mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2207627 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9è ch Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | SELARL ANDREANI-HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2022 Mme A B, représentée par Me Faryssy, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 juillet 2022 par laquelle Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) a rejeté sa demande d'inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi à compter du 1er janvier 2020 ;
2°) d'enjoindre au directeur régional de Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur de l'inscrire sur la liste des demandeurs d'emploi à compter de 2020 et de procéder au versement des allocations dues ;
3°) de mettre à la charge de Pôle emploi la somme de 2 213 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence, en l'absence des mentions lisibles des nom et prénom de son signataire ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2023, Pôle emploi conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître du litige en ce que la requête tend au versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi ;
- la demande de la requérante ne peut être que rejetée au vu du principe de non-rétroactivité de l'inscription ;
- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code du travail ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Fédi, vice-président, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fédi, rapporteur ;
- les observations de Me Faryssy, qui s'en rapporte à ses précédentes écritures, et précisant l'état de santé de Mme B ainsi que sa situation financière. Elle précise que l'acte n'est pas signé, l'entachant d'incompétence, qu'il n'est pas motivé et qu'il méconnait l'allongement des délais accordés et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les observations de Me Tosi, qui mentionne la compétence liée de Pôle emploi pour refuser l'inscription rétroactive et précise que l'absence de signature pourrait être " danthonysé ".
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
1. Mme B demande l'annulation de la décision du 19 juillet 2022 par laquelle Pôle emploi a rejeté sa demande tendant à son inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi et à ce qu'il soit procédé au versement des indemnités correspondantes à compter de 2020.
Sur l'exception d'incompétence opposée par Pôle emploi :
2. Contrairement à ce que fait valoir Pôle emploi, Mme B se borne à solliciter l'annulation de la décision lui refusant son inscription rétroactive à compter de 2020 sur la liste des demandeurs d'emploi. Le contentieux relatif à l'inscription ou à la radiation de la liste des demandeurs d'emploi relevant de la compétence de la juridiction administrative, l'exception d'incompétence soulevée par Pôle emploi doit, par suite, être écartée.
Sur les conclusions dirigées à l'encontre de la décision du 19 juillet 2022 :
3. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci (). ".
4. En l'espèce, il résulte des termes mêmes de la décision attaquée que celle-ci ne mentionne ni le prénom ni le nom de son auteur et que la signature et la qualité sont elles-mêmes illisibles. Dès lors, Mme B est fondée à soutenir que cette décision ne répond pas aux exigences formelles posées par les dispositions législatives précitées.
5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du 19 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. La présente décision implique seulement, en application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, que la demande de Mme B soit réexaminée. Il y a lieu, dès lors d'enjoindre au directeur de Pôle Emploi (PACA) de procéder à ce réexamen dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Pôle Emploi une somme de 1 200 euros à verser à Mme B, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision en date du 19 juillet 2022 de Pôle emploi portant refus d'inscription rétroactive est annulée.
Article 2 : Il enjoint à Pole emploi (PACA) de procéder à un nouvel examen de la situation de Mme B dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Pôle emploi versera à Mme B la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au ministre du travail.
Copie en sera adressée à Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
signé
G. FédiLa greffier,
signé
I.Abed
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026