mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2305846 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2023, la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) Château L'Arc Resort, représentée par la SELARL Borel et Del Prete, agissant par Me Del Prete et Me Baillargeon, demande au juge des référés du Tribunal, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté interruptif de travaux pris à son encontre par la commune de Fuveau le 8 juin 2023 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fuveau une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sur la condition tenant au doute sérieux :
- en premier lieu, la commune a commis une erreur de fait en ce qu'elle a considéré que la société titulaire du permis d'aménager avait réalisé la voie d'accès au lotissement, laquelle n'a pas encore été créée et seule la voie de chantier a été créée pour permettre le commencement des travaux ;
- en second lieu la commune commet une erreur manifeste d'appréciation à l'égard du respect de la prescription de l'article 3 de l'autorisation de lotir dès lors que le lotisseur s'est rapproché à plusieurs reprises du département des Bouches-du-Rhône afin de satisfaire aux exigences de la circulation par la RD6 / avenue Perroy RD46b, que le Département a toujours été réticent à ce que l'accès au lotissement se fasse via la RD6 puisqu'il a émis le 1er août 2014 un avis défavorable et recommandait un accès par la RD 56 c ou la RD57 a, puis le 16 décembre 2014 n'a entériné que le seul accès au lotissement par la RD56c, que depuis 2022 la position de la direction des routes n'a pas varié et l'accès au RD6 par un raccordement au rond-point Favary est interdit, que l'accès du lotissement par la RD6 est en tout état de cause impossible dès lors que le PLU de la commune, approuvé le 27 février 2008, classe une partie du terrain d'emprise de cet accès via la RD6 en passant par le chemin Saint-Charles en zone inondable, que la réalisation d'un passage sous la voie ferrée tel que souhaité par le Département dans son avis du 1er août 2014 est impossible au regard des dispositions du PLU approuvé en 2008, qu'en outre, la voie d'accès via la RD6 ne peut être réalisée compte tenu de la bande de 75 mètres de part et d'autre de la RD6 ; ainsi que le prescrivait l'article 3 de l'autorisation de lotir, elle s'est bien rapprochée du département des Bouches-du-Rhône avant le commencement des travaux pour connaître ses exigences quant aux modalité d'accès par la RD6 et la capacité du giratoire à recevoir les véhicules résultant de l'opération ;
- sur la condition tenant à l'urgence : cette condition est satisfaite au regard de l'importance du projet pour le bénéficiaire, des conséquences financières dommageables de l'arrêté en litige et des risques en termes de sécurité publique dans l'hypothèse d'un report des travaux.
Par un mémoire, enregistré le 11 juillet 2023, la commune de Fuveau, représentée par la SCP Berenger Blanc Burtez-Doucède et associés, agissant par Me Burtez-Doucède, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la société requérante en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- aucune urgence n'est caractérisée en l'espèce puisque de multiples législations sont violées par la société requérante, ce que le procureur de la République est venu constater sur place et qui sera confirmé par les services de l'Etat ; les parcelles concernées et voisines du projet ont été déboisées sans respecter les demandes de défrichement et les travaux ne respectent pas les prescriptions émises dans l'arrêté de lotir ;
- sur l'absence de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté interruptif de travaux :
- concernant la prétendue erreur de fait, la société requérante soutient, en parfaite mauvaise foi, que ce serait la voie de chantier et non la voie du lotissement qui aurait été réalisée ; or, c'est précisément l'accès au lotissement prévu au dossier à l'article 3 qui n'a pas été réalisé ; ainsi, la desserte par une voie non prévue dans l'autorisation de lotir, contraire au projet qui a été accordé et à l'article 3 de l'autorisation de lotir, constitue une méconnaissance de l'autorisation délivrée ; aucune erreur de fait ne peut par suite être invoquée ;
- concernant la prétendue erreur manifeste d'appréciation commise par la commune, l'article 3 de l'autorisation de lotir prévoit une prescription impliquant un accès par la RD6 avant tout commencement de travaux, via le rond-point de la RD6 sans aucune autre alternative alors qu'aucune modification n'a eu lieu ; si la société requérante tente de démontrer que cet accès serait impossible, elle n'a jamais déposé de permis modificatif et elle ne peut, de manière arbitraire, décide de l'accès qu'elle souhaite alors que la commune et les autorités concernées doivent pouvoir contrôler un accès et une desserte suffisante, le directeur de l'urbanisme du département des Bouches-du-Rhône ayant confirmé le 9 juin 2023 que la prescription de l'article 3 n'était toujours pas respectée justifiant ainsi l'arrêté interruptif de travaux contesté ;
- les travaux en cause se révèlent non seulement non conformes avec les prescriptions de l'arrêté de lotir mais également, par voie de substitution de motif, au zonage N du PLU de la commune.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juillet 2023, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l'arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Fuveau au nom de l'Etat l'a été en concertation avec ses services et, en ce qui concerne les moyens invoqués au titre de l'urgence et du doute sérieux, renvoie aux écritures de la commune.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2305845 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Markarian, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 12 juillet 2023 à 14 heures, tenue en présence de M. Brémond, greffier d'audience, Mme Markarian a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Del Prete et Me Baillargeon, avocats de la SASU Château L'Arc Resort, qui reprennent leur argumentation,
- les observations de M. A pour le préfet des Bouches-du-Rhône,
- les observations de Me Reboul, substituant Me Burtez-Doucède, pour la commune de Fuveau, qui reprend également ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Vu la note en délibéré, enregistrée le 12 juillet 2023, présentée pour la SASU Château L'Arc Resort.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".".
2. La SASU Château L'Arc Resort est titulaire d'une autorisation de lotir délivrée le 5 août 2014 à la SCA de Château L'Arc, devenue définitive, portant sur la création d'un lotissement d'une surface de plancher de 35 000 m2 divisé en 48 lots et 5 macro-lots destinés à la création de 150 logements d'habitation. Le chantier a été ouvert le 7 juin 2022 et les travaux du lot 1 terrassement et réseaux divers ont été confiés à la société Eiffage au terme d'un contrat de travaux conclu le 3 février 2023 pour un montant de 14 M. d'euros. A la suite de la procédure contradictoire engagée le 16 février 2023 par le maire de Fuveau, et après l'établissement d'un procès-verbal constatant que les prescriptions de l'autorisation de lotir délivrée le 5 août 2014 n'étaient pas respectées, le maire de Fuveau a pris à l'encontre de la SASU Château L'Arc Resort, le 8 juin 2023, au nom de l'Etat, un arrêté ordonnant l'interruption des travaux, qui ont cessé le 12 juin suivant. La SASU Château L'Arc Resort demande au juge des référés du tribunal administratif de Marseille, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier objectivement et concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant et de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. La société Château l'Arc Resort, qui a été créée en mai 2022 spécifiquement pour réaliser cette opération de lotissement d'une surface de 35 000 m2 divisé en 48 lots et 5 macro-lots destinés à créer 150 logements, a conclu le 3 février 2023 avec la société Eiffage un marché de travaux portant sur les terrassements, la voirie et les réseaux divers pour un prix global et forfaitaire de 14 003 187 euros toutes taxes comprises. Elle soutient que l'arrêté en litige va entraîner un surcoût considérable en termes de moyens humains et matériels résultant de la démobilisation du matériel de chantier puis de leur remobilisation, ainsi que de l'immobilisation des équipes sur place, la société Eiffage estimant déjà, au vu de l'attestation produite par la société requérante, l'arrêt des travaux du 13 juin 2023 à la somme de 54 900 euros toutes taxes comprises. Compte tenu de l'importance de l'opération projetée pour son activité et du préjudice financier qu'elle subit du fait de l'interruption des travaux en cause, et alors que la commune de Fuveau se borne à invoquer l'absence de respect par la société requérante de ses demandes de défrichement sans assortir cette allégation d'autres précisions, l'arrêté en litige est susceptible de porter atteinte de manière grave et immédiate à la situation financière de la société requérante qui justifie ainsi de l'urgence à obtenir la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué ;
Sur l'existence d'un doute sérieux :
5. L'article L. 480-2 du code de l'urbanisme dispose que : " () Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux. () Dans le cas de constructions sans permis de construire ou d'aménagement sans permis d'aménager, ou de constructions ou d'aménagement poursuivis malgré une décision de la juridiction administrative suspendant le permis de construire ou le permis d'aménager, le maire prescrira par arrêté l'interruption des travaux ainsi que, le cas échéant, l'exécution, aux frais du constructeur, des mesures nécessaires à la sécurité des personnes ou des biens ; copie de l'arrêté du maire est transmise sans délai au ministère public () ".
6. L'arrêté en litige a été pris le 8 juin 2023 au motif " qu'aucun élément de la procédure contradictoire n'a pu satisfaire la levée des prescriptions de l'article 3 du permis d'aménager n° LT01304002L0003, à savoir qu'à ce jour la vérification de la capacité du carrefour giratoire RD6 / avenue Olivier Perroy RD46 b à recevoir les véhicules de l'opération n'a pas été réalisée et qu'aucune autre solution pour un accès à cette opération dans le cadre d'une autorisation d'urbanisme n'a été autorisée ".
7. Il résulte de l'instruction que l'arrêté de lotir a été délivré le 5 août 2014 en prescrivant à l'article 3, " qu'avant tout commencement de travaux, le lotisseur devra satisfaire aux exigences du conseil général concernant la vérification de la capacité du carrefour giratoire RD6 /avenue Olivier Perroy RD46 b à recevoir les véhicules de l'opération, la suppression de l'ancien accès existant à l'est de la voie ferrée ". En l'espèce, et alors que la direction des routes du département des Bouches-du-Rhône avait émis le 1er août 2014 un avis défavorable sur la voie d'accès au lotissement par le giratoire Favary RD6/RD46 b et sollicitait une étude de faisabilité tout en recommandant une deuxième voie de desserte du lotissement par l'est avec la RD 56 c ou par le sud avec la RD 57 a compte tenu de l'importance des surfaces hors œuvre nette créées, il résulte de l'instruction, notamment des pièces transmises par la société requérante, que cette dernière a ensuite transmis des éléments à la direction des routes, qui, par courrier du chef d'arrondissement du 16 décembre 2014 adressé au géomètre et mandataire de la SCEA de Château L'Arc, " a validé le principe d'aménagement d'un carrefour giratoire sur la RD56C avec le chemin de Saint-Charles pour desservir l'opération du lotissement de Château L'Arc " et invitait à poursuivre les études en réaxant le giratoire sur la RD56c. La société requérante établit que la SCEA de Château L'Arc a ensuite établi un plan topographique, deux projets de giratoires, un projet de tourne à gauche, un projet d'acquisition d'une emprise foncière susceptible d'accueillir ces aménagements. Par un courrier du 8 avril 2022, le chef d'arrondissement de la direction des routes a indiqué à la SCEA de Château L'Arc que " suite à leurs différentes rencontres et avis successifs " dans le cadre de la mise en œuvre du permis d'aménager en cause avec accès à la RD56c, et suite à l'étude de circulation qu'elle avait menée pour apprécier l'impact circulatoire généré par l'opération immobilière, aucun aménagement routier différent du carrefour en T existant et régulé par un panneau stop n'est nécessaire et justifié, un carrefour giratoire ou un carrefour plan de type tourne à gauche étant superfétatoire compte tenu des trafics sur le chemin Saint-Charles ajoutés au trafic existant sur la RD56c. En outre, la société requérante justifie avoir adressé au gestionnaire de la voie une demande d'autorisation avec le marquage au sol correspondant à ce qui lui était demandé.
8. De ce qui précède, et contrairement à la motivation de l'arrêté en litige, il résulte que la société requérante justifie que la capacité du carrefour giratoire RD6/RD46 b a fait l'objet d'une vérification puisque cet accès a été refusé par la direction des routes, qui a autorisé et validé une autre solution. En outre, et contrairement à ce qu'indique l'arrêté en litige, l'article 3 de l'autorisation de lotir ne prescrivait pas qu'une autre solution devait être autorisée dans le cadre d'une autorisation d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise par la commune de Fuveau est seul de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté interruptif de travaux du 8 juin 2023.
9. Pour justifier de la légalité de l'arrêté en litige, la commune de Fuveau invoque dans ses écritures un autre motif tiré de ce que les travaux en cause ayant justifié l'arrêté interruptif de travaux seraient non conformes au zonage N du PLU de la commune de Fuveau dès lors que toutes les parcelles sont aujourd'hui classées en zone naturelle. Toutefois, la commune de Fuveau ne précise pas de quelles parcelles elle fait état alors, au demeurant, que les travaux en cause faisant l'objet du lot n° 1 attribué à la société Eiffage portent sur les voies et réseaux divers du lotissement, que l'arrêté en litige concerne seulement la voie d'accès au lotissement nécessaire à sa desserte et que les voies figurent sur le plan de zonage produit à l'instance figurent en emplacement réservé pour voirie et équipement. Il en résulte que la substitution de motif ne peut être accueillie.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la société Château L'Arc Resort est fondée à demander la suspension de l'exécution de l'arrêté interruptif de travaux pris le 8 juin 2023 par le maire de Fuveau.
Sur les frais du litige :
11. Lorsqu'il exerce le pouvoir d'interruption des travaux qui lui est attribué par l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, cité au point 2, le maire agit en qualité d'autorité de l'Etat. Ainsi, la commune de Fuveau n'est pas partie à la présente instance au sens des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Fuveau la somme que la société Château l'Arc Resort demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. De même, elles font en tout état de cause obstacle ce que soit mise à la charge de la société Château l'Arc Resort la somme que la commune de Fuveau demande au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté interruptif de travaux du 8 juin 2023 est suspendue.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Fuveau sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Château l'Arc Resort et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône et à la commune de Fuveau.
Fait à Marseille, le 18 juillet 2023.
La juge des référés,
signé
G. Markarian
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026