à l'article R. 431‑2. Le a) de l’article R. 431-2 fixe, pour les constructions à usage autre qu'agricole, un seuil de 150 m2.

Il ressort du dossier de la demande préalable déposé le 11 février 2022, notamment du descriptif du projet, que la construction existante implantée sur le terrain d’assiette présente une emprise au sol de 127,74 m2 avant les travaux. Les travaux en litige, projetés sur un terrain situé en zone urbaine du plan local d’urbanisme d’Aureille, prévoient la création d’une surface d’emprise au sol supplémentaire de 39,93 m2 et la suppression d’une emprise au sol de 12,75 m2 pour atteindre une surface d’emprise au sol totale de 154,92 m2. Ainsi, il ressort des pièces du dossier que la réalisation des travaux en cause conduit à la création d’une emprise au sol supérieure à 20 m2 et au dépassement du seuil de 150 m2 fixé par les dispositions du a) de l’article R. 431‑2 du code de l’urbanisme. Dans ces conditions, les travaux en litige étaient soumis à permis de construire en vertu des dispositions mentionnées ci-dessus, et le maire d’Aureille était fondé à s’opposer, pour ce motif, à la déclaration préalable de Mme A.... Par suite, le moyen tiré de ce que le projet ne nécessitait pas de permis de construire en méconnaissance des dispositions mentionnées au point 2 doit être écarté.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme A... doivent être rejetées, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les demandes de substitution de motifs présentées par la commune.

Sur les frais liés au litige :

Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ».

Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme A... la somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par la commune d’Aureille et non compris dans les dépens.








D É C I D E :








Article 1er : La requête présentée par Mme A... est rejetée.

Article 2 : Mme A... versera à la commune d’Aureille la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et à la commune d’Aureille.

Délibéré après l’audience du 9 février 2026, à laquelle siégeaient :

M. Salvage, président,
Mme Arniaud, première conseillère,
Mme Fayard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.



La rapporteure,

Signé

C. Arniaud

Le président,

Signé

F. Salvage


La greffière,

Signé

S. Bouchut

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière.




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions