jeudi 1 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2301746 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | NAVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 février 2023, complétée par des mémoires enregistrés les 12 avril et 10 mai 2023, M. A B, représenté par Me Navy, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 septembre 2022 par lequel le préfet du Nord a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation, sous astreinte de 155 euros par jour de retard, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
La décision portant refus de titre de séjour :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
La décision fixant un délai de départ volontaire :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, faute pour le préfet de lui avoir accordé un délai de départ supérieur à trente jours ;
La décision fixant le pays de destination :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- est entachée d'incompétence de son auteur ;
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de circonstances humanitaires.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 avril 2023, le préfet du Nord conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. B ne sont pas fondés.
Par une décision du 23 janvier 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Hameline, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant marocain né le 15 octobre 1997, est entré en France le 17 août 2018 sous couvert d'un visa long séjour portant la mention " étudiant " valable jusqu'au 17 août 2019, et a bénéficié, en cette même qualité, d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 30 septembre 2021. Le 22 octobre 2021, M. B a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 12 septembre 2022, le préfet du Nord a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. B demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par Mme Amélie Puccinelli, secrétaire générale adjointe de la préfecture du Nord, qui bénéficiait d'une délégation du préfet, en vertu d'un arrêté du 24 mai 2022, régulièrement publié le 25 mai 2022 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n°131, à l'effet de signer l'ensemble des décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté attaqué, qui vise notamment les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, expose avec suffisamment de précision les éléments de la situation personnelle du requérant. Cet arrêté comporte ainsi de façon circonstanciée l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / ". D'autre part, aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
6. Il résulte des termes de l'arrêté attaqué, confirmés au demeurant par les mentions explicites du mémoire en défense de l'administration, que le préfet du Nord a entendu se fonder sur les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant le motif tiré de la menace pour l'ordre public constituée par la présence en France de M. B, tant pour refuser de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant la mention " étudiant ", que pour interdire son retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille, le 1er septembre 2022, à une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis, pour des faits, commis le 9 juillet 2019, de conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, circulation avec un véhicule terrestre à moteur sans assurance, rébellion et refus, par le conducteur d'un véhicule, d'obtempérer à une sommation de s'arrêter. Si de nouveaux faits d'usage illicite de stupéfiants pour lesquels le requérant aurait été également mis en cause le 17 mars 2021 selon l'administration n'ont pas fait l'objet de poursuites et ne peuvent être tenus pour établis au vu des seules pièces du dossier, eu égard au caractère encore récent et à la nature des faits pénalement réprimés le 1er septembre 2022, le préfet du Nord, en considérant que la présence de M. B en France constituait une menace pour l'ordre public à la date de l'arrêté contesté, n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a pu sans erreur d'appréciation refuser pour ce motif de renouveler le titre de séjour " étudiant " dont l'intéressé était titulaire.
8. Dès lors que la présence du requérant en France, ainsi qu'il a été dit au point précédent, représentait une menace pour l'ordre public, le préfet du Nord pouvait, pour ce seul motif, refuser de lui délivrer un titre de séjour. Les moyens tirés de la méconnaissance par le préfet des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation, ne peuvent, par suite, être utilement invoqués et doivent être écartés en tout état de cause.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 3 à 7 que les moyens invoqués par M. B à l'encontre de la décision du préfet du Nord rejetant sa demande de titre de séjour doivent être écartés. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français ne peut, dès lors, qu'être également écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Si M. B fait valoir qu'il est entré en France le 17 août 2018, qu'il y poursuit des études supérieures et qu'il a régulièrement travaillé parallèlement à la poursuite de ses études, il est célibataire et sans enfant à charge, ne justifie d'aucune attache personnelle ou familiale en France et n'établit pas être dépourvu de telles attaches au Maroc. S'il justifie suivre depuis 2018 des études supérieures en France, sous couvert de titres de séjour " étudiant ", il ressort des pièces du dossier qu'il a été déclaré défaillant pour non-présentation aux examens et aux rattrapages de Master 1 de l'année 2019-2020, qu'il a de nouveau été ajourné aux épreuves de Master 2 de l'année scolaire 2021-2022 et qu'il s'est réinscrit en classe de Master 2 au titre de l'année 2022-2023. Les circonstances qu'il ait effectué des missions d'intérim entre décembre 2019 et avril 2020, puis ait travaillé en tant qu'employé polyvalent entre novembre 2020 et juillet 2021, et qu'il ait réalisé, dans le cadre de ses études, un stage rémunéré en entreprise en 2022, ne suffisent pas à établir une insertion socio-professionnelle particulière du requérant, ni à caractériser le transfert de l'ensemble de ses intérêts personnels et privés sur le territoire français. Au vu de l'ensemble des conditions du séjour en France de l'intéressé, et compte-tenu de la durée de ce séjour, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, cette décision n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle du requérant.
Sur la décision fixant un délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 11 qu'aucun des moyens invoqués par M. B à l'encontre de la décision du préfet du Nord portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de décision fixant un délai de départ volontaire ne peut, dès lors, qu'être écarté.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
14. Il résulte de ces dispositions que le délai de trente jours, accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français, constitue le délai de droit commun susceptible d'être accordé. Par suite, la fixation à trente jours du délai de départ volontaire accordé à M. B n'avait pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, distincte de celle du principe même de cette obligation, dès lors notamment qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé au préfet des Bouches-du-Rhône de bénéficier d'une prolongation de ce délai. Dès lors, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision du préfet des Bouches-du-Rhône lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours serait insuffisamment motivée ni, compte tenu de ce qui a été dit précédemment concernant les éléments relatifs à sa vie privée et familiale, que le préfet des Bouches-du-Rhône aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui accordant pas un délai supérieur à trente jours.
Sur la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 11 qu'aucun des moyens invoqués par M. B à l'encontre de la décision du préfet du Nord portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de destination ne peut, dès lors, qu'être écarté.
16. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
17. Si M. B soutient qu'il encourt des risques de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, il ne démontre pas qu'il serait directement exposé à un risque sérieux et actuel de subir des traitements prohibés par les stipulations précitées. Il s'ensuit que M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Nord aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
18. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 9 à 11 qu'aucun des moyens invoqués par M. B à l'encontre de la décision du préfet du Nord portant obligation de quitter le territoire français n'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écarté.
19. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
20. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que, pour interdire à M. B de revenir sur le territoire français pendant une durée d'un an, le préfet a retenu que l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, n'est pas dépourvu d'attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine, qu'il ne justifie pas d'une insertion sociale ou professionnelle notable en France, et que son comportement constitue une menace pour l'ordre public en raison des faits énumérés au point 7 pour lesquels il a été condamné le 1er septembre 2022. En se bornant à soutenir qu'il justifie de circonstances humanitaires, M. B n'établit pas que le préfet du Nord aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision ne peut qu'être écarté.
21. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, y compris en ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que ses conclusions présentées au profit de son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Sanjay Navy et au préfet du Nord.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- Mme Hameline, présidente,
- Mme Felmy, première conseillère,
- Mme Hétier-Noël, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juin 2023.
L'assesseure la plus ancienne,
signé
E. Felmy La présidente-rapporteure,
signé
M-L. Hameline
La greffière,
signé
B. Marquet
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026