vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2209845 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BOUSTELITANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 novembre 2022, M. B A demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 30 septembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans assortie d'un signalement dans le système d'information Schengen (SIS) ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil qui renonce dans ce cas à percevoir la part contributive de l'État due au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée de l'incompétence de son auteur pour en connaître ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation révélant un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
-la décision méconnaît les stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
-la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
Sur la décision portant refus de délai de départ de volontaire :
-la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
-la décision méconnait les dispositions de l'article L.612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
-la décision est entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève et des stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
-la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
-la décision présente un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle en méconnaissance des dispositions des articles L.612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête ;
Il fait valoir que :
-la requête est tardive ;
-les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale de Genève de 1951 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. F pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. Grimmaud, premier conseiller,
- les observations de Me Boustelitane pour M. A, présent et assisté de Mme D, interprète en langue arabe.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant algérien né le 14 février 1999, actuellement retenu au centre de rétention administrative de Marseille, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 septembre 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pour une durée de deux ans.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai
3. En premier lieu, M. E C, signataire de l'arrêté attaqué, bénéficiait, en sa qualité de chef du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile à la préfecture des Bouches-du-Rhône, par un arrêté n° 13-2022-09-30-00001 du préfet de ce département du 30 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 13-2022-285 du 30 septembre 2022, d'une délégation à l'effet de signer tout document relatif à la procédure de délivrance de titre de séjour et à l'éloignement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, M. A soutient que la décision contestée est insuffisamment motivée. Toutefois, il ressort de la lecture même de la décision attaquée, d'une part, qu'elle vise les textes utiles sur lesquels elle se fonde, notamment les articles L.611-1, L.611-3, L. 612-2 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision comporte des motifs de fait non stéréotypés, incluant notamment l'absence de toute demande de titre de séjour depuis son entrée irrégulière sur le territoire français à une date dont il ne justifie pas. La décision précise qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de sa situation familiale, l'intéressé étant célibataire, sans enfant et non dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par ailleurs, la motivation de la décision attaquée fait apparaitre que l'autorité préfectorale s'est livrée à un examen particulier de la situation du requérant au regard des éléments communiqués par celui-ci. Au regard de ces éléments, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation révélant défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé manque en fait.
5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est entré irrégulièrement en France à une date indéterminée, qu'il n'a effectué aucune démarche de régularisation de sa situation administrative et se maintient irrégulièrement sur le territoire français. Il est constant que l'intéressé est célibataire et sans enfant. Il ressort également du dossier que l'intéressé ne dispose d'aucun logement stable et qu'il ne justifie pas d'une quelconque intégration socio-professionnelle en France. Il est constant d'ailleurs que M. A a enfreint à plusieurs reprises les lois et règlements depuis son arrivée sur le sol français, celui-ci s'étant soustrait à deux mesures d'éloignement antérieures datées respectivement des 27 juin 2017, confirmée par le tribunal administratif de Paris, et 20 août 2020, mais ayant également été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre le 11 octobre 2017 à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de vol par effraction et de fourniture d'identité imaginaire puis par le tribunal correctionnel de Valence le 12 mars 2021 à six mois d'emprisonnement pour des faits de vol commis le 6 août 2020 et toujours fourniture d'une identité imaginaire avec révocation totale du sursis dont il avait bénéficié en 2017. Enfin, M. A n'établit pas ne plus avoir d'attaches familiales en Algérie où il ne conteste pas que résident ses parents et sa fratrie. Au regard de ces éléments, la décision en litige ne saurait être regardée comme entachée d'une quelconque erreur manifeste d'appréciation.
6. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire qui n'a pas pour objet ni pour effet de fixer le pays à destination duquel le requérant pourra être éloigné d'office, lequel est déterminé par une décision distincte.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ de volontaire
8. Il ressort de l'examen de la décision attaquée qu'elle vise les dispositions de l'article L.612-2 et L.612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, l'absence d'entrée régulière sur le territoire français, l'absence de tout document d'identité ou de voyage valide, l'absence de résidence stable de l'intéressé ainsi que sa soustraction à une mesure d'éloignement antérieure datée du 20 août 2020. Au regard de ses éléments, la décision comporte tous les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré d'un défaut de motivation manque en fait.
9. Aux termes de l'article L.612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L.612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
10. Il ressort des pièces du dossier que l'intéressé ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français et n'a entamé aucune démarche de régularisation de sa situation administrative. Il n'établit pas qu'il disposerait d'une résidence permanente et effective. En outre, il est constant que M. A s'est soustrait à une mesure d'éloignement antérieure datée du 20 août 2020. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé ne dispose d'aucun document de voyage ou d'identité en cours de validité. Au regard de ces éléments, le préfet était fondé à considérer qu'il existait un risque que M. A se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait méconnu les dispositions des articles L.612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers en lui refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination
11. Aux termes de l'article 33 de la convention de Genève : " Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques () ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. Si le requérant fait valoir qu'il serait exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Algérie, il n'assortit ses allégations d'aucun commencement d'argumentation et de justification probante, pour établir le caractère actuel et personnel de ses craintes, l'intéressé se bornant à déclarer à l'audience qu'il " n'aime pas les membres de sa famille ". Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations citées de l'article 33 de la convention de Genève et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doivent être écartés.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français
13. En premier lieu, il résulte des motifs qui précèdent que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il ressort de l'examen de la décision attaquée qu'elle vise les dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers applicable et mentionne notamment qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires, qu'il déclare être entré en France en 2015 sans démontrer y avoir habituellement résidé depuis, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, qu'il est célibataire et sans enfant, sa famille résidant en Algérie, et enfin qu'il a fait l'objet de deux mesures d'éloignement datées des 27 juin 2017 et 20 août 2020. Au regard de ces éléments, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comporte les circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
15. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
16. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à contester sérieusement les motifs de la décision, celui-ci ne justifiant d'aucune circonstance humanitaire ou bien de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France où il ne peut se prévaloir d'aucune intégration sociale et professionnelle, ni d'aucune perspective ou projet sérieux d'insertion. M. A ne conteste d'ailleurs pas sérieusement qu'il conserve d'importantes attaches en Algérie. En outre, il est constant qu'il n'a pas déféré à la précédente obligation de quitter le territoire du préfet de la Drôme en date du 20 août 2020 et qu'il a fait au surplus l'objet des deux condamnations précitées par les tribunaux correctionnels de Nanterre et Valence en 2017 et 2020 pour des faits de vol notamment. Au regard de ces éléments, l'intéressé ne saurait soutenir qu'en décidant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre d'une durée de deux ans, le préfet des Bouches-du-Rhône a pris une mesure disproportionnée par rapport aux buts pour lesquels elle a été prise. Le moyen tiré du caractère disproportionné de la décision au regard de ses conséquences sur sa situation doit être écarté.
17. Il ressort des pièces du dossier, ainsi que des motifs figurant au point 16, que la décision n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. Le moyen doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet des Bouches-du-Rhône, que les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 30 septembre 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle est accordé à titre provisoire à M. B A.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
J-M. F
Le greffier,
Signé
H. Ben Hammouda
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026