LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA13-2209730

Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2209730

jeudi 15 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2209730
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL ANDREANI-HUMBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 novembre et 11 décembre 2022, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des effets de l'arrêté du 16 août 2022 par lequel un adjoint au maire de la commune d'Aix-en-Provence s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 2 juillet 2022 pour l'implantation d'antennes de téléphonie mobile dissimulées dans de fausses cheminées, en toiture d'un bâtiment situé avenue Raymond Poincaré ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la commune de lui délivrer une décision de non-opposition dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable dans ce même délai d'un mois ;

3°) de mettre à la charge de la commune la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant de l'urgence :

- cette station est nécessaire au déploiement de son réseau de téléphonie mobile, compte tenu des engagements pris à l'égard de l'Etat, en terme de taux de couverture et de délais de réalisation, notamment pour les réseaux 4G, 5G et THD, de sorte que la décision en litige cause un préjudice suffisamment grave et immédiat aux intérêts en terme d'objectifs de couverture ;

- elle produit des cartes de couverture réseau qui montrent que la partie du territoire sur laquelle la station relai doit être implantée n'est pas couverte par ses réseaux.

S'agissant d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision :

- la compétence du signataire de la décision n'est pas établie ;

- la décision est entachée d'une erreur de droit, l'autorité administrative n'ayant pas analysé préalablement, pour l'application de l'article UM 11 du règlement du plan local d'urbanisme, les caractéristiques des lieux avoisinant le projet :

- la décision est entachée d'une erreur d'appréciation, son auteur s'étant contenté de reprendre in extenso l'avis de l'architecte des bâtiments de France et alors que le projet a vocation à s'implanter dans une zone urbaine dédiée à l'habitat résidentiel, dans un secteur regroupant des immeubles d'habitat collectif dont l'architecture hétéroclite ne forme pas un ensemble particulièrement remarquable sur le plan esthétique ou patrimonial et qui accueille déjà des équipements de téléphonie mobile " nus " ; de plus, les antennes seront dissimulées dans de fausses cheminées et ne seront pas perçues depuis l'espace public limitrophe conformément aux dispositions de l'article UM 11, de sorte que l'impact du projet sur son milieu sera limité ;

- en retenant une disproportion et une visibilité impactante des fausses cheminées projetées, l'ABF a entaché son avis d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle a réduit le nombre des antennes programmées afin de tenir compte de la proximité de la cité Beisson ;

- la hauteur des antennes ne peut être réduite pour des raisons techniques ;

- la décision en litige étant présumée comporter l'intégralité des motifs qui la fondent, le juge des référés peut enjoindre au maire de la commune de lui délivrer une décision de non-opposition sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2022, la commune d'Aix-en-Provence, représentée par Me Andreani, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision, dès lors que :

- le signataire de la décision était habilité en vertu d'une délégation ;

- l'autorité compétente n'est pas tenue de démontrer, dans le corps de l'arrêté, l'ensemble des conditions qui justifient légalement la décision, alors que cet arrêté mentionne la proximité immédiate de la cité Beisson, labellisée Architecture contemporaine remarquable, ce qui démontre qu'elle a pris en compte, dans son analyse, les caractéristiques des lieux avoisinants ;

- la cité Beisson ainsi labellisée fait partie du secteur identifié au règlement graphique du plan local d'urbanisme comme " élément patrimonial bâti " ;

- les antennes seront certes contenues dans trois fausses cheminées aux dimensions particulièrement importantes, bien plus massives que les équipements de téléphonie déjà installés en toiture d'immeuble, et qui ne sont pas visibles depuis l'avenue Raymond Poincaré ;

- l'implantation des fausses cheminées au plus près de l'égout du toit, de manière excentrée, rompt la volumétrie dans laquelle a été pensé le bâtiment support, en augmentant sa hauteur d'un étage à l'aplomb et créant ainsi un déséquilibre flagrant avec les proportions du reste de l'immeuble alors que l'ensemble architectural dans lequel s'insère le bâtiment support ne comporte pas d'édicule d'une telle taille en bordure d'égout de toit.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête au fond enregistrée sous le n° 2208626.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Hogedez, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 décembre 2022 à 14 heures, en présence de M. Brémond, greffier d'audience :

- le rapport de Mme Hogedez, juge des référés ;

- les observations de Me Mirabel , pour la société Free Mobile, qui a renouvelé, en les développant ou les précisant, les moyens de la requête ;

- les observations de Me Andreani pour la commune d'Aix-en-Provence.

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Il résulte de ces dispositions que le prononcé d'une ordonnance de suspension de l'exécution d'une décision administrative est subordonné à la réunion cumulative de l'existence d'une situation d'urgence et d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

2. Il résulte de l'instruction que la société Free Mobile, attributaire par l'ARCEP d'autorisations d'utiliser diverses fréquences pour établir et exploiter des réseaux radioélectriques de 3, 4 puis 5G, a déposé auprès de la commune d'Aix-en-Provence, le 2 juillet 2022, une déclaration préalable de travaux afin d'installer, sur un immeuble situé avenue Raymond Poincaré, une station destinée à relayer les signaux radioélectriques et composée en l'espèce de trois antennes camouflées dans de fausses cheminées. Par arrêté du 16 août 2022, dont la société Free Mobile demande au juge des référés de suspendre l'exécution des effets, l'un des adjoints au maire de la commune s'est opposé à la réalisation des travaux ainsi déclarés.

3. Il ressort également des pièces versées au dossier, complétées par les observations des parties lors de l'audience publique, que la société Free Mobile projette d'installer trois antennes sur un immeuble situé à proximité de la cité Beisson, labellisée Architecture contemporaine remarquable, faisant partie du secteur identifié au règlement graphique du plan local d'urbanisme communal comme étant un " élément patrimonial bâti. Chacune de ces antennes doit être camouflée dans trois " fausses cheminées " aux dimensions, chacune, d'1,40 mètre sur 1,40 mètre de section et de 3,50 mètres de hauteur, correspondant approximativement à la hauteur d'un étage du bâtiment support. Il est également prévu que ces fausses cheminées soient implantées au plus près de l'égout de toiture.

4. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par la société Free Mobile et énoncés dans les visas de la présente ordonnance n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Il y a donc lieu, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, de rejeter les conclusions aux fins de suspension présentées par la société Free Mobile, de même, par suite, que ses conclusions aux fins d'injonction.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

5. Aux termes des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

6. Les dispositions précitées font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune d'Aix-en-Provence, qui n'est pas la partie perdante, le paiement de la somme demandée par la société Free Mobile. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la société Free Mobile une somme de 1 500 euros à verser à la commune d'Aix-en-Provence sur le fondement de ces mêmes dispositions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Free Mobile est rejetée.

Article 2 : La société Free Mobile versera à la commune d'Aix-en-Provence la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune d'Aix-en-Provence.

Fait à Marseille, le 15 décembre 2022.

Le juge des référés,

signé

I. Hogedez

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

Le greffier.

5

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions