lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2207407 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DAVIAU |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n°2207407 enregistrée le 2 septembre 2022 et un mémoire enregistré le 5 février 2024, ce dernier n'ayant pas été communiqué, la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée, représentée par Me Moatti, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 31 décembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de l'unité de contrôle n°6 de la direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités des Bouches-du-Rhône a refusé d'autoriser le licenciement de M. A B pour motif disciplinaire ainsi que la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique par le ministre du travail née le 4 juillet 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de l'inspectrice du travail est insuffisamment motivée ;
- le ministre n'a pas répondu à sa demande de communication des motifs de refus de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique ;
- la décision du ministre est entachée d'erreurs d'appréciation des faits et de la gravité des fautes commises par M. B ;
- contrairement à ce qu'a relevé l'inspectrice du travail, la demande d'autorisation de licenciement de M. B n'a aucun lien avec son mandat syndical.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 novembre 2022, M. A B, représenté par Me Daviau, conclut au rejet de la requête, et demande au tribunal mettre à la charge de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens invoqués par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 18 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée, en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de justice administrative, au 5 février 2024.
II. Par une requête n°2210735 et un mémoire, enregistrés le 21 décembre 2022 et le 3 avril 2024, la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée, représentée par Me Moatti, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 ainsi que la décision expresse du 20 octobre 2022 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique, annulé la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 et refusé la demande d'autorisation de licenciement de M. B ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de l'inspectrice du travail est insuffisamment motivée ;
- la décision du ministre du 20 octobre 2022 est entachée d'erreurs d'appréciation des faits et de la gravité des fautes commises par M. B alors qu'elle a reconnu la matérialité de plusieurs griefs;
- contrairement à ce qu'a relevé l'inspectrice du travail, la demande d'autorisation de licenciement de M. B n'a aucun lien avec son mandat syndical.
Par des mémoires, enregistrés le 20 février 2023 et le 26 mars 2024, M. A B, représenté par Me Daviau, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal d'annuler la décision du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion du 20 octobre 2022 en tant qu'elle retire sa décision implicite e rejet du recours hiérarchique née le 4 juillet 2022 et annule la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 et de de mettre à la charge solidaire de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée et du ministre du travail la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.
Il fait valoir que :
- la décision expresse du ministre du travail retire illégalement la décision créatrice de droit de l'inspectrice du travail ;
- l'inspectrice du travail n'a pas commis d'erreur dans l'appréciation des faits ;
- la matérialité des faits n'est pas établie ;
- le degré de gravité de la faute ne justifie pas un licenciement ;
- la demande de licenciement est en lien avec l'exercice de son mandat syndical ;
- les moyens invoqués par de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 décembre 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par de la société Eiffage Energie Système-Méditerranée ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 6 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée, en application des articles R. 613-1 et R. 613-3 du code de justice administrative, au 5 avril 2024.
Les parties ont été informées le 20 septembre 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur les moyens relevés d'office tirés :
- d'une part, de l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles présentées en défense par M. B à fin d'annulation de la décision du ministre du travail, de l'insertion et du plein emploi du 20 octobre 2022 en tant qu'elle retire la décision implicite de rejet du recours hiérarchique et annule la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 ;
- d'autre part, de l'irrecevabilité des conclusions à fin d'annulation de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée en tant qu'elles sont dirigées contre les deux premiers articles de la décision du 20 octobre 2022 celle-ci étant dépourvue d'intérêt à agir contre la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique et contre la décision d'annulation de la décision de l'inspecteur du travail.
Des observations en réponse à ce courrier, enregistrées le 23 septembre 2024, ont été présentées pour M. B.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Mestric, première conseillère,
- les conclusions de Mme Pilidjian, rapporteur public,
- et les observations de Me Daviau, représentant M. B, et celles de Me Moatti, représentant la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté le 12 octobre 2011 par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée, en qualité de monteur électricien. Il a été désigné représentant le 14 février 2020. Par courrier du 14 octobre 2021, son employeur l'a convoqué à un entretien, qui s'est tenu le 22 octobre 2021, préalable à un éventuel licenciement. Le 16 novembre 2021, la société a saisi l'inspectrice du travail en vue d'obtenir l'autorisation de licencier M. B pour non-respect des règles de sécurité, insubordination et atteinte portée à l'image de l'entreprise. Le 31 décembre 2021, l'inspectrice du travail a refusé cette demande. Le 4 mars 2022, la société Eiffage Energie Système-Méditerranée a formé un recours hiérarchique qui a fait l'objet d'une décision implicite de rejet de la part de l'administration le 4 juillet 2022, dont la société a demandé les motifs par courrier reçu le 11 juillet 2022. Le 20 octobre 2022, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique, annulé la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 et refusé le licenciement de M. B. Par les présentes requêtes, la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée demande au tribunal l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021, de la décision implicite de rejet par le ministre du travail de son recours hiérarchique du 4 mars 2022 ainsi que de la décision expresse du ministre du travail du 20 octobre 2022.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2207407 et 2210735 concernent le même litige et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'étendue du litige :
3. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. Il ressort des pièces du dossier que, par une décision du 20 octobre 2022, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a retiré sa décision implicite née le 4 juillet 2022 rejetant le recours hiérarchique formé par la société requérante, a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 et a refusé d'autoriser le licenciement de M. B.
5. En conséquence, les conclusions de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée tendant à l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 ainsi que de la décision implicite du ministre du travail portant rejet de son recours hiérarchique née le 4 juillet 2022 sont devenues sans objet en cours d'instance, ces deux décisions ayant disparu de l'ordonnancement juridique. En outre, la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée ne justifie pas d'un intérêt lui donnant qualité pour agir à l'encontre de la décision ministérielle du 20 octobre 2022 en tant que celle-ci retire la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique et annule la décision de l'inspecteur du travail, dans la mesure où elle fait ainsi droit à son recours hiérarchique et lui donne satisfaction sur ce point. Dès lors, de telles conclusions sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées. Il y a lieu, en revanche, de statuer sur les conclusions de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée dirigées contre la décision du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion du 20 octobre 2022 refusant d'autoriser le licenciement de M. B.
6. Par ailleurs, un défendeur n'est pas recevable à présenter, dans un litige tendant à l'annulation d'un acte pour excès de pouvoir, des conclusions reconventionnelles qui présentent à juger un litige disctinct. Par suite, les conclusions reconventionnelles présentées en défense par M. B dans l'instance n° 2210735 et tendant à ce que la décision du ministre du 20 octobre 2022 soit partiellement annulée en tant qu'elle retire sa décision implicite de rejet et qu'elle annule la décision de l'inspecteur du travail du 31 décembre 2021 soulève un litige distinct de celui dont le tribunal est saisi par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée. Dès lors, ces conclusions reconventionnelles présentées par M. B doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du ministre du travail, du plein l'emploi et de l'insertion du 20 octobre 2022 :
7. En premier lieu, la décision du ministre du travail du 20 octobre 2022 comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement en tant qu'elle refuse à nouveau l'autorisation de licenciement de M. B. Ainsi, à supposer que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation soit regardé comme invoqué contre la décision expresse du ministre, il doit en tout état de cause être écarté comme manquant en fait.
8.En second lieu, en vertu des dispositions du code du travail, le licenciement des salariés légalement investis de fonctions représentatives, qui bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peut intervenir que sur autorisation de l'inspecteur du travail. Lorsque leur licenciement est envisagé, celui-ci ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées ou avec leur appartenance syndicale. Dans le cas où la demande de licenciement est motivée par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail saisi et, le cas échéant, au ministre compétent, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables au contrat de travail de l'intéressé et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.
9. Il ressort des pièces du dossier que la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée a reproché à M. B de s'être présenté sur son lieu de travail le 11 octobre 2021 avec un pantalon de travail coupé aux genoux, d'avoir eu un comportement insolent vis-à-vis de sa hiérarchie et d'avoir porté atteinte à l'image de son entreprise en intervenant sur un chantier sans son équipement de protection. Le ministre du travail a indiqué dans la décision en litige que l'inspectrice du travail avait considéré à tort que les faits constitutifs du non-respect de l'obligation du port d'équipements de protection ne revêtaient pas de caractère fautif, que la matérialité du comportement d'insubordination n'était pas établie et que la demande d'autorisation de licenciement devait être regardée comme étant en lien direct avec le mandat exercé par le salarié. Tout en reconnaissant le caractère fautif du port d'un pantalon coupé aux genoux et des propos inappropriés tenus par l'intéressé vis-à-vis de sa hiérarchie, le ministre a à nouveau refusé la demande d'autorisation de licenciement présentée au motif que la gravité des faits reprochés ne justifiait pas une mesure de licenciement.
10. Il n'est pas contesté que M. B s'est présenté le 11 octobre 2021 au matin au magasin de l'entreprise puis en début d'après-midi sur un chantier avec un pantalon de travail coupé par ses soins aux genoux, en méconnaissance de l'article 2 du règlement intérieur et des dispositions de l'article L. 4122-1 du code du travail. Si l'employeur soutient que M. B a commis une faute particulièrement grave dès lors qu'il avait une parfaite connaissance de cette obligation réglementaire et du nécessaire respect des normes de sécurité compte tenu de son expérience professionnelle et des formations suivies à ce sujet, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, qui précise avoir coupé son pantalon en raison du port d'une attelle, n'a porté son pantalon ainsi coupé que le matin alors qu'il passait au magasin de l'entreprise et s'est changé dès l'après-midi après la visite de contrôle de chantier opéré par son employeur. Par suite, en l'absence de caractère réitéré de cette faute qui reste ponctuelle et circonscrite à une matinée, celle-ci n'est pas susceptible de justifier à elle seule un licenciement.
11. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. B a répondu le matin vers 11 heures en passant au magasin à un responsable hiérarchique qui lui faisait une remarque sur sa tenue " Je fais ce que je veux, je suis Dieu ". Ces propos, qu'ils soient présentés ou non de manière humoristique, sont déplacés et méconnaissent l'article 17 du règlement intérieur qui indique qu'il est formellement interdit aux membres du personnel de manquer de respect au personnel de l'entreprise et à toute personne en contact avec elle. Toutefois, en l'absence de propos insultants ou agressifs de la part de M. B, ces paroles maladroites ne présentent pas un caractère de gravité suffisant permettant de justifier un licenciement, alors au demeurant qu'il ressort des témoignages non utilement contredits de personnels de l'entreprise que M. B entretien de bons rapports avec l'ensemble des employés depuis dix ans.
12. Enfin, la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée se borne à soutenir que la présence d'un employé ne respectant pas le port de la tenue de sécurité sur un chantier aurait porté atteinte à l'image de l'entreprise, sans l'établir par aucun élément tel que des documents attestant d'une réaction de la part de clients de l'entreprise ou tout autre élément de preuve. Par suite, le ministre n'a commis ni erreur de fait ni erreur d'appréciation en estimant que les faits reprochés sur ce point n'étaient pas établis.
13. Les différentes circonstances relevées par le ministre du travail et précédemment rappelées ne sont pas de nature, ni prises isolément ni envisagées dans leur globalité, à caractériser un degré de gravité suffisant pour justifier un licenciement de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation du ministre sur ce point doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée à fin d'annulation de la décision du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion du 20 octobre 2022 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, la somme que la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée une somme de 1 500 euros à verser à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions présentées par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée à fin d'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 31 décembre 2021 et de la décision implicite du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion du 4 juillet 2022 rejetant son recours hiérarchique.
Article 2 : Le surplus des conclusions présentées par la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée et par M. B est rejeté.
Article 3 : La société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée versera à M. B une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société Eiffage Energie Systèmes-Méditerranée, à la ministre du travail et de l'emploi et à M. A B.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Hameline, présidente,
Mme Le Mestric, première conseillère,
Mme Fabre, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 octobre 2024.
La rapporteure,
signé
F. Le Mestric
La présidente,
signé
M-L. Hameline La greffière
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°s 2207407
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026