mercredi 9 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2301158 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 6 février 2023 et le 3 mars 2023, M. A C agissant aussi bien en son nom propre qu'en sa qualité d'ayant droit de son père, M. D C, représenté par Me Monchauzou, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise portant sur les conditions dans lesquelles M. D C a été pris en charge au centre hospitalier du Pays d'Aix en Provence pour des douleurs au niveau du pied et des orteils gauches à compter du 15 novembre 2001 ayant entrainé une amputation de la jambe gauche ;
2°) de mettre à la charge le centre hospitalier intercommunal Aix-pertuis, la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- son père a été victime d'une thrombopénie induite par l'héparine de type 2 qui relève d'un aléa thérapeutique aggravé par des fautes commises lors des interventions chirurgicales réalisées le 16 et 17 novembre 2001 ;
- la prescription tirée des dispositions de l'article L. 1442-28 du code de la santé publique a été interrompue.
Par un mémoire enregistré le 15 février 2023, l'ONIAM représenté par Me Fitoussi, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la demande d'expertise ;
2°) de rejeter la demande de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) de rejeter tout autre demande.
Il soutient que :
- toute demande d'indemnisation auprès de l'ONIAM est prescrite en application de l'article L. 1142-28 du code de la santé publique ;
- le caractère utile de la demande d'expertise n'est pas démontrée.
Par un mémoire enregistré le 24 février 2023, le centre hospitalier du Pays d'Aix, représente par Me Zandotti, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la demande d'expertise ;
2°) de le mettre hors de cause.
Il soutient que la demande d'expertise doit être rejetée pour défaut d'utilité et au regard de l'existence d'une forclusion.
Par un mémoire enregistré le 7 mars 2023, la caisse commune de sécurité sociale des Hautes Alpes, informe que M. D C a été victime d'un accident médical.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme B, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. M. D C s'est présenté aux urgences du centre hospitalier intercommunal du Pays d'Aix le 15 novembre 2001 à la suite de douleurs au niveau du pied et des orteils gauches nécessitant une opération le 16 novembre 2001 pour une embolectomie. Il est à nouveau opéré le lendemain en raison d'une dégradation de son état de santé qui s'avérera être un second échec conduisant à une amputation de la jambe gauche. Par une ordonnance du 23 juin 2011, enregistrée sous le n° 1103234, le juge des référés du tribunal administratif de Marseille, a sur la requête de M. C ordonné une expertise judiciaire portant sur les conditions dans lesquelles il a été pris en charge au centre hospitalier d'Aix-en-Provence le 16 novembre 2001 et dont le rapport définitif déposé le 15 avril 2012 concluant que " la prise en charge , les examens pratiqués, les soins pratiqués, () ont été pratiqués dans les règles de l'art et selon les données acquises par la science. Aucun manquement ni perte de chance ne peuvent être retenus à l'encontre du centre hospitalier. ". M. A C, agissant en son nom propre et en sa qualité d'ayant droit de son père décédé le 10 décembre 2020, M. D C, saisit alors la commission de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux des affections iatrogènes et des infection nosocomiale (CCI), le 16 juin 2021 d'une demande d'indemnisation. Cette dernière a désigné les docteurs Billon et Mahul en qualité d'experts qui concluent, dans leur rapport d'expertise du 4 février 2022, à une absence de faute imputable au centre hospitalier concernant à la fois le diagnostic et la prise en charge de M. D C, et rejette la demande d'indemnisation. Dès lors, M. A C saisit le tribunal administratif de Marseille d'une demande d'expertise en soulevant l'existence d'un aléa thérapeutique et de nombreuses fautes lors des interventions chirurgicales réalisés les 16 et 17 novembre 2001.
Sur les conclusions à fin d'expertise :
2. L'expertise sollicitée par M. A C porte sur les conditions dans lesquelles M. D C a été pris en charge au centre hospitalier du Pays d'Aix en Provence pour des douleurs au niveau du pied et des orteils gauches à compter du 15 novembre 2001 ayant entrainé une amputation de la jambe gauche. Si M. C sollicite une nouvelle expertise, il ne se prévaut ni ne produit aucun élément médical nouveau dont les experts déjà missionnés n'aurait pas eu connaissance. Dès lors, il résulte de l'instruction que M. C ne démontre pas que les expertises déjà réalisées ne comporteraient pas tous les éléments nécessaires au juge du fond pour apprécier le bien-fondé d'une demande indemnitaire. La mesure qu'il sollicite ne peut, dès lors, s'analyser que comme une demande de contre-expertise. Ainsi, il appartiendra au juge du fond éventuellement saisi d'apprécier, au vu de l'ensemble des pièces du dossier, s'il y a lieu d'ordonner une nouvelle expertise. Par suite, les conclusions de M. C tendant à l'organisation d'une expertise ne présentent pas le caractère d'utilité requis par les dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées, et ce y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, au centre hospitalier intercommunal Aix-Pertuis (CHIAP), à l'office national d'indemnisation des accidents médicaux, et à la caisse commune de sécurité sociale des Hautes-Alpes.
Fait à Marseille, le 9 août 2023.
La juge des référés,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au ministre des solidarités et de la santé, en ce qui le concerne et à tous les commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026