lundi 6 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2301108 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GARCIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 février 2023, M. A D, retenu au centre de rétention du Canet à Marseille, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2023 par lequel le préfet du Var lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourrait être éloigné d'office ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 000 euros au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi que la décision attaquée ait été prise par une autorité habilitée ;
- cette décision est insuffisamment motivée et résulte d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile font obstacle à son éloignement et il devait bénéficier d'un certificat de résidence de plein droit en application de l'article 6 alinéa 4 de l'accord franco-algérien ; la décision résulte ainsi d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et résulte d'une erreur manifeste d'appréciation ; son comportement ne constitue pas un trouble à l'ordre public ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et résulte d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant du refus de délai de départ volontaire :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 février 2023 à 11h28, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l'arrêté est fondé.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, la magistrate désignée a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Garcia pour M. D, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir en outre que l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé, qui est entré sur le territoire français en situation régulière et y a demeuré régulièrement jusqu'au refus de renouvellement de son certificat de résidence en janvier 2023 ; l'arrêté est également entaché d'une erreur de droit, compte tenu du bas âge de ses enfants, ces derniers doivent pouvoir voir leur père, il est en instance de divorce mais les relations sont apaisées avec son épouse ; les faits pour lesquels il a fait l'objet d'une condamnation sont isolés et anciens, en 2020, M. D a toujours manifesté la volonté de se conformer aux décisions prises à son encontre ; aucune obligation de quitter le territoire français ne lui avait préalablement été opposée ;
- et celles de M. D, assisté de M. B, interprète en langue arabe, qui expose qu'il vit chez sa belle-mère, qu'il est séparé depuis environ 8 mois mais qu'il voit ses enfants tous les jours et s'en occupe, et qu'il souhaite respecter les décisions prises à son encontre.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant algérien né en 1990, M. D est entré en France en 2019 sous couvert d'un visa en qualité de conjoint de français, après son mariage en Algérie en 2017 avec une ressortissante française. demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 1er février 2023 par lequel le préfet du Var a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, il y a lieu de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 visée ci-dessus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
3. La décision contestée a été signée par M. Lucien Giudicelli, secrétaire général de la préfecture, à qui le préfet du Var a régulièrement délégué sa signature, par un arrêté du 26 décembre 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 239 du lendemain, accessible tant au juge qu'aux parties, aux fins de signer notamment tous actes et décisions établies en matière de police des étrangers. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit par conséquent être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
5. La décision en litige comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit dès lors être écarté.
6. La circonstance que le préfet du Var n'ait pas fait mention dans sa décision de la régularité de l'entrée de M. D et de son séjour sur le territoire français jusqu'au refus de renouvellement de son certificat de résidence qui lui a été opposé le 23 janvier 2023, de la nationalité française de l'épouse de M. D, avec laquelle il est en instance de divorce, et de ses deux enfants, ne suffit pas, alors que sont notamment mentionnés le visa en qualité de conjoint de français dont a bénéficié l'intéressé pour entrer sur le territoire en 2019, la situation familiale de l'intéressé ainsi que l'avis défavorable de la commission du titre de séjour rendu le 6 décembre 2022 sur la demande de certificat de résidence, pour considérer que le préfet du Var, dont la décision fait état de façon circonstanciée des éléments de droit et de fait qui la fondent, aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation du requérant. Par suite, le moyen tiré du défaut d'un tel examen et de l'erreur de droit qui s'en déduit doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ". Aux termes de l'article 6 paragraphe 4 de l'accord franco-algérien visé ci-dessus : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 4° au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins () ".
7. Lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le requérant est le père de deux enfants nés le 6 septembre 2020 et le 22 août 2022, sur lesquels il n'est pas contesté qu'il exerce l'autorité parentale. Ainsi qu'il a été dit aux points 3 à 6, en application des stipulations de l'accord franco-algérien et de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette circonstance faisait donc obstacle, en principe, à ce que le requérant puisse légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement.
9. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne subordonne pas la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien à la condition que l'intéressé ne constitue pas une menace pour l'ordre public, il ne prive pas l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser l'admission au séjour en se fondant sur des motifs tenant à l'ordre public.
10. Il ressort des pièces du dossier qu'alors même que M. D se prévaut de sa qualité de père de deux enfants français, la commission du titre de séjour s'est réunie le 6 décembre 2022 et a émis un avis défavorable à la demande de M. D de bénéficier d'un certificat de résidence de dix ans. Par arrêté du 12 janvier 2023, le préfet du Var a ensuite refusé, de délivrer à l'intéressé la carte de résident sollicitée. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le requérant a fait l'objet d'une condamnation à une peine d'emprisonnement de six mois par un jugement du tribunal correctionnel de Toulon du 29 mai 2020 pour des faits de violences sur un conjoint suivies d'une incapacité temporaire de travail d'une durée n'excédant pas huit jours le 20 avril 2020, rébellion et évasion le 21 avril 2020. Si M. D soutient que les relations sont désormais apaisées avec son épouse, avec laquelle il est en cours de séparation, ces faits sont graves. Par ailleurs, alors même que ces faits seraient, ainsi que le soutient le requérant, isolés, il ressort des pièces du dossier que la consultation du fichier automatisé des empreintes digitales le 1er février 2023 a révélé que l'intéressé a été signalé pour des faits de violence aggravée de deux circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours le 30 novembre 2019, de vol avec destruction ou dégradation le 30 janvier 2022, de vol dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt les 15 décembre 2021 et 29 août 2022. Par ailleurs, M. D a également été signalé pour usage illicite de stupéfiants le 29 août 2022, et pour détention de stupéfiants dans le cadre de son interpellation le 1er février 2023. L'intéressé représente donc une menace à l'ordre public qui justifiait la mesure d'éloignement en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit entachant l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. D n'est pas davantage fondé à soutenir que le préfet du Var aurait commis une erreur manifeste d'appréciation.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
12. Pour soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui est opposée porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, M. D se prévaut de la présence en France de sa famille nucléaire. Toutefois, compte tenu de ce qui a été dit aux points 7 à 10, et alors au demeurant que M. D n'établit pas les conditions dans lesquelles il contribue à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, dans les circonstances de l'espèce, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet doivent être écartés.
13. Aux termes de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
14. M. D fait valoir qu'il est dans l'intérêt de ses enfants qu'il demeure en France à leurs côtés. Toutefois, les circonstances dont il est fait état ne suffisent pas pour considérer, compte tenu de ce qui a été dit aux points précédents, pour considérer que l'obligation de quitter le territoire français a été prise en violation de ces stipulations. Le préfet du Var n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
15. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".
16. La décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, qui vise les articles L. 612-1 à L. 612-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, et en particulier l'article L. 612-2, et mentionne les circonstances de fait ayant conduit le préfet du Var à refuser d'octroyer à M. D un tel délai. Elle est dès lors suffisamment motivée.
17. Pour décider de refuser à M. D un délai de départ volontaire, le préfet du Var a considéré que celui-ci ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes, en l'absence de document d'identité et de voyage, et dès lors qu'il ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente. M. D a présenté, dans le cadre du présent litige, son passeport en cours de validité et le préfet du Var en avait nécessairement connaissance dans le cadre de l'examen de sa demande de certificat de résidence qui a donné lieu à une décision de refus du 12 janvier 2023. Par suite, il ne pouvait se fonder sur ce motif. En revanche, si la mère de l'épouse de M. D atteste, dans un courrier du 2 janvier 2023, héberger l'intéressé " depuis un temps indéterminé " à son domicile, alors que l'épouse de l'intéressé, dans son entretien du 1er février 2023 avec les services de la police nationale, a indiqué que M. D " dort de temps en temps chez sa mère ", mais a déclaré ignorer " où il se trouve le reste du temps ", cette seule attestation peu circonstanciée ne suffit pas pour considérer que M. D dispose effectivement d'un hébergement stable. Il ne résulte pas de l'instruction que le préfet du Var aurait pris une autre décision s'il s'était fondé seulement sur ce dernier motif. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 1er février 2023 par lequel le préfet du Var a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet du Var.
Délibéré le 6 février 2023 et lu en audience publique le même jour.
La magistrate désignée
Signé
A. C
Le greffier
Signé
T. MarconLa République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026