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AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2207721

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2207721

vendredi 30 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2207721
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantCabinet KOSZCZANSKI & BERDUGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

A une requête, enregistrée le 14 septembre 2022, M. C B, représenté A Me Koszczanski, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 A lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros A jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B soutient que :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

- il n'est pas suffisamment motivé révélant un défaut d'examen particulier ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il méconnaît les orientations de la circulaire de 28 novembre 2012 ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle n'est pas suffisamment motivée révélant un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet n'ayant pas pris en compte l'ensemble des critères fixés A les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

A un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés A le requérant ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale A une décision du 16 août 2022.

La clôture d'instruction a été fixée au 8 novembre 2022 A ordonnance du 10 octobre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Menasseyre, présidente rapporteure,

- et les observations de Me Atger, substituant Me Koszczanski, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité guinéenne, déclare être entré en France le 1er août 2013. Le 23 novembre 2021 il a sollicité son admission exceptionnelle au séjour. A un arrêté en date du 1er juillet 2022 le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. M. B demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :

En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :

2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".

3. M. C B, qui indique être âgé de 26 ans, a également obtenu en 2013 la délivrance d'un visa de tourisme sous l'identité de M. D B, né en 1985 et était en possession d'un passeport correspondant à cette identité. S'il a été pris en charge A les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Var, sur décision du procureur de la République du tribunal de grande instance de Marseille du 16 août 2013 et a bénéficié, le 30 avril 2014, d'un contrat de soutien apporté aux majeurs âgés de moins de 21 ans, signé avec les services de l'aide sociale à l'enfance du département du Var pour une durée de six mois, il a été condamné, le 22 novembre 2017, A la cour d'appel d'Aix-en-Provence pour des faits d'escroquerie faite au préjudice d'une personne publique ou d'un organisme chargé d'une mission de service public pour l'obtention d'une allocation, d'une prestation, d'un paiement ou d'un avantage indu. Il ne conteste pas que son passeport, obtenu sous l'identité de M. C B a été considéré comme apocryphe pour avoir été obtenu à partir d'un jugement supplétif de son acte de naissance falsifié. S'il produit, dans le cadre de la présente instance un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance daté du 5 mai 2020, légalisé et mentionnant une naissance le 17 mai 1996, cette légalisation se bornant à attester de la régularité formelle de l'acte, ce document ne permet pas, compte tenu des éléments précédemment rappelés, d'écarter le doute qui subsiste quant à son identité réelle. M. B est, A ailleurs célibataire et sans charge de famille, et ne démontre pas être dépourvu de toute attache personnelle ou familiale dans son pays d'origine où résident son oncle et sa tante, où il n'établit de façon certaine le décès de ses parents A les seuls documents intitulés " déclarations de décès " produits, établis en 2014 A un centre hospitalier et alors qu'il a lui-même vécu l'essentiel de son existence dans son pays d'origine. S'il invoque ses talents de joueurs de football qui l'ont conduit à jouer pour différents clubs à différents niveaux de compétition et, au mieux, en " national 3 ", il évolue en tant qu'amateur et cette circonstance, qui ne peut être regardée comme une insertion professionnelle, ne saurait, au vu des documents produits, suffire à établir qu'il a désormais en France le centre de ses attaches personnelles ou familiales, ni à justifier de circonstances exceptionnelles au sens des dispositions précitées. A ailleurs, s'il fait valoir qu'il a bénéficié de promesses d'embauche pour des emplois de livreurs ou d'ouvrier poseur en menuiserie, au demeurant sans rapport avec sa formation professionnelle, et d'une promesse d'embauche datée du 15 novembre 2021 en qualité d'employé polyvalent de restauration, emploi correspondant à sa formation d'agent polyvalent de restauration, cette circonstance ne saurait davantage établir qu'il a désormais en France le centre de ses attaches personnelles et familiales, ni qu'il justifie de circonstances exceptionnelles au sens des dispositions précitées. Enfin, s'il soutient qu'il aurait dû bénéficier d'un titre de séjour en 2015 sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, il ressort de ce qui vient d'être énoncé qu'il n'établit pas sa minorité lors de son entrée sur le territoire, alors qu'il a vainement contesté le refus de délivrance de ce titre de séjour devant le tribunal administratif de Toulon et la cour administrative d'appel de Marseille. Dans ces circonstances, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ainsi méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit. Pour les mêmes motifs, qui ne permettent pas de caractériser en l'espèce des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels lui ouvrant droit à l'admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale ou d'une activité salariée, cette décision ne méconnaît pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

4. En deuxième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir des orientations générales contenues dans la circulaire du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées A des ressortissants étrangers en situation irrégulière, dès lors, d'une part, que cette circulaire ne revêt pas un caractère réglementaire et, d'autre part, que les critères de régularisation y figurant ne présentent pas le caractère de lignes directrices susceptibles d'être invoquées mais constituent de simples orientations pour l'exercice, A le préfet, de son pouvoir de régularisation. A suite, le moyen tiré de la méconnaissance A la décision attaquée des énonciations de cette circulaire ne peut qu'être écarté.

5. En troisième lieu, l'arrêté du 1er juillet 2022 précise les éléments déterminants de la situation du requérant qui ont conduit à lui refuser la délivrance d'un titre de séjour et à l'obliger à quitter le territoire français. En tout état de cause, si M. B soutient que le préfet mentionne à tort qu'il ne démontre pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine et qu'il n'établit pas sa résidence continue depuis 2013, ces éléments se rapportent à l'appréciation portée A le préfet sur sa situation personnelle et ne sont pas de nature à l'entacher d'un défaut de motivation, alors au demeurant qu'il ressort de ce qui a été énoncé au point 3 qu'il ne démontre pas l'absence d'attaches dans son pays d'origine. A ailleurs, le préfet n'étant pas tenu de mentionner dans sa décision tous les éléments caractérisant la vie privée et familiale en France de l'intéressé, la circonstance que la décision ne vise pas sa qualité de sportif n'est pas davantage de nature à l'entacher d'un défaut ou d'une insuffisance de motivation. A suite, l'arrêté comporte l'énoncé des éléments de droit qui en constituent le fondement et satisfait ainsi aux exigences de motivation résultant des dispositions des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit, dès lors, être écarté.

6. En quatrième lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué, ni de l'ensemble des pièces du dossier que le préfet se serait abstenu de se livrer à un examen particulier de la situation de M. B, notamment au regard de son parcours sportif et aurait ainsi entaché ses décisions d'une erreur de droit.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

7. En l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la mesure d'éloignement doivent être écartés pour les motifs énoncés au point 3 s'agissant du refus d'admission au séjour.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

8. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée A l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".

9. Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

10. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.

11. Pour prononcer une interdiction de retour à l'encontre de M. B, le préfet des Bouches-du-Rhône a pris en compte sa durée de présence sur le territoire français, son absence d'attaches sur le territoire, le fait que M. B se soit soustrait à deux précédente mesures d'éloignement, et qu'il a été condamné A la cour d'appel d'Aix-en Provence pour des faits d'escroquerie faite au préjudice d'une personne publique ou d'un organisme chargé d'une mission de service public pour l'obtention d'une allocation, d'une prestation, d'un paiement ou d'un avantage indu, dont il ne peut contester la réalité. Le préfet a ainsi pris en compte, dans le cadre du pouvoir d'appréciation qu'il exerce à cet égard, les quatre critères énoncés A l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A suite, cette décision n'est pas entachée d'une insuffisance de motivation ni d'une erreur de droit.

12. Il ressort de la décision attaquée que pour fixer à deux ans la durée d'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet des Bouches-du-Rhône a relevé que M. B avait fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement qu'il n'avait pas exécutées, qu'il était dépourvu d'attaches anciennes et stables en France et n'établissait pas sa résidence continue sur le territoire depuis 2013. M. B n'établit pas, A les quelques pièces produites, coupures de presse, quittance de loyer de 2015, factures et attestation de sécurité sociale, qui au demeurant couvrent essentiellement la période correspondant aux années 2015, 2016 et 2018, sa résidence continue sur le territoire. A ailleurs, en dépit de ses efforts d'intégration sociale A le football, il ressort des pièces du dossier qu'il se maintient en situation irrégulière sur le territoire français malgré le prononcé de mesures d'éloignement prises à son encontre en 2015 et 2019, la première ayant été contestée sans succès. En outre, il est célibataire, sans charge de famille et ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu l'essentiel de son existence. Enfin, il ne saurait remettre en cause la condamnation pénale prononcée A la cour d'appel d'Aix-en Provence pour des fait d'escroquerie faite au préjudice d'une personne publique ou d'un organisme chargé d'une mission de service public pour l'obtention d'une allocation, d'une prestation, d'un paiement ou d'un avantage indu, alors, au demeurant, que les éléments qu'il produit ne permettent pas d'établir avec certitude son état civil. Dans ces conditions, et alors même que M. B ne représente aucune menace pour l'ordre public, le préfet des Bouches-du-Rhône a pu, sans méconnaître les dispositions précitées des articles 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni commettre d'erreur d'appréciation, prononcer une interdiction de retour pour une durée de deux ans, laquelle ne présente pas, dans les circonstances de l'espèce, de caractère disproportionné.

13. Il résulte de tout de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, A voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.

Sur les conclusions à fin d'application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme demandée A M. B au titre des frais exposés A lui et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 6 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Menasseyre, présidente rapporteure,

M. Zarrella, premier conseiller,

Mme Pouliquen, conseillère.

Rendu public A mise à disposition au greffe le 30 décembre 2022.

La présidente rapporteure,

signé

A. Menasseyre

L'assesseur le plus ancien,

signé

A.-D. ZarrellaLa greffière,

signé

A. Vidal

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière,

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