mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2300884 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | MICHEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 janvier 2023, Mme A B, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 janvier 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis (CHIAP) a refusé de lui verser la prime de service pour l'année 2022 ;
2°) d'enjoindre au directeur du CHIAP de lui verser la prime de service à laquelle elle a droit au titre de l'année 2022.
Elle soutient que le CHIAP était tenu de lui verser sa prime de service au titre de l'année 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2024, l'AP-HM, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n°2002-9 du 4 janvier 2002 ;
- l'arrêté du 24 mars 1967 relatif aux conditions d'attribution de primes de service aux personnels de certains établissements d'hospitalisation, de soins ou de cure publics ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de Mme C, magistrate rapporteure,
-et les conclusions de Mme Lourtet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été employée par le CHIAP en qualité d'aide-soignante titulaire et a été radiée des cadres à sa demande à la suite d'une rupture conventionnelle du 4 août 2022, effective à compter du 23 août suivant. Par courrier de son conseil, Mme B a sollicité le versement de la prime de service habituellement perçue par l'agent à la fin du mois de novembre, au titre de l'année 2022. Par courrier du 20 janvier 2023, le CHIAP a refusé de faire droit à sa demande en raison d'une suspension et d'un absentéisme sur la période de référence, elle ne pouvait percevoir de prime de service pour l'année 2022. Mme B demande l'annulation de cette décision et le versement de ladite prime.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 20 janvier 2023 :
2. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté susvisé du 24 mars 1967 : " Dans les établissements d'hospitalisation, de soins ou de cure publics (), les personnels titulaire et stagiaire ainsi que les agents des services hospitaliers recrutés à titre contractuel peuvent recevoir des primes de service liées à l'accroissement de la productivité de leur travail dans les conditions prévues au présent arrêté () les montants individuels de la prime de service sont fixés, pour un service annuel complet, en considération de la valeur professionnelle et de l'activité de chaque agent () ". Par ailleurs, aux termes de l'article 3 de ce même arrêté : " La prime de service ne peut être attribuée au titre d'une année qu'aux agents ayant obtenu pour l'année considérée une note au moins égale à 12,5. L'autorité investie du pouvoir de nomination fixe les conditions dans lesquelles le montant de la prime varie proportionnellement aux notes obtenues sans qu'il puisse excéder 17 p. 100 du traitement brut de l'agent au 31 décembre de l'année au titre de laquelle la prime est attribuée. / Pour tenir compte des sujétions journalières réelles, toute journée d'absence entraîne un abattement d'un cent quarantième du montant de la prime individuelle. Toutefois, n'entraînent pas abattement les absences résultant : / Du congé annuel de détente ; / D'un déplacement dans l'intérêt du service ; / D'un congé consécutif à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ; / D'un congé de maternité. () " ;
3. Il résulte des dispositions précitées que la base de calcul de la prime de service varie chaque année et pour chaque agent, en fonction de sa notation, des sujétions journalières réelles et de ses jours effectifs de service fait. En l'espèce, Mme B, qui sollicite le versement de la prime de service au titre de l'année 2022 que son employeur ne lui a pas versée, doit être regardée comme soulevant un moyen unique tiré de l'erreur de droit entachant la décision attaquée.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la requérante qui a obtenu une rupture conventionnelle effective à compter du 23 août 2022, de sorte que l'année 2022 a été amputée a minima de deux mois pour le calcul de cette prime, a été suspendue à titre conservatoire dans le cadre d'une procédure disciplinaire du 13 avril au 12 août 2022 par une décision du 13 avril 2022 qu'elle n'a pas contestée et qui est devenue définitive et a, d'après les allégations du CHIAP en défense qu'elle ne conteste pas, été placée en congé de maladie ordinaire durant 13 jours. Par suite, en indiquant dans la décision en litige que Mme B n'était pas éligible au versement de la prime de service au titre de l'année 2022, le directeur du CHIAP n'a pas commis d'erreur de droit.
5. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 20 janvier 2023 par laquelle le directeur du CHIAP a refusé de lui verser la prime de service au titre de l'année 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. La présente décision, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la requérante doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis.
Délibéré après l'audience du 28 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Frédérique Simon, présidente,
M. Alexandre Derollepot, premier conseiller,
Mme Ludivine Journoud, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juillet 2024.
La rapporteure,
signé
L. CLa présidente,
signé
F. Simon
La greffière,
signé
A. Vidal
La République mande et ordonne au directeur général de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026