vendredi 26 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2304587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 16 et 26 mai 2023, le syndicat des copropriétaires de la " villa mon rêve ", M. et Mme B, M. D A,
M. F C, M. et Mme E, représentés par Me Giudicelli, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 7 mars 2022 par laquelle le maire de la commune de Marseille a tacitement accordé un permis de construire à la SCI Maregis, autorisant la surélévation d'une construction existante et la création de 90 m2 de plancher et un logement supplémentaire ;
2°) de mettre à la charge de la SCI Maregis la somme globale de 7 772 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils sont recevables à agir, aucun délai ne pouvant leur être opposé faute pour l'autorisation litigieuse d'avoir été affichée de manière continue, et l'affichage comportant en outre des mentions erronée ;
- ils sont voisins immédiat du projet et disposent d'un intérêt pour agir à son encontre ;
- ils ont accompli les formalités prescrites par l'article R. 600-1 du code de justice administrative ;
S'agissant de la condition tenant à l'urgence :
- la condition d'urgence est présumée satisfaite, les travaux tendant à la mise en œuvre du projet ont d'ores et déjà commencé et avancent très rapidement, sans qu'ils ne soient achevés ;
S'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés en litige :
- l'autorisation est illégale du fait de la non régularisation d'éléments bâtis existants ;
- les dispositions de l'article UC 4 du règlement du PLU sont méconnues en raison de l'aggravation de l'emprise au sol du fait des travaux entrepris et qui auraient dû être déclarés ;
- les dispositions de l'article UC 5 du règlement du PLU sont méconnues, les indications du dossier de demande relatives à la hauteur étant mensongères en plusieurs points ;
- les dispositions de l'article UC 7 du règlement du PLU sont méconnues, les cotes figurant sur les plans du dossier de permis étant erronées ;
- les dispositions de l'article UC 11 du règlement du PLU sont méconnues, le projet ne satisfaisant pas aux exigences de proposer 6 places de stationnement, et à tout le moins 4, en dépit des déclarations trompeuses en ce sens ;
- les dispositions de l'article UC 13 du règlement du PLU sont méconnues, l'appréciation de l'administration étant faussée par l'absence de déclaration des constructions réalisées sans autorisation.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mai 2023, la SCI Maregis, représentée par la SCP Berenger Blanc Burtez-Doucède, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête au fond est tardive, l'affichage ayant été continu et permanent sur le site pendant deux mois, à compter du 1er avril 2022, et la circonstance que celui-ci comporterait une mention imprécise sur la hauteur de la construction est sans influence sur la régularité de la publicité ;
- en tout état de cause la requête est tardive par application de la jurisprudence du Conseil d'Etat du 13 juillet 2016 Czabaj ;
- les requérants ne justifient pas d'un intérêt pour agir ;
- la copropriété ne justifie pas de sa qualité pour agir ;
- il est nécessaire de justifier des notifications prévues par l'article R. 600-1 du code de justice administrative ;
- l'urgence n'est pas constituée, les travaux étant quasiment achevés ;
- il n'y a pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige.
Vu :
- la requête au fond enregistrée sous le n°2304580 par laquelle les requérants demandent l'annulation de l'arrêté en litige ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 mai 2023 à 14 heures, en présence de M. Benmoussa, greffier d'audience :
- le rapport de M. Salvage, juge des référés ;
- les observations de Me Giudicelli, représentant les requérants, qui persiste dans ses écritures ;
- les observations de Me Claveau, représentant la SCI Maregis, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI Maregis a déposé le 28 octobre 2021 une demande de permis de construire en vue de surélever une construction existante. Elle a obtenu le 7 mars 2022 une autorisation tacite. Par la présente requête le syndicat des copropriétaires de la " villa mon rêve ", M. et Mme B, M. D A, M. F C, M. et Mme E en demandent la suspension.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement et objectivement, compte tenu des justifications fournies par les parties et de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que l'exécution de la décision soit suspendue avant l'intervention du jugement de la requête au fond.
4. La construction en cause consiste en la surélévation de 2 m50 ou 2m70 d'une habitation existante en vue de la création d'un logement supplémentaire d'une surface de plancher de 90 m2. Il résulte des photos produites dans les mémoires ainsi qu'à l'audience que les murs sont montés, et que ledit logement est, à la date de la présente ordonnance, hors d'eau, comportant une couverture en calandrite, qui permet d'assurer l'étanchéité du toit, et même si ce dernier devait en principe être composé d'une dalle en béton, et hors d'air. La construction est ainsi, pour l'essentiel, terminée. L'objet de la présente demande en référé suspension étant de faire obstacle au caractère difficilement réversible de la surélévation en cause, qui préjudicie aux conditions de jouissance des biens des requérants, celui-ci a ainsi, en l'occurrence, d'ores et déjà disparu. Il n'y a ainsi plus d'urgence à suspendre la décision contestée.
5. La requête doit dès lors être rejetée.
Sur les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la SCI Maregis, qui n'est pas la partie perdante, verse aux requérants quelque somme que ce soit sur ce fondement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers la somme que la SCI Maregis demande à ce titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la SCI Maregis au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de la " villa mon rêve ", à M. et Mme B, à M. D A, à M. F C, à M. et Mme E, à la commune de Marseille, et à la SCI Maregis.
Fait à Marseille, le 26 mai 2023
Le juge des référés,
signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026