mardi 13 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2304615 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistré les 16 mai et 12 juin 2023, M. O et Mme J K, M. L et Mme E B, M. A et Mme M C, M. N I, la SCI MJM, Mme G D, représentés par Me Guin, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté portant permis de construire n° PC 13 055 01409PO en date du 9 juin 2022 délivré par le maire de la commune de Marseille à M. H ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Marseille la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont intérêt à agir le projet de construction affectant directement leurs conditions d'occupation et de jouissance de leurs biens ;
- le recours est recevable, faute pour le pétitionnaire d'avoir procédé à un affichage régulier faisant courir les délais de recours ;
S'agissant de la condition d'urgence :
- le délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge de l'excès de pouvoir n'a pas commencé à courir, la condition d'urgence est présumée satisfaite et les travaux tendant à la mise en œuvre du projet ont d'ores et déjà commencé, sans être terminés ;
S'agissant de la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige :
- les dispositions de l'article A. 424-9 du code de l'urbanisme ont été méconnues, la mention de la surface de plancher mentionnée dans la décision en litige étant erronée ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en l'absence d'obtention d'un permis de démolir, alors que celui-ci est obligatoire en l'espèce ;
- il est insuffisant au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, la notice architecturale présentant très sommairement le parti pris pour assurer l'insertion dans son environnement du projet ;
- la surface de plancher prévue ne peut pas être vérifiée ;
- les dispositions de l'article L. 431-10 c) du code de l'urbanisme ont été méconnues, aucun document graphique ne permettant d'apprécier l'impact du projet sur les constructions avoisinantes ;
- les dispositions de l'article 4 applicable au secteur UCt 1 du PLU sont méconnues, la surface des terrasses et des places de stationnement n'ayant pas été intégrées dans le calcul de l'emprise ;
- les dispositions de l'article 6 applicable au secteur UCt 1 du PLU sont méconnues, la piscine étant située à moins de 6 m de la limite séparative avec la voie ;
- les dispositions de l'article 8 applicable au secteur UCt 1 du PLU sont méconnues, la piscine étant implantée à moins de 6 m de la construction ;
- la décision en litige méconnait le règlement des espaces verts protégés, en l'absence de précision sur le remplacement des végétaux supprimés, et la piscine étant à moins de 5 m du tronc d'un cyprès identifié comme arbre de haute tige
- la décision en litige méconnait les dispositions relatives aux secteurs situés en balcon remarquable, le projet ne respectant pas le gabarit des constructions avoisinantes ;
- les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme sont méconnues ;
- le pétitionnaire avait l'intention de tromper l'administration et la manœuvre est antérieure à l'obtention de l'autorisation, la fraude est ainsi constituée.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2023, la commune de Marseille, représentée par Me Mendès Constante, conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'il n'y a pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 juin 2023, M. H, représenté par Me Clavaud, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête au fond est tardive et ainsi irrecevable ;
- les requérants ne disposent pas d'un intérêt pour agir ;
- les dispositions de l'article R. 600-1 du code de justice administrative ont été méconnues ;
- l'urgence n'est pas constituée, les travaux étant quasiment achevés ;
- il n'y a pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige.
Vu :
- la requête au fond enregistrée sous le n° 2304614 par laquelle les requérants demandent l'annulation de l'arrêté en litige ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Salvage, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 juin 2023 à 14 heures, en présence de Mme Bouchut, greffière d'audience :
- le rapport de M. Salvage, juge des référés ;
- les observations de Me Guin, représentant les requérants, qui persiste dans ses écritures ;
- les observations de Me Mendès Constante, représentant la commune de Marseille , qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Claveau pour M. H, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 9 juin 2022, le maire de la commune de Marseille a délivré à M. H un permis de construire une habitation sur un terrain sis 3 allée des Alpilles. M. O et Mme J K, M. L et Mme E B, M. A et Mme M C, M. N I, la SCI MJM et Mme G D en demandent la suspension.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision "
3. En l'état des pièces du dossier, aucun moyen n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse. Par suite, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité de la requête, l'une des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, les requérants ne sont pas fondés à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 juin 2022 du maire de la Ville de Marseille.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Marseille, qui n'est pas la partie perdante, quelque somme que ce soit. Il n'y a en outre pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge des requérants la somme demandée par M. H au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme K et autres est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. H au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. O et Mme J K, premiers requérants nommés, à la commune de Marseille et à M. F H.
Fait à Marseille, le 13 juin 2023
Le juge des référés,
Signé
F. SALVAGE
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026