mardi 7 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2210768 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RUBIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 décembre 2022, le syndicat des copropriétaires SDC Château Bonneveine, agissant par le syndic en exercice, représenté par Me Naudin, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les désordres affectant la copropriété Château Bonneveine du fait de travaux réalisés par la société Enedis sur la servitude dont elle bénéficie ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que l’expertise est utile.
Par un mémoire enregistré le 20 janvier 2023, la société Enedis, agissant par le représentant légal en exercice, représentée par Me Rubin, demande au juge des référés, dans le dernier état de leurs écritures de rejeter la requête.
Elle soutient que l’expertise est inutile.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Argoud, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fin d’expertise :
1. Aux termes de l’article R. 532-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l’absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d’expertise ou d’instruction ».
2. Le syndicat de copropriété requérant soutient que des désordres ont été causés pat la société Enedis en réalisant des travaux d’entretien d’un ouvrage public. Elle demande au juge des référés d’ordonner une expertise d’une part, pour apprécier l’étendue de ces désordres et, d’autre part, pour déterminer si ces désordres sont la conséquence d’une méconnaissance de règles et des engagements pris par la société Enedis.
3. D’une part, les désordres faisant l’objet de la demande d’expertise concernent la dégradation d’un enrobé, de potelet en ciment, de plaques d’assainissement et l’abandon de matériel, et que ces désordres ont été constatés par un constat d’huissier. Le requérant n’apporte aucun élément de nature à établir l’existence de désordres autres que ceux qui ont déjà été constatés par un commissaire de justice. Par suite, la demande d’expertise visant à évaluer l’étendue des désordres causés par les travaux d’Enedis, n’ont pas d’utilité, n’entrent pas dans le champ d’application des dispositions précitées.
4. D’autre part, le requérant demande la désignation d’un expert en vue de déterminer si ces désordres sont la conséquence d’une méconnaissance de règles et des engagements pris par la société Enedis. La demande sur ce point tend à la désignation d’un expert non pour lui faire constater des faits mais en vue de soumettre à son appréciation une question purement juridique. Dès lors, la mesure demandée sur ce point tend à soumettre à l’appréciation d’un expert une question de droit, et n’entre donc pas dans le champ d’application des dispositions précitées de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Elle ne présente pas de caractère utile et doit être rejetée.
5. Il résulte de ce qui vient d’être dit que la demande d’expertise doit être rejetée.
Sur les frais d’instance :
6. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l’accueil des conclusions présentées sur ce fondement à l’encontre de la société Enedis qui n’ont ni la qualité de partie tenue aux dépens ni celles de partie perdante à la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires SDC Château Bonneveine est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires SDC Château Bonneveine et à la société ENEDIS.
Fait à Marseille, le 7 octobre 2025.
Le juge des référés,
Signé
Jean-Marie ARGOUD
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602914
Le tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les demandes de M. A... B..., ressortissant tunisien, visant à l’annulation d’un arrêté préfectoral du 8 mai 2026 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et d’un arrêté du 12 mai 2026 l’assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602912
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 5 mai 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne révélait pas de défaut d'examen particulier de sa situation. Il a estimé que l'interdiction de retour, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602898
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de M. C... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 23 février 2026 suspendant son permis de conduire pour six mois, ainsi que le refus d'aménagement par un éthylotest antidémarrage. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de l'article R. 224-6 du code de la route) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2602803
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, était saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés du 6 mai 2026 du préfet de la Seine-Maritime portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et assignation à résidence. Le préfet a toutefois retiré ces arrêtés par un arrêté du 22 mai 2026, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de M. B.... Il a néanmoins admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a rejeté sa demande de frais de justice, faute de justificatifs.
01/06/2026