vendredi 16 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2209877 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BOUSTELITANE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 novembre 2022, M. B C demande au tribunal:
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône en date du 26 novembre 2022 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de deux ans mois assortie d'un signalement dans le système d'information Schengen (SIS) ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil qui renonce dans ce cas à percevoir la part contributive de l'État due au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée de l'incompétence de son auteur pour en connaître ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit ;
Sur la décision fixant le pays de destination
- elle est entachée de l'incompétence de son auteur pour en connaître ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision est entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français
- elle est entachée de l'incompétence de son auteur pour en connaître ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires et quant à la durée de cette interdiction ;
Par un mémoire en défense enregistré le 30 novembre 2022, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête ;
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. E pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience :
- le rapport de M. Grimmaud, premier conseiller,
- les observations de Me Boustelitane pour M. C, présent, assisté de Mme F interprète en langue russe.
Le préfet des Bouches-du-Rhône n'étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant moldave né le 17 octobre 1967, actuellement retenu au centre de rétention administrative de Marseille, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 26 novembre 2022 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire pour une durée de deux ans.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. C, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai
3. En premier lieu, Mme A D, signataire de l'arrêté attaqué, bénéficiait, en sa qualité de responsable de la section Eloignement du bureau de l'éloignement, du contentieux et de l'asile (BECA) à la préfecture des Bouches-du-Rhône, par un arrêté n° 13-2022-09-30-00001 du préfet de ce département du 30 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture 13-2022-285 du 30r septembre 2022, d'une délégation à l'effet de signer tout document relatif à la procédure de délivrance de titre de séjour et à l'éloignement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, M. C soutient que la décision contestée est insuffisamment motivée. Toutefois, il ressort de la lecture même de la décision attaquée, d'une part, qu'elle vise les textes utiles sur lesquels elle se fonde, notamment les articles L.611-1, L.611-3, L. 612-2 et L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision comporte des motifs de fait non stéréotypés, incluant notamment l'absence de toute demande de titre de séjour depuis son entrée irrégulière sur le territoire français à une date dont il ne justifie pas. La décision précise qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de sa situation familiale, l'intéressé s'étant déclaré veuf et sans enfant et non dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Au regard de ces éléments, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : 1° L'étranger mineur de dix-huit ans ; 2° L'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; 3° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans, sauf s'il a été, pendant toute cette période, titulaire d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle portant la mention " étudiant " ; 4° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; 7° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui est marié depuis au moins trois ans avec un ressortissant étranger relevant du 2°, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessée depuis le mariage ; 8° L'étranger titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d'incapacité permanente est égal ou supérieur à 20 % ; 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par dérogation au présent article, l'étranger mentionné aux 2° à 8° peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français en application de l'article L. 611-1 s'il vit en France en état de polygamie ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des différents arrêtés portant obligation de quitter le territoire français produit à l'instance, que l'intéressé déclare être entré en France dépourvu de passeport ou de visa le 6 août 2016 ou le 29 mai 2018. Il ressort également du dossier que sa demande d'asile a été rejetée par décision de l'office français pour les réfugiés et apatrides en date du 29 novembre 2019 confirmée par la cour nationale du droit d'asile le 24 mars 2021. Consécutivement à ces décisions, il a fait l'objet de deux obligations de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en date respectivement des 27 janvier 2020 puis 27 avril 2021 auxquelles il n'a pas déféré. Il ressort du dossier que l'intéressé a présenté des déclarations contradictoires concernant sa situation personnelle et familiale, celui-ci s'étant présenté lors des différentes procédures d'éloignement comme divorcé puis veuf, son épouse et ses deux enfants étant enterrés à Moscou selon ses déclarations, puis à la présente audience comme père de deux filles mariées à des légionnaires toutes deux résidant à Paris avec ses petits-enfants. Toutefois, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations confuses et n'établit ainsi pas l'intensité de ses liens avec la France où il serait arrivé à l'âge de 51 ans et où il ne peut en outre se prévaloir d'aucun intégration socio-professionnelle, celui-ci ayant déclaré lors de son audition par les services de gendarmerie être sans domicile fixe et être hébergé au sein du foyer Sleep In Marseille. Il ressort au surplus du dossier, et notamment des procès-verbaux d'audition de la gendarmerie versé à l'instance qu'il a été interpellé le 22 novembre 2022 à bord d'un train express régional à Rognac dépourvu de titre de transport et en état d'imprégnation alcoolique. Il ressort des pièces versées par le préfet des Bouches-du-Rhône que l'intéressé est connu des services de police au motif du port d'une arme blanche sans motif et dans le cadre de sa participation à une rixe dans un état d'imprégnation alcoolique. Enfin, M. C n'établit pas ne plus avoir d'attaches familiales en Moldavie où il a construit sa vie d'adulte. Par suite, la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ne porte aucune atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé et ne peut en conséquence être regardée comme entachée d'une méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. Il ne ressort pas des pièces du dossier et des motifs du point 6 que M. C entre dans l'une des catégories d'étrangers protégés par les dispositions du 1 au 9 de l'article L.611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers précités. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination
9. Pour les mêmes motifs qu'au point 3, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte manque en fait.
10. La décision portant fixation du pays de destination ou vers tout autre pays vers lequel M. C établit être légalement admissible comporte les considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement. Le moyen manque en fait.
11. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. Si M. C fait état de craintes de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Ukraine où il a vécu quelques temps en raison de son refus d'être enrôlé en 2016, il n'apporte aucun élément justifiant de la nationalité ukrainienne dont il se prévaut, ni au demeurant aucun élément au soutien de ses allégations. Si le requérant fait valoir qu'il serait exposé à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Moldavie, il n'assortit ses allégations d'aucun commencement d'argumentation et de justification probante, pour établir le caractère actuel et personnel de ses craintes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français
13. En premier lieu, il ressort de l'examen de la décision attaquée qu'elle vise les dispositions de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers applicable et mentionne notamment qu'il ne justifie pas de circonstances humanitaires, qu'il déclare être entré en France le 6 août 2016 sans démontrer y avoir habituellement résidé depuis, qu'il ne justifie pas de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, qu'il est veuf et sans enfant, qu'il ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine enfin qu'il a fait l'objet de deux mesures d'éloignement datées des 27 janvier 2020 puis 27 avril 2021 auxquelles il n'a pas déféré. Au regard de ces éléments, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français comporte les circonstances de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation manque en fait.
14. Aux termes de l'article L.612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
15. Le requérant n'apporte aucun élément de nature à contester sérieusement les motifs de la décision, celui-ci ne justifiant d'aucune circonstance humanitaire ou bien de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France où il ne peut se prévaloir d'aucune intégration sociale et professionnelle, ni d'aucune perspective ou projet sérieux d'insertion. L'intéressé n'établit pas que le centre de ses intérêts privés et familiaux se situe en France. En outre, il est constant qu'il n'a pas déféré aux précédentes obligation de quitter le territoire prises à son encontre. Au regard de ces éléments, l'intéressé ne saurait soutenir qu'en décidant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre d'une durée de deux ans, le préfet de des Bouches-du-Rhône a pris une mesure disproportionnée par rapport aux buts pour lesquels elle a été prise. Le moyen tiré d'une erreur d'appréciation quant au caractère humanitaire de sa situation et quant à la disproportion de la durée d'interdiction de territoire doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C à fin d'annulation de l'arrêté du 26 novembre 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle est accordé à titre provisoire à M. B C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 décembre 2022.
Le magistrat désigné,
Signé
J-M. E
Le greffier,
Signé
H. Ben Hammouda
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026