mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2307723 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BTIHADI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 août 2023, M. A C, représenté par Me Btihadi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 juin 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté du 30 juin 2016 prononçant son expulsion du territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône d'abroger l'arrêté d'expulsion du 30 juin 2016 ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de la décision n'était pas compétent ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnait l'article L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que sa situation n'a pas fait l'objet du réexamen quinquennal par le préfet prévu par ces dispositions ;
- elle méconnait l'article L. 631-1 et L. 632-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue plus une menace grave à l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation, le maintien de l'arrêté d'expulsion étant disproportionné ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2024, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Delzangles a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant tunisien, a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion vers la Tunisie pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 30 juin 2016 au motif que sa présence sur le territoire français constituait une menace grave pour l'ordre public. Par un courrier du 7 août 2018, M. C a sollicité l'abrogation de cet arrêté. Après examen de sa demande sur le fondement de l'article L. 524-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande le 13 septembre 2018. Par un courrier du 2 mai 2023, l'intéressé a de nouveau sollicité l'abrogation de l'arrêté du 30 juin 2016 prononçant son expulsion du territoire français. Le préfet des Bouches-du-Rhône a rejeté sa demande le 19 juin 2023. M. C demande au tribunal l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. D B, directeur du service des migrations, de l'intégration et de la nationalité, titulaire d'une délégation de signature à l'effet de signer notamment les décisions, avis et arrêtés préfectoraux d'expulsion consentie par un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 16 mai 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de ce signataire ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui () constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision attaquée mentionne que la présence en France de M. C constitue toujours une menace pour l'ordre public dès lors que l'intéressé est revenu irrégulièrement sur le territoire français malgré l'arrêté d'expulsion prononcé à son encontre, qu'il a fait l'objet de nombreuses condamnations pour un quantum de peine de sept ans et deux mois, qu'il a récemment été placé en rétention administrative au centre du Canet à partir du 18 janvier 2023 et qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement forcé le 24 février 2023. La décision indique également, sur le fondement de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme, que le requérant ne démontre pas la réalité de sa vie de couple alléguée. Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni des mentions de la décision en litige, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle de M. C, au regard des éléments portés à sa connaissance, avant de rejeter la demande de l'intéressé. Par suite, ce moyen doit également être écarté.
6. En dernier lieu, d'une part aux termes de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut décider d'expulser un étranger lorsque sa présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, sous réserve des conditions propres aux étrangers mentionnés aux articles L. 631-2 et L. 631-3 ". Aux termes de l'article L. 632-3 du même code : " La décision d'expulsion peut à tout moment être abrogée ". En vertu de l'article L. 632-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il ne peut être fait droit à une demande d'abrogation d'une décision d'expulsion présentée plus de deux mois après la notification de cette décision que si le ressortissant étranger réside hors de France () ". Enfin, aux termes l'article L. 632-6 du même code : " Sans préjudice des dispositions des articles L. 632-3 et L. 632-4, les motifs de la décision d'expulsion donnent lieu à un réexamen tous les cinq ans à compter de sa date d'édiction. L'autorité compétente tient compte de l'évolution de la menace pour l'ordre public que constitue la présence de l'intéressé en France, les changements intervenus dans sa situation personnelle et familiale et des garanties de réinsertion professionnelle ou sociale qu'il présente, en vue de prononcer éventuellement l'abrogation de cette décision. L'étranger peut présenter des observations écrites. / A défaut de notification à l'intéressé d'une décision explicite d'abrogation dans un délai de deux mois, ce réexamen est réputé avoir conduit à une décision implicite de ne pas abroger. Cette décision est susceptible de recours. Le réexamen ne donne pas lieu à consultation de la commission mentionnée à l'article L. 632-1 ".
7. D'autre part, aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il résulte des dispositions de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que les infractions pénales commises par un étranger ne sauraient, à elles seules, justifier légalement une mesure d'expulsion et ne dispensent pas l'autorité compétente d'examiner, d'après l'ensemble des circonstances de l'affaire, si la présence de l'intéressé sur le territoire français est de nature à constituer une menace grave pour l'ordre public. Lorsque l'administration se fonde sur l'existence d'une telle menace pour prononcer l'expulsion d'un étranger, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les faits qu'elle invoque à cet égard sont de nature à justifier légalement sa décision.
9. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, lorsqu'il est saisi d'un moyen en ce sens à l'appui d'un recours dirigé contre le refus d'abroger une mesure d'expulsion, de rechercher si les faits sur lesquels l'autorité administrative s'est fondée pour estimer que la présence en France de l'intéressé constituait toujours, à la date à laquelle elle s'est prononcée, une menace pour l'ordre public, sont de nature à justifier légalement que la mesure d'expulsion ne soit pas abrogée, en tenant compte des changements intervenus dans sa situation personnelle et familiale et des garanties de réinsertion qu'il présente. Le juge de l'excès de pouvoir doit notamment examiner la situation de l'intéressé au regard des stipulations de l'article 8 et de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Tout d'abord, M. C soutient, à tort, que le préfet des Bouches-du-Rhône n'aurait pas procédé au réexamen de sa situation tous les cinq ans depuis l'arrêté d'expulsion adopté le 30 juin 2016, comme le prévoient les dispositions précitées de l'article L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors qu'il résulte des dispositions précitées que, à défaut de notification à l'intéressé d'une décision explicite d'abrogation, ce réexamen est réputé avoir conduit périodiquement à une décision implicite de ne pas abroger. Par suite, le moyen soulevé par le requérant doit être écarté.
11. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné pour dix infractions pénales commises entre 2012 et 2018 pour un quantum de peines s'élevant à sept ans et huit mois dont quatre avec sursis à savoir, le 13 septembre 2012 par le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains à quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour vol aggravé par ruse, effraction ou escalade et recel de biens provenant d'un vol, puis par le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence, le 7 février 2013, à six mois d'emprisonnement pour vol par effraction, le 18 février suivant, à deux ans d'emprisonnement pour rébellion, vol dans un local d'habitation et en réunion, le 13 septembre 2013 à huit mois d'emprisonnement pour vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation, le 7 novembre 2013 à un an d'emprisonnement pour vol avec effraction, le 8 janvier 2014 à un an d'emprisonnement pour dégradation ou détérioration du bien d'autrui, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et violence envers cette personne, le 6 mars 2014 à un an d'emprisonnement pour vol par ruse, effraction ou escalade et le 25 avril 2014 à quatre mois d'emprisonnement pour dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité ou à la décoration publique. En outre, il ressort des pièces du dossier que suite à l'arrêté d'expulsion pris par le préfet des Bouches-du-Rhône le 30 juin 2016, après avis favorable à son expulsion émis par la commission d'expulsion le 27 mai 2013, M. C a de nouveau été condamné le 10 mars 2017 par le tribunal correctionnel de Tarascon à quatre mois d'emprisonnement pour recel de bien provenant d'un délit puis le 7 mars 2018 par la cour d'appel d'Aix-en-Provence à six mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique. Il ressort également des pièces du dossier que M. C est revenu illégalement sur le territoire, dans des conditions indéterminées, en méconnaissance de l'arrêté d'expulsion exécutée le 25 mars 2019 à sa sortie de prison et qu'il a été placé au centre de rétention administrative du Canet à compter du 18 janvier 2023 avant d'être de nouveau éloigné vers la Tunisie le 24 février 2023, ces faits ayant un caractère récent à la date de la décision attaquée. Compte tenu de la gravité de ces agissements et de leur caractère répété, et alors même que, d'une part, est inopérante la circonstance dont se prévaut le requérant selon laquelle la majorité d'entre eux ferait l'objet d'une réhabilitation au sens des articles L. 133-12 et L. 133-13 du code pénal et que, d'autre part, les pièces produites par le requérant à fin de démontrer sa réinsertion sociale et professionnelle, qui sont antérieures à février 2019, ne permettent pas de s'assurer de l'absence de risque de récidive du requérant ni ne donnent des garanties de réinsertion sociale ou professionnelle, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
12. Enfin, M. C, qui ne réside plus en France à la date de la décision attaquée, déclare être entré sur le territoire en 2011. Il ressort des pièces du dossier qu'il a fait l'objet de deux mesures de réadmission en Italie les 19 juillet 2011 et 27 décembre 2011 puis d'une mesure portant obligation de quitter le territoire le 13 septembre 2012 et qu'il est retourné en Tunisie le 25 mars 2019. Il ressort également de son entretien mené le 2 février 2023 dans le cadre de sa demande d'asile que l'intéressé serait revenu en France en 2020 sans toutefois l'établir. Le requérant ne justifie pas résider en France de manière régulière. S'il se prévaut de sa relation avec une ressortissante française depuis 2020, du désir du couple de se marier et de fonder une famille, de témoignages de proches avec lesquels il aurait noué des relations amicales et fait état d'une promesse d'embauche, ces éléments sont insuffisants à démontrer que le requérant aurait transféré en France le centre de ses intérêts privées et familiaux, alors que M. C n'est pas dépourvu de toute attaches personnelles et familiales en Tunisie où il réside à la date de la décision attaquée et n'établit pas les craintes pour sa sécurité dont il fait état. Dans ces conditions, M. C, qui ne démontre aucun changement significatif intervenu dans sa situation personnelle et familiale depuis la mesure d'expulsion prise à son encontre par le préfet des Bouches-du-Rhône le 30 juin 2016 n'est pas fondé à soutenir que celui-ci aurait, en refusant d'abroger cet arrêté d'expulsion, commis une erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens des stipulations précitées de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par l'autorité administrative.
13. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 19 juin 2023 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d'abroger l'arrêté prononçant à son encontre l'expulsion du territoire français. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gonneau, président,
Mme Simeray, première conseillère,
Mme Delzangles, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
La rapporteure,
Signé
B. Delzangles
Le président,
Signé
P-Y. Gonneau La greffière,
Signé
A. Martinez
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026