vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2300062 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PLANTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Plantin, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'enjoindre au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 200 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- elle s'est vu refuser le bénéfice des conditions matérielles d'accueil par décision du 29 septembre 2021 et a formé en vain un recours administratif auprès de l'OFII le 13 décembre 2022 ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle se trouve dans un état psychique vulnérable, sans hébergement ni aide financière, et ne peut subvenir à ses besoins alimentaires ;
- le refus des conditions matérielles d'accueil porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile ;
- il méconnaît les article 17, 21 et 22 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ;
- il porte également atteinte à son droit à l'hébergement d'urgence garanti par les articles L. 222-5 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles ;
- elle n'a déposé une demande d'asile que le 29 septembre 2021 par méconnaissance du droit d'asile à son arrivée en France.
Par mémoire en défense enregistré le 5 janvier 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la demande est dépourvue d'objet dès lors que Mme B s'est vue reconnaître la qualité de réfugiée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 15 décembre 2022, et n'est donc plus demandeuse d'asile ;
- la requérante ne justifie pas de la situation d'urgence qu'elle allègue et n'a pas informé les services de l'OFII de circonstances caractérisant une situation de vulnérabilité ;
- elle n'est pas fondée à se prévaloir d'une carence constitutive d'une atteinte grave et illégale à une liberté fondamentale du fait de l'absence de suite donnée à son recours administratif du 13 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution ;
- la directive n° 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'action sociale et des famille ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Hameline, vice-présidente, pour statuer en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique qui s'est tenue le 6 janvier 2022 à 14 heures en présence de M. Machado, greffier d'audience, ont été entendus :
- le rapport de Mme Hameline, juge des référés ;
- et les observations de Me Plantin, représentant Mme B, qui déclare se désister de sa demande principale mais maintenir ses conclusions relatives aux frais du litige ;
Elle fait valoir que la décision de l'OFPRA du 15 décembre 2022 admettant Mme B au statut de réfugiée n'a pas encore été notifiée à l'intéressée, et que l'OFII ne l'a pas informée de cette décision en réponse à son recours administratif du 13 décembre 2022.
- l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'étant ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Il y a lieu, compte tenu de l'urgence à statuer sur la présente requête en référé, d'admettre Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
2. Il résulte des déclarations du conseil de Mme B lors de l'audience publique que celle-ci, à la suite de son admission au bénéfice du statut de réfugiée le 15 décembre 2022, se désiste de ses conclusions principales présentées devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et tendant à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au directeur de l'OFII de l'admettre au bénéfice des conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile. Ce désistement est pur et simple. Il y a lieu de lui en donner acte.
Sur les frais du litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par Mme B, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle provisoire, au profit de son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la requête de Mme B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Aurélie Plantin et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Marseille, le 6 janvier 2023.
La juge des référés,
Signé
M.-L. Hameline
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef
Le greffier,
N°230006
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026