mercredi 24 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2207211 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | LUCCHINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 août 2022 et 30 janvier 2025, M. C D, représenté par Me Lucchini, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle la présidente du département des Bouches-du-Rhône a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie et l'arrêté de la même autorité du 9 mars 2022 le plaçant en congé de maladie ordinaire du 2 février au 17 octobre 2021, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux du 3 mai 2022 ;
2°) d'enjoindre au département des Bouches-du-Rhône de reconnaître le caractère imputable au service de sa pathologie ;
3°) de mettre à la charge du département des Bouches-du-Rhône la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence des signataires de la décision du 8 août 2022 et de l'arrêté du 9 mars 2022 attaqués ;
- l'arrêté du 9 mars 2022 est insuffisamment motivé en fait ;
- la décision du 8 août 2022 est entachée d'un vice de procédure dès lors que le département des Bouches-du-Rhône a mis plus d'une année pour se prononcer sur le caractère imputable au service de sa pathologie ;
- souffrant d'une tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l'épaule gauche, cette maladie figure dans le tableau n° 57 des maladies professionnelles et il bénéficie dès lors d'une présomption d'imputabilité au service ;
- cette maladie est en tout état de cause imputable au service.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 avril 2024 et 2 mai 2025, le département des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il y a lieu de substituer à l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 les dispositions de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique alors applicable ;
- les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gaspard-Truc,
- les conclusions de M. Garron, rapporteur public,
- et les observations de Me Lucchini, représentant le requérant, et de Mme B, pour le département des Bouches-du-Rhône.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, agent de maitrise, est employé par le département des Bouches-du-Rhône depuis 2008 en qualité d'agent des routes, au sein de la direction des routes et des ports. Le 9 mars 2021, il a sollicité la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l'épaule gauche, qui lui a été diagnostiquée le 2 février précédent. Par un arrêté de la présidente du département du 10 décembre 2021, M. D a été placé à titre provisoire en congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) à compter du 2 février 2021. A la suite de l'avis défavorable rendu le 10 février 2022 par la commission départementale de réforme, l'autorité territoriale a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie par une décision du 8 mars 2022. L'intéressé a, ensuite, été placé rétroactivement en congé de maladie ordinaire pour la période allant du 2 février au 17 octobre 2021 par un arrêté du 9 mars 2022. M. D demande l'annulation des décisions des 8 et 9 mars 2022, ainsi que celle par laquelle l'administration a implicitement rejeté le recours gracieux qu'il a formé le 3 mai 2022 à l'encontre de ces deux décisions.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Par un arrêté du 1er février 2022, dont il n'est pas contesté qu'il a été régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 5 du 15 juin 2020 du département et qui est librement accessible sur internet tant au juge qu'aux parties, M. F A, directeur des ressources humaines, a reçu délégation de la présidente du département des Bouches-du-Rhône à l'effet de signer notamment les arrêtés et décisions dans tout domaine de compétences des ressources humaines, notamment les décisions relatives à la reconnaissance de l'imputabilité au service des accidents et maladies et les congés de maladie. Par ce même arrêté, la présidente du département des Bouches-du-Rhône a donné délégation à Marie-Christine E, adjointe au chef du service des positions, aux fins de signer, en matière de direction des ressources humaines, les arrêtés de placement en congé de maladie. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision du 8 mars 2022 dont le signataire est M. A et de celle du 9 mars 2022 signée par Mme E manque en fait et doit être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision du 8 mars attaquée rappelle les termes de l'avis défavorable de la commission de réforme du 24 septembre 2020 : " Accident du 20/01/2020 : Non imputable au service (1) : Absence de fait accidentel, conflit administratif ", puis reprend ces mêmes éléments. Ce faisant, l'administration a suffisamment motivé en fait son arrêté. Dès lors, le moyen tiré du défaut de motivation en fait de cette décision doit être écarté.
5. D'une part, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, désormais codifié aux articles L. 822-18 et L. 822-20 du code général de la fonction publique, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " () / II.- Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service. / () IV.- Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale () / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat () ".
6. D'autre part, aux termes de l'article 37-4 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa version applicable au litige : " L'autorité territoriale qui instruit une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service peut : /1° Faire procéder à une expertise médicale du demandeur par un médecin agréé lorsque des circonstances particulières paraissent de nature à détacher l'accident du service ou lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée ; /2° Diligenter une enquête administrative visant à établir la matérialité des faits et les circonstances ayant conduit à la survenance de l'accident ou l'apparition de la maladie ". Selon l'article 37-5 de ce même décret : " Pour se prononcer sur l'imputabilité au service de l'accident ou de la maladie, l'autorité territoriale dispose d'un délai : /()/ Un délai supplémentaire de trois mois s'ajoute aux délais mentionnés au 1° et au 2° en cas d'enquête administrative diligentée à la suite d'une déclaration d'accident de trajet ou de la déclaration d'une maladie mentionnée au troisième alinéa du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée, d'examen par le médecin agréé ou de saisine de la commission de réforme compétente. Lorsqu'il y a nécessité d'examen ou d'enquête complémentaire, l'employeur doit en informer l'agent ou ses ayants droit.
/Au terme de ces délais, lorsque l'instruction par l'autorité territoriale n'est pas terminée, l'agent est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire pour la durée d'incapacité de travail indiquée sur le certificat médical prévu au 2° de l'article 37-2 ou au dernier alinéa de l'article 37-9. Cette décision, notifiée au fonctionnaire, précise qu'elle peut être retirée dans les conditions prévues à l'article 37-9 ".
7. Il ressort de ces dispositions qu'au-delà des délais fixés par l'article 37-5 du décret du 30 juillet 1987, si l'instruction de la demande de l'agent n'est pas terminée, celui-ci est placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire et ne peut pas, par suite, être placé en congé de maladie ordinaire. Il ressort des pièces du dossier que M. D a déposé une demande de reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie dont il souffre le 26 octobre 2020, soit postérieurement à l'entrée en vigueur des dispositions précitées des articles 37-4 et 37-5 du décret du 30 juillet 1987, dans sa rédaction issue du décret du 10 avril 2019. Les délais d'instruction des demandes de reconnaissance d'imputabilité au service prévus par ces dispositions lui étaient donc applicables.
8. Toutefois, ces dispositions ont seulement pour objet de déterminer le délai dont dispose l'autorité territoriale pour instruire une demande de reconnaissance d'imputabilité au service d'un accident ou d'une maladie, et d'imposer à l'administration, en cas de dépassement de ce délai, de placer l'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire jusqu'au terme de l'instruction. Il n'en résulte toutefois pas qu'en cas de dépassement de ce délai d'instruction, l'absence de décision expresse prise par l'autorité territoriale entacherait d'illégalité le refus de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service qui interviendrait ultérieurement. Par suite, M. D, qui a d'ailleurs été placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire durant l'instruction de sa demande, n'est pas fondé à soutenir que le département des Bouches-du-Rhône aurait entaché sa décision d'un vice de procédure en ne respectant pas le délai d'instruction prévu par les dispositions citées au point précédent.
9. D'une part, si les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires citées au point 5 instituent une présomption d'imputabilité au service des maladies professionnelles figurant aux tableaux des maladies professionnelles annexés au code de la sécurité sociale, lorsque les conditions qui y sont mentionnées sont remplies, elles ne font pas obstacle à ce que le fonctionnaire apporte néanmoins la preuve qu'elle a été directement causée par l'exercice des fonctions. D'autre part, il résulte de ces dispositions que la maladie d'un fonctionnaire ne figurant pas sur le tableau des maladies professionnelles peut être reconnue comme une maladie professionnelle à condition qu'elle soit essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente d'un taux au moins égal à 25 %.
10. Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 461-1 du code de la sécurité sociale : " () Est présumée d'origine professionnelle toute maladie désignée dans un tableau de maladies professionnelles et contractée dans les conditions mentionnées à ce tableau () ". Le tableau n°57 - A- " épaule " annexé au code de la sécurité sociale, en application de l'article L. 461-1, désigne notamment la " tendinopathie aiguë non rompue non calcifiante avec ou sans enthésopathie de la coiffe des rotateurs " dès lors qu'elle est provoquée par des : " Travaux comportant des mouvements ou le maintien de l'épaule sans soutien en abduction avec un angle supérieur ou égal à 60° pendant au moins 3h30 par jour en cumulé ".
11. Il est constant que la pathologie dont souffre M. D, soit une tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l'épaule gauche, figure au tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale relatif aux tableaux des maladies professionnelles prévus à l'article R. 461-1 du même code. Pour bénéficier de la présomption d'imputabilité, cette maladie doit avoir été provoquée par des travaux comportant des mouvements ou le maintien de l'épaule sans soutien en abduction avec un angle supérieur ou égal à 60° pendant au moins 3h30 par jour en cumulé. Pour rejeter la demande de reconnaissance de maladie professionnelle de M. D, le département des Bouches-du-Rhône a estimé que les conditions prévues au tableau susmentionné n'étaient pas remplies.
12. Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport hiérarchique établi le 28 juin 2021 à l'occasion de l'enquête administrative diligentée par la collectivité, que, si les fonctions de M. D le conduisent à exercer certaines tâches (tronçonnage, maçonnerie et meulage) susceptibles d'être en lien avec sa pathologie, ces tâches sont occasionnelles et s'opèrent sur de très courtes périodes, bien en-deçà d'une exposition à 3h30 par jour en cumulé. Le requérant ne remet pas sérieusement en cause les conclusions de ce rapport en se bornant à produire un tableau, rédigé par ses soins, faisant état notamment de travaux d'entretien des espaces verts nécessitant une abduction au-dessus de l'épaule ou de travaux de réparation de la chaussée impliquant un chargement manuel sur le plateau de la benne à plus de 1 mètre 50 du sol, sans que ce tableau n'indique ni la période au cours de laquelle ces travaux ont été exercés ni la durée cumulée de ces tâches en nombre d'heures par jour. En outre, le poste de M. D a fait l'objet d'un aménagement, dès 2014, visant notamment à limiter les mouvements latéraux répétés du rachis et les gestes répétés des épaules au-dessus de l'horizontale lors de l'utilisation, par exemple, de la débroussailleuse ou du " Karcher ", ainsi qu'en atteste notamment le courrier du médecin de prévention du 29 juin 2022. Si M. D se prévaut d'un autre courrier du médecin de prévention du 23 juillet 2021, selon lequel les travaux qui lui sont confiés " peuvent expliquer " la pathologie dont il souffre et rentrer dans le cadre d'une maladie professionnelle, il ressort des termes de l'expertise médicale réalisée le 21 juillet 2021, à la demande de l'administration, par un médecin agréé, spécialiste en rhumatologie, que la pathologie déclarée dans le certificat médical initial du 2 février 2021 n'est pas en lien direct avec l'activité professionnelle de l'agent et ne réunit pas les critères de reconnaissance au titre d'une maladie professionnelle du tableau du régime général ou d'une maladie d'origine professionnelle. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir qu'il remplissait les conditions légales pour bénéficier de la présomption d'imputabilité au service de sa pathologie, telle que prévue au 1er alinéa du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
13. Si l'imputabilité au service d'une maladie peut être reconnue indépendamment des conditions fixées aux tableaux des maladies professionnelles, le fonctionnaire qui ne bénéficie pas de la présomption évoquée ci-dessus doit, pour obtenir une telle reconnaissance, établir que cette maladie est essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions.
14. A supposer que la pathologie dont souffre M. D ait été essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions, ce qui, au demeurant, ne ressort pas des pièces du dossier, il n'est pas établi que l'intéressé souffrirait d'une incapacité permanente dont le taux aurait été fixé à 25 % conformément aux dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires citées au point 5.
15. Il résulte de ce qui a été dit aux points 13 et 14, et alors, au surplus, que lors de sa séance du 10 février 2022, la commission de réforme a émis un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de la pathologie de l'intéressé tant au regard de la présomption d'imputabilité que du lien direct avec le service, que c'est à bon droit et sans commettre d'erreur d'appréciation que le département des Bouches-du-Rhône a, par la décision attaquée du 8 mars 2022, refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie déclarée le 9 mars 2021.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 8 mars 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 9 mars 2022 plaçant M. D en congé de maladie ordinaire du 2 février au 17 octobre 2021 doivent également être rejetées, ainsi que ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par M. D soit mise à la charge du département des Bouches-du-Rhône, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au département des Bouches-du-Rhône.
Délibéré après l'audience du 2 septembre 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Jorda-Lecroq, présidente,
Mme Gaspard-Truc, première conseillère,
Mme Forest, première conseillère,
Assistées de Mme Faure, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2025.
La rapporteure,
Signé
F. Gaspard-Truc
La présidente,
Signé
K. Jorda-Lecroq
La greffière,
Signé
N. Faure
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026