mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2207452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | IBANEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2022, représentée par Me Hamri, les sociétés Bouygues Telecom et Cellenex France demandent au tribunal :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 25 mars 2022 par lequel le maire de la commune de Velaux s'est opposé à la réalisation des travaux objet de la déclaration n° DP 013 112 22 F0030 ensemble la décision du 19 juillet 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de re-instruire la déclaration préalable déposée le 3 mars 2022 et d'y statuer dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Velaux la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elles soutiennent que :
- l'atteinte portée à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile et l'entrave aux activités de la société Bouygues Telecom caractérisent une situation d'urgence ; le site projeté permettra de combler un " trou de couverture " en intérieur de 386 personnes et de décharger les relais aux alentours, relativement saturés ;
- un doute sérieux existe quant à la légalité de la décision attaquée :
* l'arrêté est insuffisamment motivé ;
* le motif tiré du non-respect des dispositions de l'article 11 des dispositions générales du règlement du PLU concernant la règlementation applicable en zone inondation, notamment l'article 2 de la section concernant les zones soumises à un aléa résiduel est inopérant, le projet ne se situant pas en zone d'aléa inondation ;
* le motif tiré d'une méconnaissance de l'article UD 11 du règlement du PLU n'est pas fondé ;
* le motif tiré d'une méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme n'est pas fondé ;
* le motif tiré d'un devoir de mutualisation des infrastructures de ce type est inopérant ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 septembre 2022, la commune de Velaux, représentée par Me Hamri, conclut au rejet de la requête en soutenant que les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas satisfaites. Elle demande également une substitution de motifs de la décision contestée, le projet méconnaissant également les dispositions des articles UD 6, 7 et 10 du règlement du PLU.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- les observations de Me Cochet, pour les sociétés requérantes, qui a renouvelé, en les précisant, les moyens de sa requête et répondu aux demandes de substitutions de motifs présentées par la commune ;
- et celles de Me Ibanez, pour la commune de Velaux, qui a développé ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Le 3 mars 2022, la SAS Cellnex France a déposé une déclaration préalable de travaux en vue de l'installation d'équipements de radiophonie mobile sur un terrain sis 7 avenue Emile Ripert à Velaux. Par un arrêté en date du 25 mars 2022, le maire de la commune de Velaux s'est opposé à cette déclaration préalable. Les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France demandent au juge des référés de suspendre l'exécution de cet arrêté ainsi que de la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre cet arrêté le 19 juillet 2022.
3. En l'état de l'instruction, sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées les moyens tirés de l'absence de méconnaissance de l'article 11 des dispositions générales du règlement du PLU concernant la règlementation applicable en zone inondation, de l'article UD 11 du règlement du PLU, de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et du " devoir de mutualisation " des infrastructures de ce type, motifs qui fondaient initialement l'arrêté contesté.
4. Toutefois la commune de Velaux a présenté, dans ses écritures, une demande de substitution de motifs, qu'elle a réitérée oralement au cours de l'audience. Elle a ainsi fait valoir que le projet méconnaîtrait les dispositions des articles UD 6, UD 7 et UD 10 du règlement du PLU. En l'état de l'instruction les motifs tirés d'une violation des articles UD 6 et UD 7 seraient susceptibles de fonder légalement la décision en litige. Il y a dès lors lieu, dans les circonstances de l'espèce, de procéder, dans cette limite, à la substitution de motifs demandée par la commune de Velaux.
5. Dès lors, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition d'urgence est satisfaite, les conclusions des requérantes tendant à ce que soit ordonnée la suspension de l'exécution des décisions litigieuses doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de leurs conclusions à fin d'injonction ainsi que de celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
6. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Bouygues Télécom et de la société Cellnex France la somme que réclame la commune au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE
Article 1 : La requête est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Velaux sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à a société Bouygues Télécom, à la société Cellnex France et à la commune de Velaux
Fait à Marseille le 20 septembre 202Le juge des référés,
signé
F. A Le greffier
signé
F. BENMOUSSA
La République mande et ordonne au préfet des Bouches du Rhône en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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